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	<title>InterAction</title>
	<link>https://inter-action-aero.fr/</link>
	<description>Bienvenue sur le nouveau site InterAction
Vous &#234;tes bien chez InterAction. Nous avons migr&#233; notre ancien site chez Free &#224; cette nouvelle adresse.
Vous trouverez toutes les informations pour participer &#224; un stage de conception dans la rubrique Ev&#232;nements.
Comme sur le site d'origine, vous trouverez sur ce site de nombreuses ressources sur le savoir a&#233;rotechnique et l'association InterAction dans nos rubriques Ressources et R&#233;f&#233;rences.
Mais aussi, clairement expos&#233;s nos objectifs dans la rubrique Association !
Et enfin, comment adh&#233;rer pour soutenir le projet et b&#233;n&#233;ficier de l'acc&#232;s &#224; l'espace membre.
Contact par courriel en utilisant ce formulaire. Conception originale du site sur Free : Matthieu Barreau Version SPIP du site (refonte): Julien Falconnet Logo : Thibaut Cammermans Fonds d'&#233;crans d'apr&#232;s le livre : &#034;les avions Caudrons-Renault&#034; de E. Mihaly &amp; J. Robinson. </description>
	<language>fr</language>
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		<title>InterAction</title>
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		<title>Laminarit&#233; et aviation l&#233;g&#232;re (partie 2)</title>
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		<dc:creator>Interaction</dc:creator>



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&lt;p&gt;(Deuxi&#232;me partie) Alain BUGEAU A&#233;rodynamicien chez Dassault &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet article est la deuxi&#232;me partie d'un dossier sur le concept d'&#233;coulement laminaire en aviation l&#233;g&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
* Les moyens d'essais utilisables en vol et en soufflerie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme dans bien des branches de la technique le concepteur aime se rassurer et v&#233;rifier exp&#233;rimentalement ce qu'il a calcul&#233; ou tout du moins esp&#233;r&#233;. Dans le cas des &#233;coulements laminaires, plusieurs techniques sont actuellement utilis&#233;es aussi bien lors (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(Deuxi&#232;me partie)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Alain BUGEAU&lt;br class='autobr' /&gt;
A&#233;rodynamicien chez Dassault&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article est la deuxi&#232;me partie d'un dossier sur le concept d'&#233;coulement laminaire en aviation l&#233;g&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Les-moyens-d-essais-utilisables-en-vol-et-en-soufflerie&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Les-moyens-d-essais-utilisables-en-vol-et-en-soufflerie'&gt;* Les moyens d'essais utilisables en vol et en soufflerie.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme dans bien des branches de la technique le concepteur aime se rassurer et v&#233;rifier exp&#233;rimentalement ce qu'il a calcul&#233; ou tout du moins esp&#233;r&#233;. Dans le cas des &#233;coulements laminaires, plusieurs techniques sont actuellement utilis&#233;es aussi bien lors d'exp&#233;rimentations au sol (en soufflerie) qu'en vol, avec dans ce dernier cas quelques pr&#233;cautions suppl&#233;mentaires. Toutes ces techniques sont bas&#233;es sur les particularit&#233;s des grandeurs physiques de l'&#233;coulement qui &#233;voluent plus ou moins rapidement lors du passage laminaire-turbulent (voir &#034;Laminarit&#233; et aviation l&#233;g&#232;re&#034;, premi&#232;re partie, figures 3-1 et 3-2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re d'entre elles, &#233;galement la plus ancienne, est une technique de sublimation consistant &#224; recouvrir la surface &#224; &#233;tudier avec un film solide mince : un constituant chimique d&#233;pos&#233; par vaporisation. La substance chimique la plus utilis&#233;e pour ces applications est l'ac&#233;napht&#232;ne, mais d'autres constituants sont aussi appropri&#233;s (naphtal&#232;ne, fluor&#232;ne). Le traitement sur la surface a&#233;rodynamique consiste &#224; vaporiser un m&#233;lange constitu&#233; de l'un des corps chimiques pr&#233;c&#233;demment cit&#233;s et d'un solvant tel que l'ac&#233;tone ou bien le trichlor&#233;thyl&#232;ne. Cette solution est vaporis&#233;e par air comprim&#233;. Il est n&#233;cessaire que le solvant soit presque compl&#232;tement &#233;vapor&#233; avant que la solution ait le temps de mouiller la surface, laissant alors un rev&#234;tement solide d'apparence blanc mat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de visualisation de la transition est le suivant : d&#233;s ,que l'&#233;coulement s'installe sur la surface trait&#233;e, la couche solide est soumise &#224; l'action de la contrainte de cisaillement pari&#233;tale qui est bien plus &#233;lev&#233;e dans la partie turbulente et provoque &#034;l'arrachement&#034; du film d'ac&#233;napht&#232;ne. La partie turbulente voit donc son film solide se sublimer bien avant la partie laminaire qui reste recouverte du rev&#234;tement blanc.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1361 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/a25ea8ea5233459923e1bbc0ac549960.png?1361/00419c939764274fe4cb0a9141ccdc2a48ced3e1cb38404efec0620453c4254b&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH243/00419c939764274f-20bb8d03-f44b4.png?1747761877' width='400' height='243' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le temps de sublimation du rev&#234;tement d'ac&#233;napht&#232;ne est variable, suivant la temp&#233;rature, la vitesse de l'&#233;coulement, mais reste suffisant dans le cas du vol pour permettre le d&#233;collage, la mont&#233;e, la descente et l'atterrissage sans alt&#233;rer le r&#233;sultat &#034;d&#233;velopp&#233;&#034; pendant le vol stabilis&#233; aux conditions d'essais (Reynolds, vitesse et coefficient de portance donc incidence - voir le sch&#233;ma de principe sur la figure 21 ci-contre).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1362 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/a555505a63e3847c77f5e24d79da46ec.png?1362/422305bfce3107a4a6355cde24675af3cee99fac798f72ffad0f5eba27fd90f5&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH304/422305bfce3107a4-a2734d7d-ad67d.png?1747761877' width='400' height='304' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me ne se pose &#233;videmment pas en soufflerie o&#249; les conditions d'essais choisies sont constantes durant tout le temps n&#233;cessaire &#224; la sublimation du film. Ce proc&#233;d&#233;, en vol comme en soufflerie, a un inconv&#233;nient, c'est que l'image de la transition correspond seulement au cas d'essai et pour chaque nouvelle condition (Re, Cz, ... etc), il faut recommencer le traitement. Mais il a aussi un avantage, dans le cas du vol car, une fois revenu au sol, l'exp&#233;rimentateur a tout son temps pour examiner les r&#233;sultats, photographier les fronts de transition sans avoir &#224; voler en patrouille avec un avion &#034;observateur&#034; &#224; ses c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1363 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/2975c1bc46b6aa2c2e5699a73f65a141.png?1363/e10e95a7d7c57ad47a815c813b3c484c5da7f25ea0846040d1524cea928a37df&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH523/e10e95a7d7c57ad4-3ac15b67-e38e0.png?1747880411' width='500' height='523' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me m&#233;thode utilise une solution liquide compos&#233;e d'huile et de pigments color&#233;s pour visualiser la nature de l'&#233;coulement. Cette technique est quelque peu diff&#233;rente de celle utilisant l'ac&#233;napht&#232;ne. L'huile pigment&#233;e est appliqu&#233;e au pinceau sur la surface &#224; &#233;tudier. L'avion d&#233;colle et se positionne aux conditions d'essais choisies. Le film color&#233; par les pigments, film liquide cette fois, s'&#233;coule dans le sens de l'&#233;coulement selon sa viscosit&#233; et la temp&#233;rature, mais beaucoup plus rapidement dans la zone turbulente o&#249; la contrainte de frottement pari&#233;tale - toujours elle - est la plus importante. La zone laminaire appara&#238;t plus color&#233;e (en plus fonc&#233; ou en plus clair suivant les pigments utilis&#233;s et la couleur du rev&#234;tement de l'avion) du fait de la plus grande &#233;paisseur du film d'huile (Fig. 22). A la diff&#233;rence des visualisations &#224; l'ac&#233;napht&#232;ne, cette technique permet de faire plusieurs conditions d'essais au cours d'un m&#234;me vol si l'&#233;paisseur du film d'huile au d&#233;part est suffisante. Par contre, il est n&#233;cessaire de disposer d'un avion accompagnateur (&#034;chase airplane&#034;) pour r&#233;aliser des photographies ou des films vid&#233;o des lignes de transition observ&#233;es. Une photographie, prise au sol, montre le r&#233;sultat d'une &#034;visu&#034; &#224; l'huile sur la voilure du planeur am&#233;ricain Genesis 1. La zone laminaire apparait en plus fonc&#233;e, tandis que la zone de transition est mat&#233;rialis&#233;e par une petite zone en tr&#232;s fonc&#233; (bulbe de d&#233;collement laminaire : zone de recirculation et donc d'accumulation d'huile et de pigments augmentant le contraste sur la photo - Fig. 23).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;langes utilis&#233;s se composent g&#233;n&#233;ralement d'huile de lubrification automobile de type Mobil 1 et de pigments : oxyde ferrique FeO2, de couleur fonc&#233;e, ou bien des oxydes de titane TiO2, de couleur claire, pour contraster avec un rev&#234;tement sombre. Cette technique, simple &#224; mettre en oeuvre (pas de compresseur d'air comme pour le film d'ac&#233;napht&#232;ne) et peu co&#251;teuse, est particuli&#232;rement bien adapt&#233;e au constructeur amateur qui peut l'utiliser sans probl&#232;me particulier. Elle demande juste du soin et de la m&#233;thode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des publications sp&#233;cialis&#233;es concernant ces m&#233;thodes sont r&#233;pertori&#233;es dans la liste des r&#233;f&#233;rences (n&#176;5 et 6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me technique repose sur l'utilisation d'un type de capteur appel&#233; &#034;film chaud&#034;. Ce type de capteur est constitu&#233; d'un petit timbre tr&#232;s mince (0,05 mm d'&#233;paisseur), portant un &#233;l&#233;ment sensible constitu&#233; d'un fil de nickel chauff&#233; et maintenu &#224; temp&#233;rature constante par une &#233;lectronique de r&#233;gulation. Le principe repose sur le fait que le coefficient de convection thermique est plus important dans la couche limite turbulente. Un film chaud produira donc un signal de tension proportionnel au refroidissement local sur la surface a&#233;rodynamique de la forme E(t) = E + e'(t), avec E valeur moyenne et e'(t), fluctuation de la tension (fluctuation du flux de convection, fluctuation de contrainte pari&#233;tale en passant par un &#233;talonnage). Cette fluctuation e'(t), trac&#233;e en fonction du temps, permet de qualifier la nature de la couche limite, un exemple de l'&#233;volution temporelle de cette fluctuation enregistr&#233;e en vol a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e sur la figure 3-3.&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Les-contraintes-de-realisation-et-de-fabrication-contraintes-d-utilisation&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Les-contraintes-de-realisation-et-de-fabrication-contraintes-d-utilisation'&gt;* Les contraintes de r&#233;alisation et de fabrication, contraintes d'utilisation.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats pr&#233;sent&#233;s jusqu'&#224; maintenant, sur les plans porteurs ou les fuselages, ne font pas appara&#238;tre de contraintes particuli&#232;res concernant la qualit&#233; des surfaces calcul&#233;es ou essay&#233;es. Pour les corps &#233;tudi&#233;s en soufflerie, les profils et fuselages pr&#233;sentent un &#233;tat de surface s'apparentant au &#034;poli a&#233;rodynamique&#034;, concept &#233;tablissant que si la rugosit&#233; r&#233;partie sur la surface consid&#233;r&#233;e est de hauteur inf&#233;rieure &#224; un certain pourcentage de l'&#233;paisseur de couche limite, cette rugosit&#233; ne va pas d&#233;stabiliser la couche limite (laminaire) et la faire transitionner par la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout se passe comme si la plaque plane, le profil, la surface du fuselage &#233;taient totalement lisses. Pour les r&#233;sultats de calculs pr&#233;sent&#233;s, soit la rugosit&#233; &#233;tait nulle, soit elle &#233;tait de tr&#232;s faible hauteur (de l'ordre de quelques microns). Une asp&#233;rit&#233; de hauteur &#034;h&#034; a d'autant moins d'effet sur la couche limite qu'elle est dispos&#233;e loin de l'origine (bord d'attaque du profil par exemple), car l'&#233;paisseur de couche limite croit avec la distance &#224; l'origine (bord d'attaque du profil par exemple), mais le rapport &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$\mathbf{\frac{d}{x} = \frac{4.92}{\sqrt{Re}}}$&lt;/span&gt; en laminaire (&#233;paisseur de la couche limite rapport&#233;e &#224; la distance consid&#233;r&#233;e) &#233;tant inversement proportionnel &#224; &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$\mathbf{\sqrt{Re}}$&lt;/span&gt;, plus le nombre de Reynolds Re sera grand (plus la vitesse de l'&#233;coulement sera grande pour une m&#234;me position x) et plus cette asp&#233;rit&#233; se rapprochera de l'asp&#233;rit&#233; critique qui fait transitionner. On peut consid&#233;rer que c'est l'apparition d'un sillage, avec &#233;mission de tourbillons derri&#232;re la rugosit&#233; assimil&#233;e &#224; un cylindre vertical, qui d&#233;clenche l'instabilit&#233; dans la couche limite. La hauteur &#034;h&#034; de la rugosit&#233; critique peut &#234;tre calcul&#233;e en utilisant la formule empirique suivante &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$h/x &lt; 12,3.(Rx)^{-3/4}$&lt;/span&gt; (formule valable en &#233;coulement laminaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une application num&#233;rique simple sur plaque plane permet de se rendre compte des ordres de grandeur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$Vinf = 90 m/s$&lt;/span&gt;, &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$x = 0,2 m$&lt;/span&gt;, viscosit&#233; cin&#233;matique de l'air : &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$n = 14,5 .10^6$&lt;/span&gt; ces valeurs conduisent &#224; un nombre de Reynolds &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$Re = V.L/n =1,24.10^6$&lt;/span&gt; ,&lt;br class='autobr' /&gt; h rugosit&#233;=&lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$0,2.12,3.(1,24.10^6)^{-3/4}$&lt;/span&gt;= 0,066 mm.&lt;br class='autobr' /&gt; si on r&#233;duit la vitesse &#224; 50 m/s, pour la m&#234;me distance &#034;x&#034;, la hauteur de rugosit&#233; critique est plus grande : h = 0,1 mm&lt;br class='autobr' /&gt; mais si la distance au bord d'attaque diminue, x = 0,05 m, pour la m&#234;me vitesse 50 m/s, alors la hauteur critique diminue et devient h = 0,072 mm.&lt;br class='autobr' /&gt; cette hauteur d'asp&#233;rit&#233; critique devient encore plus petite h = 0,046 mm si la vitesse augmente de nouveau &#224; 90 m/s (&#233;paisseur de la couche limite diminuant avec Re).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc retenir en conclusion de cette &#233;tude de sensibilit&#233; que plus &#034;on va vite&#034;, et plus on se rapproche du bord d'attaque, plus l'&#233;tat de surface est important. Un autre type d'imperfection de surface, s'opposant au maintien de l'&#233;coulement laminaire, est constitu&#233; par le d&#233;faut de type ondulation (vaguelette). Au d&#233;but des essais des premiers profils laminaires, les exp&#233;rimentations r&#233;alis&#233;es alors sur des cellules d'avion construites en alliage d'aluminium rivet&#233; men&#232;rent &#224; la constatation que le niveau de qualit&#233; de surface requis ne pouvait pas &#234;tre atteint sur les appareils de production (essais du P-51 Mustang par le Naca). De nos jours les mat&#233;riaux modernes et l'apparition de techniques nouvelles offrent la possibilit&#233; de fabriquer des surfaces a&#233;rodynamiques de tr&#232;s bonne qualit&#233; avec des ondulations de faible amplitude et de tr&#232;s petites valeurs de rugosit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les principales techniques employ&#233;es aujourd'hui, offrant ce potentiel, consistent en la fabrication de panneaux usin&#233;s dans la masse (usinage en commande num&#233;rique), en l'utilisation de mat&#233;riaux composites et de structures en alliage d'aluminium coll&#233; sur nervures, ou raidisseurs en mousse. Seules les deux derni&#232;res techniques sont envisageables pour la construction amateur ou la construction d'avions l&#233;gers industriels. Plusieurs crit&#232;res concernant les ondulations de surface ont &#233;t&#233; propos&#233;s dans les publications de la Nasa et leurs applications sont parfois d&#233;licates. N&#233;anmoins, un crit&#232;re propos&#233; par M. Carmichael (R&#233;f. n&#176;7) permet de chiffrer la hauteur relative d'ondulation critique maximun ne d&#233;stabilisant pas la couche limite sur une surface donn&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1364 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/c58eda076758f0c160884f72f2bcfd6c.png?1364/a1432b6327901ba7e110d963748ce13a2920b55d998d82c5d1a3eff705f280a0&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH442/a1432b6327901ba7-dd0d2955-44153.png?1747761877' width='400' height='442' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$\mathbf{\frac{h}{\lambda}=\sqrt{ \frac{59000.C.cos\Phi^2}{\lambda Rc^{1.5}}}}$&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;avec, h : hauteur cr&#234;te &#224; cr&#234;te de l'ondulation,&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$\lambda$&lt;/span&gt; la longueur d'onde (voir Fig. 24).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$\Phi$&lt;/span&gt; l'angle de fl&#232;che de bord d'attaque et&lt;br class='autobr' /&gt;
Rc le nombre de Reynolds calcul&#233; sur la corde de r&#233;f&#233;rence &#034;c&#034; et la vitesse &#224; l'infini amont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La figure 24 montre un exemple d'application de ce crit&#232;re pour un avion d'affaires. On note l'&#233;volution parabolique de l'amplitude d'ondulation avec la longueur d'onde et l'influence de la fl&#232;che. Cette relation est valable pour une ondulation dispos&#233;e dans le sens des cordes de profil. Plusieurs ondulations successives n&#233;cessitent des coefficients correcteurs qui ne sont pas pr&#233;sent&#233;s dans cet article.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1365 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/49f60371052c37b93103c5e3b8889c27.png?1365/7b06d914f92718362a8cd82d9b9db299c614432ef39af53712483fdc37a1a050&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH348/7b06d914f9271836-fa702bd4-c2a9d.png?1747761877' width='500' height='348' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 25 pr&#233;sente une comparaison effectu&#233;e entre des ondulations admissibles, utilisant ce dernier crit&#232;re, et des ondulations mesur&#233;es sur les surfaces portantes (ailes, canards, empennages, winglets) de diff&#233;rents appareils de construction amateur ou industrielle. Cette comparaison est bas&#233;e sur un longueur d'onde de deux pouces (50,8 mm), et l'on peut voir sur cette derni&#232;re figure qu'il n'y a pas d'ondulation exc&#233;dant la valeur critique empirique. Le crit&#232;re ayant &#233;t&#233; &#233;tabli pour des vitesses max et &#224; basse altitude, les ondulations critiques &#224; ne pas d&#233;passer seront sensiblement plus grandes pour des nombres de Reynolds correspondant &#224; la croisi&#232;re &#224; plus haute altitude (application de la formule ci-dessus)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1366 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/5de556b1ec182dd6625abd5782db6891.png?1366/6be87b6dd3b57111e5011fd22c0af8101fe42d798cf84efdad953b727cee1767&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH363/6be87b6dd3b57111-e13f7bf9-5612d.png?1747880411' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 26 pr&#233;sente des mesures d'ondulation effectu&#233;es sur la voilure du Bellanca Skyrocket. La diff&#233;rence entre la courbe liss&#233;e (trait pointill&#233;) et la courbe brute (trait plein) donne l'amplitude d'ondulation toujours sur une longueur de 50,8 mm. La plus grande valeur trouv&#233;e est de l'ordre de 0,015 pouce (h = 0,38 mm), pr&#232;s du bord d'attaque et correspond sensiblement au joint des demi-coques composites entre intrados et extrados. Les autres valeurs relev&#233;es sont bien plus faibles (h = 0,05 mm). Les surfaces de cet avion n'ont pas fait l'objet d'un traitement particulier lors de ces essais (remplissage, pon&#231;age et ainsi de suite), les mesures et visualisations effectu&#233;es &#224; l'ac&#233;napht&#232;ne ont &#233;t&#233; effectu&#233;es sur un avion &#034;sortant pratiquement de moule&#034;. Cette derni&#232;re remarque montre que les m&#233;thodes de fabrication modernes (ici pour les mat&#233;riaux composites) sont satisfaisantes vis-&#224;-vis des exigences laminaires.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1367 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/a7c42bc79c2b881939dda0fd90a4e8ec.png?1367/48a8d20c26e654da9f212f319c153485a6d74d831edca7c84e3f3d4b8459bee1&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH227/48a8d20c26e654da-79cd5e41-e04a7.png?1747761877' width='400' height='227' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un autre type d'imperfection de surface fr&#233;quemment r&#233;pandu sur les avions l&#233;gers (ou m&#234;me plus gros !) est le d&#233;faut de type marche&#034; (ou rainure), caract&#233;ris&#233; essentiellement par une hauteur de d&#233;saffleurement et qui malheureusement pullule de fa&#231;on pratiquement incontournable sur les surfaces a&#233;rodynamiques (portes de visite, joint de verri&#232;re, trappes de train, bouchons de r&#233;servoir, ... etc). La figure 27 montre les caract&#233;ristiques sch&#233;matiques d'un &#233;coulement laminaire avec d&#233;collement au passage d'une marche. Les deux bulbes de d&#233;collement laminaire, avant et apr&#232;s la marche, peuvent produire des instabilit&#233;s au-dessus et apr&#232;s ces deux bulbes. Un crit&#232;re a &#233;t&#233; &#233;tabli pour d&#233;terminer la hauteur de marche critique. Il consiste &#224; calculer un nombre de Reynolds en prenant comme longueur la hauteur de marche ou la largeur de la rainure, et comme vitesse la valeur &#034;infini amont&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1368 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/201b715a8445b40a449af35a0bd18656.png?1368/65592f572e8a0201c5d644c9c1bc807deaacc9326a762d029f45f1f827f253ad&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH246/65592f572e8a0201-8ff2faae-d37bd.png?1747761877' width='400' height='246' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;sultats obtenus sont pr&#233;sent&#233;s sur la figure 28. Trois formes de marche n'ont pu &#234;tre quantifi&#233;es. Par contre, il est int&#233;ressant de noter l'influence de l'arrondi sur la valeur du nombre de Reynolds critique. Des essais en vol utilisant le banc d'essais T34-C (avion de la Nasa &#233;quip&#233; d'un &#034;gant laminaire&#034;,, dispos&#233; entre deux plaques de garde - cf. Fig. 29) ont permis de confirmer les valeurs de la figure 28.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1369 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/833d40035a65e2f48fd484b12585271f.png?1369/52102e72751d740e82735fc3700208705b6933881c729ade821ce7aa0164939b&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH332/52102e72751d740e-9120d9ae-12382.png?1747880411' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les marches ont &#233;t&#233; simul&#233;es par des bandes adh&#233;sives de m&#234;me hauteur (h = 0,027 inch = 0,685 mm) mais avec des bords d'attaque diff&#233;rents comme indiqu&#233; sur la figure 30. Ces bandes ont &#233;t&#233; dispos&#233;es &#224; l'intrados du gant laminaire (5% des cordes), l&#224; o&#249; le gradient de pression est le plus faible et o&#249; l'on ne b&#233;n&#233;ficie pas du plus grand amortissement des perturbations (Fig. 30).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1370 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/9c2a8212fff462d9e8287d13b433ee68.png?1370/03a8f92ec1a506c0693e4176327562038231af1746b0499d4bd1bfc150079fa7&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH364/03a8f92ec1a506c0-889ad757-82249.png?1747761877' width='400' height='364' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La vitesse de vol a &#233;t&#233; choisie pour obtenir un nombre de Reynolds calcul&#233; sur la hauteur de la bande adh&#233;sive exc&#233;dant sensiblement la valeur d&#233;termin&#233;e auparavant. La valeur Reh = 2720, sup&#233;rieure de 50% &#224; celle d&#233;j&#224; exp&#233;riment&#233;e, a &#233;t&#233; retenue et la transition a &#233;t&#233; obtenue pratiquement sur le bord d'attaque &#224; profil carr&#233;, par contre la transition a &#233;t&#233; obtenue environ 600 mm en aval pour la bande arrondie (visualisations &#224; l'ac&#233;napht&#232;ne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;sultat tr&#232;s conservateur, la transition &#233;tant obtenue bien en aval pour une valeur donn&#233;e de Reh critique (nombre de Reynolds calcul&#233; sur la hauteur de la marche &#034;h&#034;) doit permettre au concepteur de d&#233;terminer avec une marge suffisante les hauteurs de d&#233;saffleurement admissibles sur les surfaces &#224; potentiel laminaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1371 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/c331b809a2f12dcb7b7d4821fc9ebd71.png?1371/579a28500f4c36abf30dbf36f51e76bc3fe44132d478db18d044def9703ba126&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH347/579a28500f4c36ab-9ee7e6fd-4fc23.png?1747761878' width='400' height='347' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous venons de voir les trois types d'imperfection de surface les plus r&#233;pandus, pouvant intervenir sur le point de transition : rugosit&#233;, ondulation, et d&#233;saffleurement de type marche ou rainure. Avant d'aborder l'influence des &#034;&#233;l&#233;ments ext&#233;rieurs&#034;, il reste &#224; dire quelques mots sur le respect de la forme fabriqu&#233;e comparativement au dessin de d&#233;part (profil th&#233;orique par exemple). l'&#233;paississement du bord de fuite d'un profil pour des raisons de fabrication (bord de fuite th&#233;orique d'&#233;paisseur nulle), s'il est effectu&#233; progressivement, ne change pas sensiblement les r&#233;partitions de pression, mais il est toutefois conseill&#233; d'effectuer cette modification &#224; l'intrados. Par contre, toute modification locale touchant la pente et/ou la courbure peut apporter des modifications assez cons&#233;quentes aux r&#233;partitions de pression et aux points de transition. La figure 31 montre une comparaison obtenue entre des r&#233;partitions de pression calcul&#233;es sur le profil th&#233;orique de base Naca 63 115, celles mesur&#233;es en vol du m&#234;me profil &#233;quipant le Bellanca Skyrocket, et celles calcul&#233;es &#224; partir du profil r&#233;el de cet avion utilis&#233; aussi comme banc d'essai volant par une &#233;quipe de la Nasa.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/d3b6dd362360117250c0e90fbad6f04f.png?1372/c53e64c84f4e52dc0ebef1171409415192ec4d1350cd4674cb56928b345178e7&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L456xH600/c53e64c84f4e52dc-863866cf-56119.png?1747761878' width='456' height='600' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On constate une l&#233;g&#232;re diff&#233;rence dans la r&#233;partition de pression &#224; l'extrados, le profil r&#233;el (celui qui vole) accusant une recompression plus marqu&#233;e vers 50% de la corde, sans affecter sensiblement dans ce cas particulier la position de la transition. Un autre exemple, concernant les probl&#232;mes de fabrication, est pr&#233;sent&#233; sur la figure 32. Il s'agit de la comparaison de courbes unitaires de portance obtenues sur deux maquettes d'un avion l&#233;ger monomoteur. La premi&#232;re maquette &#224; &#233;t&#233; fabriqu&#233;e en mousse rev&#234;tue de tissus de verre, enduite et ponc&#233;e (technologie Rutan). Par contre, la deuxi&#232;me a &#233;t&#233; usin&#233;e dans la masse (bloc de dural) en commande num&#233;rique. Les maquettes, &#224; deux &#233;chelles diff&#233;rentes, ont &#233;t&#233; souffl&#233;es pratiquement au m&#234;me nombre de Reynolds dans deux installations diff&#233;rentes (Re calcul&#233; sur la corde moyenne, voisin de 500.000). La maquette en composite montre que le d&#233;collement de bord de fuite appara&#238;t assez t&#244;t vers une incidence de 9&#176; avec une cassure de la pente de portance tr&#232;s marqu&#233;e, et on ne retrouve pas l'allure du d&#233;crochage relativement doux, caract&#233;risant les profils Naca 747A315 et 415 &#233;quipant les voilures de ces maquettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, la courbe de portance - Cz = f(alpha) - de la maquette &#034;commande num&#233;rique&#034;, essay&#233;e dans une soufflerie du Centre d'essais a&#233;ronautiques de Toulouse (CEAT), pr&#233;sente un comportement assez voisin des r&#233;sultats en 2D auquel on peut s'attendre, bien que les nombres de Reynolds &#034;soufflerie&#034; et &#034;catalogue Naca&#034; soient diff&#233;rents. Cet exemple montre bien l'importance d'une r&#233;alisation pr&#233;cise des profils laminaires afin d'obtenir les r&#233;sultats pr&#233;vus en dehors des incidences usuelles d'optimisation. Il faut noter toutefois que la technique des moules perdus semble satisfaisante pour la construction de profils d'ailes &#224; l'&#233;chelle grandeur, la m&#234;me pr&#233;cision absolue entra&#238;nant des &#233;carts relatifs plus faibles. Il convient d'&#234;tre malgr&#233; tout tr&#232;s soigneux dans le respect des cotes th&#233;oriques de profils laminaires &#224; ma&#238;tre couple recul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1373 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/1bb79f5b29d0350bb6a5b748f3c974ee.png?1373/5e5271afee9f17922b33a1bac3f22e58c580facbfacbcfe7cf9e9f67402ccd7c&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH453/5e5271afee9f1792-ef448f0b-86840.png?1747880411' width='500' height='453' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux autres facteurs menacent encore la stabilit&#233; de la couche limite laminaire. Il s'agit des insectes impactant le bord d'attaque de l'aile et de la pluie. La pr&#233;sence d'insectes &#233;cras&#233;s sur le bord d'attaque peut &#234;tre assimil&#233;e &#224; des rugosit&#233;s discr&#232;tes et peut &#234;tre &#233;tudi&#233;e en utilisant &#224; nouveau la notion de hauteur critique. Encore une fois, le Skyrocket de la Nasa a &#233;t&#233; mis &#224; contribution en effectuant un vol de deux heures dans des conditions propices au ramassage d'insectes : hauteur de vol de l'ordre de 150 m/sol, atmosph&#232;re chaude et humide du mois de mars au-dessus d'une zone mar&#233;cageuse de la Virginie. La figure 33 montre la &#034;r&#233;colte&#034; obtenue sur l'aile droite de l'avion, tous les impacts d'insectes &#233;tant rassembl&#233;s dans la m&#234;me section. Seulement 25% des &#034;insectes-rugosit&#233;s&#034; &#233;taient de hauteur critique, et caus&#232;rent une transition (&#034;visu&#034; &#224; l'ac&#233;napht&#232;ne).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/7a4ee8a59b70209279895af5ebad8833.png?1374/e941d49939c9503d0106c67c6b75e699fd1207d3c0b2c5dc4b8d2390daf60430&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH471/e941d49939c9503d-b7a82c5e-d4306.png?1747761878' width='400' height='471' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux courbes &#034;enveloppe des hauteurs critiques de rugosit&#233;&#034; ont &#233;t&#233; trac&#233;es sur le profil pour deux altitudes de vol (Z = 0 ft et Z = 25.000 ft). La hauteur critique admissible en altitude est plus grande, car elle correspond &#224; un nombre de Reynolds plus petit, r&#233;sultat d&#233;j&#224; &#233;nonc&#233; au d&#233;but de ce paragraphe. A haute altitude, seulement six insectes (soit 9% du total) d&#233;clenchent la transition. Si apr&#232;s le d&#233;collage, on ne peut &#233;chapper &#224; la collecte des rugosit&#233;s (par passage dans les basses couches), la mont&#233;e en niveau permettra de diminuer les d&#233;clenchements de transition et de diminuer la perte de performance difficile &#224; &#233;valuer dans ce cas. Pour un avion l&#233;ger (a&#233;ro-club ou particulier), il est bien s&#251;r envisageable de nettoyer les bords d'attaque des ailes d&#232;s le retour au sol. Si l'on admet qu'une contamination d'insectes peut d&#233;grader sensiblement les performances d'un avion, la probabilit&#233; d'un niveau important de contamination reste malgr&#233; tout faible pour de nombreuses combinaisons de lieu, de p&#233;riode dans le jour, de mois dans l'ann&#233;e, du type de profil d'aile mont&#233; sur la voilure, et enfin du profil de la mission.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/cf9f4d92ee21e0a9db4e2c02a5bc707c.png?1375/0e4d9b711a2f4834f4b97f157076019c52afb85495f8e24181b211118dfe4677&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH425/0e4d9b711a2f4834-9b47cb67-59ddf.png?1747761878' width='400' height='425' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'effet de la pluie tombant sur un profil laminaire a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; au MIT (R&#233;f. N&#176;8) sur un profil Wortmann FX-67-Kl7O, le nombre de Reynolds calcul&#233; sur la corde est de 350.000, et la pr&#233;cipitation r&#233;alis&#233;e en soufflerie est de 440 mm d'eau par heure. Ce profil a &#233;t&#233; souffl&#233; avec trois types diff&#233;rents de rev&#234;tement pour simuler une &#034;mouillabilit&#233; variable&#034;. Une surface &#034;mouillable&#034; voit le liquide s'&#233;taler compl&#232;tement sur la surface avec un angle de contact de 0&#176;. A l'oppos&#233;, une surface non &#034;mouillable&#034; pr&#233;sente un angle de contact de 180&#176;, et le liquide reste &#224; la surface sous forme de goutte. Des valeurs interm&#233;diaires sont envisageables. Lors de l'exp&#233;rience, la surface de base &#233;tait un gelcoat &#233;poxy, ponc&#233; soigneusement au grain 600, donnant un angle de contact de 53&#176;. Une surface non &#034;mouillable&#034; a &#233;t&#233; obtenue en enduisant le profil avec de la cire, et un rev&#234;tement interm&#233;diaire a &#233;t&#233; obtenu en savonnant la surface du profil. Les figures 34 et 35 montrent les r&#233;sultats obtenus : 75% de r&#233;duction de finesse max entre le profil de r&#233;f&#233;rence (sec) et le profil cir&#233; (non mouillable), et &#034;seulement&#034; 45% entre le profil sec et le profil savonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une explication permet de se ramener aux effets des d&#233;fauts d&#233;j&#224; examin&#233;s au d&#233;but de ce paragraphe. La surface non mouillable comporte des gouttelettes assimilables &#224; des rugosit&#233;s tridimensionnelles, au contraire de la surface mouillable o&#249; le liquide s'&#233;tale et se compare beaucoup plus &#224; une imperfection de type ondulation (car la hauteur du liquide en mouvement &#224; la surface du corps ne reste pas constante) et les effets sur la transition sont moindres. La figure 35 pr&#233;sente les pertes obtenues sur les courbes de portance en Cz max, en Cz0 (coefficient Cz correspondant &#224; l'incidence nulle) et en gradient de portance pour les diff&#233;rents rev&#234;tements essay&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/33d748d76f5961f6c7f1d2a4e3f5a198.png?1376/0f2ddae4fdcc71c32185d5aefe7aa2f20f0b701d348f9de2643fc00614af0228&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH237/0f2ddae4fdcc71c3-3bdcaa59-70ffd.png?1747761878' width='300' height='237' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'autres r&#233;sultats int&#233;ressants concernent les essais en basse vitesse d'un Rutan VariEze, &#224; l'&#233;chelle 1, dans la grande soufflerie de Langley (veine elliptique de 9 x 18 m) de la Nasa, soumis &#224; une projection d'eau simulant une forte pluie sur le canard (Fig. 36). Les projections furent d'abord simul&#233;es par une transition artificielle &#224; 5% des cordes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1377 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/7dbdd20575c3498e13ab07b82c0d0b12.png?1377/6996ba60c0c1a4410ea02d91b67e57f9d258d4b624b4af5cb86cd77730e600ed&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH509/6996ba60c0c1a441-6d8b9018-3464f.png?1747880411' width='500' height='509' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 37 permet de constater une perte de portance d'environ 30%, entra&#238;nant une augmentation du moment piqueur de l'avion complet non n&#233;gligeable. Un examen de la r&#233;partition 2D de pression sur le profil de type GU-25, &#233;quipant le canard, montre l'effet de la transition forc&#233;e &#224; 5% des cordes. La perte de portance est due &#224; un d&#233;collement, &#224; l'extrados, de type bord de fuite (plateau de Kp &#224; l'arri&#232;re du profil), occasionn&#233; certainement par l'&#233;paississement de la couche limite turbulente dans la zone de forte recompression du profil apr&#232;s X/C = 50% (Fig. 38).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/1b82cd35de408729ec964d06283e59b0.png?1378/110fd11be98eaa045de4ca8e7d374ddcf1dcd23acf177e12331d688fae7ee53b&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH449/110fd11be98eaa04-40b32ddd-d22ee.png?1747761878' width='400' height='449' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1379 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/0cd1da372719390c9cd107ee71383310.png?1379/5b43323ee7e1af022361b9ad168d39d70306a79ee7db12708f95ca59251c0f1d&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH377/5b43323ee7e1af02-70678264-fb12d.png?1747761878' width='400' height='377' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;collement de bord de fuite entra&#238;ne aussi une perte d'efficacit&#233; de la gouverne (profondeur sur le canard), comme on peut le voir sur la figure 39. Pour un m&#234;me Cz &#034;&#233;quilibr&#233; avion&#034;, le braquage de la gouverne en transition d&#233;clench&#233;e (pluie) est plus important - ph&#233;nom&#232;ne exp&#233;riment&#233; en vraie grandeur sous des nuages de pluie par des pilotes de VariEze.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1380 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/106958f423fbb2dd3bd28ca0e6ba9474.png?1380/99d90f2ee569b6461e43154b466c4cdf505cb61c085a8305a09ab0dc34de9815&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH288/99d90f2ee569b646-fae8b559-90a04.png?1747761878' width='400' height='288' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 40 montre l'effet r&#233;el de la pluie, sur un demi-canard seulement comme indiqu&#233; sur la figure 36, et on retrouve les effets de la transition forc&#233;e r&#233;alis&#233;e au moyen de rugosit&#233;s r&#233;parties (&#034;courbes pluies&#034; situ&#233;es entre courbes lisses et courbes 5%). Des &#034;turbulateurs&#034; (petites ailettes en fl&#232;che), dispos&#233;s &#224; l'extrados de ce type de profil, permettent de corriger ce probl&#232;me en d&#233;clenchant des petits tourbillons sur toute l'envergure du plan canard (Fig. 41).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1381 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/a170e6faaf62a46d66137d68d6530e3f.png?1381/4f38d203f63359044d96d2f5203cd12db25ad7a19f30471c76b7c8768137284a&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH381/4f38d203f6335904-b7f43f66-8327f.png?1747761878' width='300' height='381' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces vortex redonnent de l'&#233;nergie &#224; la couche limite d&#233;coll&#233;e en cas de pluie et limitent ainsi la perte de portance et le moment piqueur. Mais ces dispositifs &#034;install&#233;s en fixe&#034; augmentent aussi la tra&#238;n&#233;e de profil quand il n'y a pas de pluie... Le meilleur rem&#232;de consiste peut-&#234;tre &#224; utiliser un profil beaucoup plus tol&#233;rant &#224; la pluie S'il existe voire, pour des &#034;configurations canard pures&#034;, &#224; utiliser de bons vieux profils connus moins performants certes, mais apportant plus de tranquillit&#233; ! L&#224; encore apparait la notion de taux d'&#233;change : gain de performance pendant les beaux jours contre s&#233;curit&#233; des vols par temps de pluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le dernier point abord&#233; dans ce chapitre ne concerne pas, &#224; proprement parl&#233;, les contraintes de fabrication, ou d'utilisation, mais est plut&#244;t li&#233; &#224; .&#034;l'architecture de l'avion&#034;. Nous avons discut&#233;, dans la premi&#232;re partie de cet article consacr&#233; &#224; l'&#233;tude des fuselages, de l'int&#233;r&#234;t consistant &#224; positionner l'h&#233;lice &#224; l'arri&#232;re de fa&#231;on &#224; profiter de formes g&#233;om&#233;triques avant g&#233;n&#233;rant un gradient de pression n&#233;gatif, combattant l'instabilit&#233; dans la couche limite laminaire. Peu de r&#233;alisations permettant d'optimiser les fuselages avant ont vu le jour et le prix &#224; payer (refroidissement moteur, masse suppl&#233;mentaire de l'arbre de transmission, assiette &#224; la rotation ou durant l'arrondi &#224; l'atterrissage, h&#233;lice travaillant dans les sillages des plans porteurs) n'a semble-t-il jamais &#233;t&#233; &#034;comptabilis&#233; proprement&#034; par les concepteurs en vue de savoir si le taux d'&#233;change est satisfaisant. Les principaux r&#233;alisateurs de ces configurations se sont souvent content&#233;s d'&#233;voquer les gains de tra&#238;n&#233;e par laminarisation de l'avant de fuselage comme on a pu le faire pour &#034;l'avion t&#234;tard' dans la premi&#232;re partie de cet article. Pour les avions avec h&#233;lice dite &#034;tractive&#034;, la majorit&#233; de ceux qui volent tous les jours, le probl&#232;me ne se discutait pas, &#233;tant entendu que les surfaces baign&#233;es dans le souffle d'h&#233;lice (fuselage et parties de voilure) semblaient &#034;perdues&#034; d'avance pour le laminaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1382 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/152f30407a4d02acccd0071ca498e905.png?1382/5897aa6211010af29e9475c7ed06471e1a4044a4056b9f670d5a327029d394d5&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH405/5897aa6211010af2-61a2fbf2-f3c9d.png?1747880411' width='500' height='405' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des exp&#233;rimentations r&#233;centes, en soufflerie et en vol sur deux avions diff&#233;rents (T-34C et Skyrocket), ont &#233;t&#233; effectu&#233;es par la Nasa (R&#233;f. n'9) afin d'explorer ce domaine mal connu. Le T-34 &#034;banc d'essai volant&#034; est &#233;quip&#233; d'un &#034;gant laminaire&#034; bord&#233; de plaques de garde pour &#233;viter la contamination turbulente du profil de base de l'avion. Un mini-gant laminaire est en plus install&#233; tout contre le fuselage, dans le sillage d'h&#233;lice comme indiqu&#233; sur la figure 42.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux gants laminaires sont &#233;quip&#233;s de films chauds dont le principe de fonctionnement a &#233;t&#233; expliqu&#233; rapidement en d&#233;but de cet article. Le r&#233;sultat qualitatif obtenu en vol appara&#238;t sur les signaux des films chauds e'(t) trac&#233;s en fonction du temps sur la partie droite de la figure 42. La comparaison des signaux de fluctuation de la contrainte pari&#233;tale (exprim&#233;e en pour cent d'une valeur de r&#233;f&#233;rence), de part et d'autre de la ligne de transition, permet d'identifier les niveaux de fluctuation correspondant aux deux r&#233;gimes (laminaire et turbulent). Sur le petit gant situ&#233; dans le sillage h&#233;lice, l'examen des signaux e'(t) met en &#233;vidence la pr&#233;sence de deux petites perturbations d&#233;cal&#233;es d'un temps correspondant &#224; la fr&#233;quence de passage de la pale dont les niveaux croissent avec l'&#233;loignement en corde, en tendant vers le niveau turbulent de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1383 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/792c7c8e987ef06116e17968a560f583.png?1383/e349926c25cf71f9847c28663673802faafd07dd6df235dee25759d3f8802ba2&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH268/e349926c25cf71f9-5192cd62-13059.png?1747880411' width='500' height='268' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une explication a &#233;t&#233; donn&#233;e par les sp&#233;cialistes de la Nasa. Elle consiste &#224; faire l'hypoth&#232;se que l'impact cyclique du sillage turbulent, &#233;mis par le bord de fuite de la pale (comparable &#224; la nappe tourbillonnaire issue d'une aile) sur la couche limite, est transform&#233; en &#034;petites bouff&#233;es turbulentes&#034; s'&#233;coulant vers l'aval d'une fa&#231;on coh&#233;rente et r&#233;guli&#232;re. Alors, comme le montre les signaux e' des films chauds, entre ces bouff&#233;es transitionn&#233;es, la couche limite doit &#234;tre naturellement et normalement laminaire. Ce concept est illustr&#233; de fa&#231;on sch&#233;matique par la figure 43. Quelle est la cons&#233;quence sur le plan quantitatif ? Un essai a &#233;t&#233; r&#233;alise en soufflerie sur un profil laminaire de type Naca 66-018 avec et sans la pr&#233;sence d'un sillage d'h&#233;lice et a incidence nulle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1384 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/a56df514c23b1c9a345d525bbb1be8b6.png?1384/3415c2f8e07de11bcadf5fd1122e832f283d17690d922e3422b95b6d6789b4f6&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH430/3415c2f8e07de11b-8879d5ed-936ed.png?1747761878' width='400' height='430' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats montrent (Fig. 44) une augmentation de 60% de la tra&#238;n&#233;e pour le profil immerg&#233; dans le sillage par rapport au profil de base dans les m&#234;mes conditions d'essais. Ce suppl&#233;ment de tra&#238;n&#233;e ne repr&#233;sente pas la perte totale de laminarit&#233;, car une transition forc&#233;e &#224; 5% des cordes provoque une augmentation de 150% de la trainee de profil dans les conditions de l'essai. Autrement dit l'interaction du sillage d'h&#233;lice sur le profil repr&#233;sente moins de la moiti&#233; de l'augmentation de tra&#238;n&#233;e due &#224; une perte quasi totale de laminarit&#233;. La Nasa pr&#233;voit des &#233;tudes plus approfondies sur ce sujet, afin de mieux comprendre la ph&#233;nom&#233;nologie d'une part, et de mettre au point des m&#233;thodes de calcul permettant si possible de r&#233;duire la tra&#238;n&#233;e des surfaces immerg&#233;es dans un sillage d'h&#233;lice d'autre part. Ce dernier r&#233;sultat permet de penser maintenant que l'architecture &#034;avion classique avec h&#233;lice &#224; l'avant&#034; n'est pas si p&#233;nalisante sur le plan de la train&#233;e qu'on pourrait l'imaginer.&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Resultats-obtenus-en-pratique-sur-avions-et-planeurs&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Resultats-obtenus-en-pratique-sur-avions-et-planeurs'&gt;* R&#233;sultats obtenus en pratique sur avions et planeurs.&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1385 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/83890a52a0dcf604b7fcf09e6e1608c7.png?1385/b056159837fefdd7ad7a8685923eaeadac2e278f6723aaa9c1e2a2f981a32da5&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH345/b056159837fefdd7-3f75ad97-52f5f.png?1747880411' width='500' height='345' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les surfaces a&#233;rodynamiques des planeurs modernes pr&#233;sentent en g&#233;n&#233;ral un fort potentiel de laminarit&#233; en comparaison des autres machines volantes. Un exemple de calcul tridimensionnel complet, avec couche limite, montre l'&#233;tendue de laminarit&#233; r&#233;alisable sur les plans porteurs et le fuselage du planeur biplace Marianne. La figure 45 montre ce r&#233;sultat pour une incidence de 0&#176;, et le nombre de Reynolds calcul&#233; sur la corde moyenne a&#233;rodynamique est de l'ordre de &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$2.10^6$&lt;/span&gt; (Vinf = 105 km/h). Les&#034; surfaces color&#233;es&#034; en vert-bleu indiquent les zones laminaires : param&#232;tre de forme H sup&#233;rieur ou &#233;gal &#224; 2. Le calcul a &#233;t&#233; effectu&#233; avec une rugosit&#233; r&#233;partie &#233;gale &#224; 20 microns. Si ce r&#233;sultat est tout &#224; fait envisageable pour les plans porteurs en pratique (peu ou pas de bouchons, de porte de visite, d'asp&#233;rit&#233;s notables, joints, ... etc), il en est pas de m&#234;me pour le fuselage ou in&#233;vitablement l'installation d'une verri&#232;re peut entra&#238;ner la formation de marches par d&#233;saffleurement des bordures.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1386 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/73f77657679eee8447aa0179c4387c45.png?1386/846ddede881f09299dfbe80632e0c44df6db88929e9cdec5d8ab7d9486a63e0b&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH563/846ddede881f0929-eca5a770-b58aa.png?1747880411' width='500' height='563' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 46 montre des r&#233;sultats de soufflerie sur une maquette de planeur (fuselage + voilure partielle). Une bande rugueuse, simulant un d&#233;saffleurement de verri&#232;re de 0,75 mm &#224; l'&#233;chelle 1, &#224; &#233;t&#233; plac&#233;e en diff&#233;rents endroits de la partie avant du fuselage. Les courbes montrent l'augmentation de tra&#238;n&#233;e occasionn&#233;e par le suppl&#233;ment de frottement turbulent par rapport au fuselage lisse de base pour les diff&#233;rentes positions de bordure. Le Reynolds de vol est &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$1,2 . 10^6$&lt;/span&gt;, et la tra&#238;n&#233;e de l'ensemble voilure-fuselage avec la verri&#232;re &#034;longue&#034; est 15% sup&#233;rieure &#224; celle de l'ensemble fuselage lisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, si un d&#233;saffleurement de verri&#232;re est in&#233;vitable, la verri&#232;re courte est pr&#233;f&#233;rable, car c'est elle qui se rapproche le plus du fuselage lisse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1387 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/031aaff2d436a8b2608a5aaee1b3c11c.png?1387/ec67dd114142c576a366f49543bcd42bc5d15a4e53b2e850bba74501afb1dfcd&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH362/ec67dd114142c576-2da2a073-c4cfe.png?1747880411' width='500' height='362' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1388 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/521022f6fce81fc8e855c7b04376a848.png?1388/19186b744bd2a70f25175a9aa49b6c4b4dfe90c347a6de1d8c6d30528b5c2d25&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH358/19186b744bd2a70f-61701c28-0fef8.png?1747880411' width='500' height='358' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les figures 47 et 48 illustrent la diff&#233;rence existant, sur le plan th&#233;orique, entre un avion de configuration classique avec un capot moteur entourant un moteur flat-four et un avion de voyage avec GMP arri&#232;re permettant un fuselage avant laminaire. Il convient de remarquer que l'&#233;tendue laminaire sur le capot avant de l'avion classique est certainement optimiste, compte tenu de l'absence de mod&#233;lisation du souffle et du sillage d'h&#233;lice dans le calcul th&#233;orique. Les photographies suivantes pr&#233;sentent des r&#233;sultats de transition obtenus en vol au moyen de visualisation &#224; l'ac&#233;napht&#232;ne (R&#233;f. N&#176;10).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1389 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/771b009d7a02b730259f9417c544b74b.png?1389/fec4700fb9c39554bba6f42fd92f11566e752b40d545aac3ab4fb5ae44065544&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH338/fec4700fb9c39554-0fa15931-2b3a8.png?1747880411' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 49 montre la transition obtenue &#224; l'extrados de l'aile du Skyrocket. Le front de transition se situe &#224; environ 45% des cordes pour un coefficient de portance de vol Cz = 0,22 et avec un nombre de Reynolds de &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$9,7.10^6$&lt;/span&gt; calcul&#233; de fa&#231;on habituelle sur la longueur de la corde de r&#233;f&#233;rence voilure.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1390 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/beec6a6176c0650ac1f274a7d276848d.png?1390/eee724a6f3dab1e914f2077fe834cd5f3cdc5942dc02dd6a855168e2c50a3031&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH322/eee724a6f3dab1e9-1f6e170e-bdcd7.png?1747880411' width='500' height='322' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La figure 50 concerne la visualisation &#224; l'intrados pour les m&#234;mes conditions de vol.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/c4bcca548f6d64b5faf978522db4faa1.png?1391/80802449e164f9c9d35519fad04e120e268d042a8851a05fca877470073e6ad1&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH312/80802449e164f9c9-a8a2e23f-c25ee.png?1747880411' width='500' height='312' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur la figure 51, les trac&#233;s des fronts intrados et extrados permettent de voir clairement l'effet de l'h&#233;lice (diminution de la surface laminaire &#224; l'int&#233;rieur du sillage h&#233;lice), et le d&#233;clenchement de la transition pratiquement au droit des trappes de visite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/1677a35b83e1778acc8164ab386176db.png?1392/b10ae6de61659edc56b96d3a93a5016b0f3dc5c1e101cb17428d0b7572d9e24c&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH272/b10ae6de61659edc-35e5af96-ec12b.png?1747761879' width='400' height='272' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 52 pr&#233;sente un plan du Bellanca Skyrocket avec les &#233;quipements d'essais sp&#233;cifiques (sondes de sillage, &#034;ceinture de prises de pression&#034;, et peigne de pression totale de part et d'autre du sillage h&#233;lice), ayant permis d'effectuer les mesures dont les r&#233;sultats sont pr&#233;sent&#233;s dans cet article. Des visualisations, toujours par sublimation d'un film d'ac&#233;napht&#232;ne, ont &#233;t&#233; aussi effectu&#233;es sur la voilure d'un Rutan LongEZ.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1393 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/92c49b30cef9c2d2d8ddd5955cce488c.png?1393/ad3c666809e3f6f165e5359cd2d0c2d0ba5fa6bf8f75d5fd2a136e294d14280e&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH386/ad3c666809e3f6f1-bab6f175-ed3d5.png?1747880412' width='500' height='386' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 53 montre la position de la transition obtenue &#224; l'extrados.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1394 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/14214334826b0754ce3d184ef06f0308.png?1394/06f99e37141a7f285de51ea2e69cce8fbe6508671cd4f9af520cae324caa2fb7&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH326/06f99e37141a7f28-71e7f2cd-c7063.png?1747761879' width='400' height='326' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une comparaison des fronts intrados et extrados entre un LongEZ et un VariEze est pr&#233;sent&#233;e sur la figure 54. l'influence de la fl&#232;che prononc&#233;e sur l'apex entra&#238;ne une transition pr&#233;coce (r&#233;sultat pr&#233;visible), par contre le r&#233;sultat obtenu (transition tr&#232;s en aval) sur la partie externe du VariEze est plus difficilement explicable.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1395 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/6c36f04c4d250a2925d502ed18217937.png?1395/8fd8aee4ed3925576a09f5a8b0c8a29070e3c98f478a2bc61609bc2f3eb986fd&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH376/8fd8aee4ed392557-f5226e36-9e761.png?1747880412' width='500' height='376' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Enfin la figure 55 montre qu'il peut exister aussi un &#233;coulement laminaire sur une pale d'h&#233;lice (partie extrados de la pale), cette derni&#232;re pouvant &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une voilure en rotation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1396 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/6ba0befe485459186377a5cefb24aa06.png?1396/fdc24edac997839bbc218ee2d2bc28c16f3d4fb2ca604b7dcf8c26d1913279a5&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH360/fdc24edac997839b-394134ce-9d70c.png?1747761879' width='500' height='360' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le front de transition obtenu sur le car&#233;nage de roue d'un VariEze montre qu'il ne faut pas n&#233;gliger les plus petits gains de tra&#238;n&#233;e (Fig. 56).&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Conclusions-et-perspectives&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Conclusions-et-perspectives'&gt;Conclusions et perspectives.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de calcul, d'exp&#233;rimentation au sol (soufflerie), ou en vol, pr&#233;sent&#233;s dans cette revue non exhaustive, permettent n&#233;anmoins de tirer les principaux enseignements suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; des &#034;&#233;tendues importantes&#034; d'&#233;coulement laminaire sont possibles jusqu'&#224; des grands nombres de Reynolds, sous r&#233;serve que la g&#233;om&#233;trie s'y pr&#234;te (acc&#233;l&#233;ration de l'&#233;coulement), et que la qualit&#233; de surface soit correcte, non seulement sur les plans porteurs, mais aussi sur les surfaces de fuselage.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les gains de tra&#238;n&#233;e correspondants peuvent se traduire par une diminution de puissance install&#233;e &#224; m&#234;me vitesse avec une distance franchissable plus grande, ou bien, par une augmentation de vitesse a m&#234;me puissance install&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; des contraintes de fabrication et de r&#233;alisation sont &#224; prendre en consid&#233;ration et &#224; respecter, mais ces derni&#232;res sont maintenant bien connues et identifi&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; pour les constructeurs d'avions l&#233;gers et de planeurs modernes, la technologie actuelle permet d'utiliser au moins deux proc&#233;d&#233;s satisfaisant ces contraintes. Ce sont les mat&#233;riaux composites et les structures m&#233;talliques coll&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il y a malgr&#233; tout danger, tout au moins inconv&#233;nient &#224; vouloir &#233;tendre au maximum la laminarit&#233; sur avion l&#233;ger (sur les plus gros aussi !). Pour les plans porteurs, le recul en corde du point de pression minimum &#224; l'extrados peut entra&#238;ner des d&#233;crochages plus secs, voire brutaux. Des pertes d'efficacit&#233; peuvent intervenir sous la pluie pour des gouvernes de canard (danger). L'optimisation des profils laminaires &#224; l'extrados peut conduire &#224; des lignes moyennes tr&#232;s cambr&#233;es &#224; l'arri&#232;re du profil (Cmo important). Elle limite ainsi le gain de tra&#238;n&#233;e (sur le terme de frottement) par augmentation de la tra&#238;n&#233;e d'&#233;quilibrage. Elle entra&#238;ne aussi une augmentation du moment de charni&#232;re pour une gouverne, ce qui peut poser des probl&#232;mes (efforts aux ailerons a grande vitesse).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois, appara&#238;t la n&#233;cessit&#233; du compromis et (le r&#233;dacteur le r&#233;p&#232;te au risque de lasser !) la notion de &#034;taux d'&#233;change&#034; lors de la conception ne doit pas &#234;tre escamot&#233;e. Les perspectives d'am&#233;liorations pour repousser la transition encore plus loin, en utilisant les techniques d'aspiration de la couche limite, sont surtout envisageables pour des machines volantes plus lourdes et bien plus co&#251;teuses que nos avions l&#233;gers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les perspectives de progr&#232;s pour l'aviation l&#233;g&#232;re concernent plut&#244;t la ma&#238;trise de la laminarit&#233; confront&#233;e aux ph&#233;nom&#232;nes externes, tels que la pluie et la contamination par les insectes, vis &#224; vis des performances et de la s&#233;curit&#233; en vol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) &#034;&lt;strong&gt;Sublimating chemical technique for boundary-layer flow visualisation in flight-testing&lt;/strong&gt;&#034;. &#034;Journal of Aircraft&#034;, Clifford J. Obara.&lt;br class='autobr' /&gt;
6) &#034;&lt;strong&gt;The use of oil for in-flight flow visualisation&lt;/strong&gt;&#034;. E. Curry, R. Meyer, JR. O'Connor. Nasa Technical Memorandum 84915, January 1984.&lt;br class='autobr' /&gt;
7) &#034;&lt;strong&gt;Manufacturing tolerances for natural laminar flow airframe surfaces&lt;/strong&gt;&#034;. Bruce J. Holmes. Nasa Langley Research Center, Hampton, Va.&lt;br class='autobr' /&gt;
8) &#034;&lt;strong&gt;Low Reynolds number test ci Wortman FX-67-Kl7O airfoil in rain&lt;/strong&gt;&#034;. R. John Hansman and P. Craig.&lt;br class='autobr' /&gt;
9) &#034;&lt;strong&gt;Flight investigation of natural laminar flow on the Bellanca Skyrocket Il&lt;/strong&gt;&#034;. Bruce J. Holmes, J. Obara. Nasa Langley Research Center.&lt;br class='autobr' /&gt;
10) &#034;&lt;strong&gt;Natural laminar flow experiments on modern airplane surfaces&lt;/strong&gt;&#034;. Bruce J. Holmes, Clifforc J. Obara, and Long P. Yip. Nase Technical Paper 2256, June 1984.&lt;br class='autobr' /&gt;
Photos et documents courtesy Nasa-Langley.&lt;/p&gt;&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Stabilit&#233; et formule Mignet : Nouvelles r&#233;flexions sur la stabilit&#233; longitudinale des appareils de formule Mignet.</title>
		<link>https://www.inter-action-aero.fr/Stabilite-et-formule-Mignet-Nouvelles-reflexions-sur-la-stabilite-longitudinale.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.inter-action-aero.fr/Stabilite-et-formule-Mignet-Nouvelles-reflexions-sur-la-stabilite-longitudinale.html</guid>
		<dc:date>2024-10-14T05:58:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Interaction</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pierre ROUSSELOT Ex r&#233;dacteur de la revue MRA Amateur et chercheur en a&#233;rotechnique &lt;br class='autobr' /&gt;
2 : INTRODUCTION (ndlr : de Philippe LABBE commanditaire de ce travail) &lt;br class='autobr' /&gt;
A-t-on suffisamment serin&#233; les m&#233;rites du POU DU CIEL pour sa s&#233;curit&#233; ? Doit-on en rab&#226;cher les points forts qui sont : &#034; L'invrillabilit&#233; &#034; de la machine, Le contr&#244;le total, possible en permanence, au &#034;troisi&#232;me r&#233;gime &#034; &#224; savoir pendant la descente parachutale, Une stabilit&#233; en roulis &#224; toute &#233;preuve. (On peut d'ailleurs dire que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.inter-action-aero.fr/-Publications-.html" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pierre ROUSSELOT&lt;br class='autobr' /&gt;
Ex r&#233;dacteur de la revue MRA&lt;br class='autobr' /&gt;
Amateur et chercheur en a&#233;rotechnique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t2-INTRODUCTION-ndlr-de-Philippe-LABBE-commanditaire-de-ce-travail&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t2-INTRODUCTION-ndlr-de-Philippe-LABBE-commanditaire-de-ce-travail'&gt;2 : INTRODUCTION (ndlr : de Philippe LABBE commanditaire de ce travail)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A-t-on suffisamment serin&#233; les m&#233;rites du POU DU CIEL pour sa s&#233;curit&#233; ? Doit-on en rab&#226;cher les points forts qui sont :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034; L'invrillabilit&#233; &#034; de la machine,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le contr&#244;le total, possible en permanence, au &#034;troisi&#232;me r&#233;gime &#034; &#224; savoir pendant la descente parachutale,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une stabilit&#233; en roulis &#224; toute &#233;preuve.&lt;br class='autobr' /&gt;
(On peut d'ailleurs dire que c'est cette s&#233;curit&#233; en roulis qui paralyse les pilotes de machines classiques. Car d&#232;s la prise en main, il leur manque &#034; quelque chose &#034; qui les conduit &#224; surcompenser les corrections en roulis. C'est probablement ce qui leur fait dire que &#034;le virage est un d&#233;rapage permanent &#034;. C'est faux. Ce d&#233;rapage n'existe qu'au d&#233;but de la mise en mouvement du lacet. Il dispara&#238;t quasi imm&#233;diatement. Voir &#224; ce sujet les expos&#233;s de l'ing&#233;nieur MOTTEZ). Car, malgr&#233; tout le mal que se sont donn&#233; les promoteurs de la formule, certains pilotes de l'ancienne g&#233;n&#233;ration - il faut tout de m&#234;me bien le dire - continuent de colporter, par ignorance, les lieux communs qui nuirent &#224; la formule (et cela continue), parce que jamais d&#233;mentis. ( Trop dormir nuit...).&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; tout, si le POU DU CIEL a des qualit&#233;s ind&#233;niables, il a, comme toutes les machines volantes, &#233;galement des inconv&#233;nients. La s&#233;curit&#233;, l'objectivit&#233;, voire la bonne foi, voulaient que la lumi&#232;re f&#251;t faite sur ces questions. Seul Yves MILLIEN eut le courage d'en parler dans un essai publi&#233; dans PILOTE PRIVE N&#176; 23 de septembre 1975 : &#034; Le dossier noir du POU DU CIEL &#034;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque j'&#233;tais jeune pilote en &#233;cole sur HM381, je me suis fait un jour, vertement houspill&#233; par mon instructeur, moustachu de la formule. Ceci parce que j'avais, &#224; une vingtaine de m&#232;tres du sol, brutalement pouss&#233; le manche secteur avant pour rattraper une pente d'approche un peu longue. Malgr&#233; l'issue heureuse de ce geste, je ne mesurais pas alors, ce qui aurait pu arriver en cas de rafale. Il ne fallait pas&#8230; Point. Trente ans plus tard, j'ai voulu comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les explications donn&#233;es par mes a&#238;n&#233;s sur la stabilit&#233; longitudinale du POU DU CIEL ne me satisfaisaient pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exploration des domaines de stabilit&#233; en soufflerie, ou les essais men&#233;s par certains pionniers, ont conduit &#224; des r&#233;sultats qui furent constat&#233;s, mais jamais expliqu&#233;s de fa&#231;on coh&#233;rente. Car les outils permettant de quantifier certains ph&#233;nom&#232;nes a&#233;rodynamiques, manquaient, ou n'avaient tout simplement jamais &#233;t&#233; utilis&#233;s. Ces explorations permirent tout de m&#234;me, de d&#233;finir exp&#233;rimentalement des plages de s&#233;curit&#233; relatives au positionnement du centre de gravit&#233; des machines essay&#233;es. C'&#233;tait d&#233;j&#224; beaucoup, et cela permit &#224; la formule d'exister. Cependant, le fait marquant de cette lacune, &#224; savoir l'absence de th&#233;orie de la stabilit&#233; longitudinale du POU DU CIEL, permit aux adversaires de la formule les plus tenaces, de continuer &#224; mettre en &#233;vidence leur ignorance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, doit-on se poser la question de savoir si l' &#034; Aura &#034; dont je fais &#233;tat dans l'introduction de ce manuel, permit d'entretenir cette lacune de taille ? Et aux partisans de la formule de dormir sur leurs deux oreilles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1998, je tentais de mettre en relation 3 ing&#233;nieurs, qui avaient d&#233;frich&#233; partiellement, chacun de leur c&#244;t&#233;, cette question de taille. Pour des raisons li&#233;es &#224; la sant&#233; de l'un d'eux, le regroupement de ces personnes ne put se faire et le projet ne reposa plus que sur deux personnes. Le d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233; de l'une d'elles, laissa en lice un ing&#233;nieur des ARTS et METIERS, ancien directeur de la bien connue revue MRA, Pierre ROUSSELOT .&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en lisant un article qu'il signa, &#034; &#233;quilibre et stabilit&#233; &#034; paru dans le N&#176; 702 de cette revue en juin 1998, que je pressentis son int&#233;r&#234;t pour le sujet. Il voulut bien r&#233;pondre &#224; mes courriers, dans lesquels je lui exposais mon &#034; angoisse &#034; -r&#233;elle- parce que la formule connaissait un nouveau regain de popularit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre accepta de travailler sur cette question. Pendant trois ann&#233;es, il mena de v&#233;ritables enqu&#234;tes, piocha le renseignement dans des manuels &#233;trangers, se procura tous les travaux disponibles sur le sujet, y compris ceux des souffleries. Il remit ainsi en question ses propres connaissances, et pas &#224; pas, reconstitua avec une d&#233;marche d'ing&#233;nieur, le chemin qui m&#232;ne au calcul th&#233;orique du centrage de ces machines. Dans ce d&#233;dale, les surprises furent nombreuses. Pour exemple, la mise en &#233;vidence d'une r&#233;serve de stabilit&#233; &#233;minemment variable, la quantification des d&#233;flexions, et j'en passe. L'analyse d'un certain nombre de rapports d'accidents, et de t&#233;moignages de pilotes, port&#232;rent son attention en tout dernier lieu sur la dynamique de l'aile avant. Travail de fourmi ? Non. Merci Pierre pour ce travail formidable, car la formule devient plus claire. Il est certain que la synth&#232;se future de ces travaux, sous forme d'abaques permettant de situer les limites de la stabilit&#233; des POU DU CIEL, ou des machines apparent&#233;es &#224; cette formule, constituera pour un public non averti, le couronnement de cette affaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; ce que P. ROUSSELOT aborde le sujet, il semble bien que, dans tout cela, la confusion ait r&#233;gn&#233; depuis le d&#233;but de l'existence de la formule. Et que l'on ait confondu incidence de l'aile avant (par rapport &#224; la direction de la vitesse) et calage de cette m&#234;me aile (par rapport au fuselage). Que l'on n'ait pas affect&#233; &#224; l'appareil, des rep&#232;res choisis avec le discernement voulu pour l'&#233;tude de ses param&#232;tres, dans certains domaines de vol. Et que la piste faisant &#233;tat de l'existence d'un effet de fente, propice &#224; la stabilit&#233; longitudinale, soit maintenant, du domaine de la l&#233;gende. Plus encore, les essais de NENADOVITCH, qu'on mit en avant de bonne foi, furent interpr&#233;t&#233;s de fa&#231;on erron&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout cela parce que jamais personne ne rendit publiques les causes des variations importantes de la stabilit&#233; constat&#233;es sur ce type de machines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re communication des travaux de Pierre ROUSSELOT fut effectu&#233;e &#224; PARIS en 1999 en pr&#233;sence de quelques invit&#233;s, dont PIERRE MIGNET. Une conf&#233;rence eut lieu au rassemblement d'EPINAL de la m&#234;me ann&#233;e. Et nous savons enfin pourquoi il ne faut pas jouer avec les limites de centrage de cette machine, ce que soulignait d&#233;j&#224; G. JACQUEMIN dans le pr&#233;sent manuel (voir encadr&#233; page 8). J'ai demand&#233; &#224; Pierre s'il voulait bien synth&#233;tiser ses travaux pour les CONSTRUCTEURS AMATEURS dans un document didactique. Il le fit de bonne gr&#226;ce. Qu'il en soit vivement remerci&#233;. En premi&#232;re publication, je lui laisse donc la parole.&lt;br class='autobr' /&gt;
PHILIPPE LABB&#201; 09/2001&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t3-CONDITIONS-GENERALES-DE-LA-STABILITE&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t3-CONDITIONS-GENERALES-DE-LA-STABILITE'&gt;3 : CONDITIONS GENERALES DE LA STABILITE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3-1 : EXISTENCE D'UN FOYER&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rons une girouette, articul&#233;e sur un axe G ; elle indique bien la direction d'o&#249; vient le vent. On sait, sans faire de calculs, qu'elle changera de direction en m&#234;me temps que tourne le vent, se mettant face &#224; lui. C'est la figure 1. Si on l'&#233;carte, &#224; la main, de cette position d'&#233;quilibre, elle y reviendra : on dit qu'elle est &lt;strong&gt;stable&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_222 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/e2a93df991a9660846094b8a63848c30.png?222/6def93db150063dbe53be4289a7916239c5eadcaefd5e4ec6bcbe76466c59a35&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH329/6def93db150063db-7525957e-078ab.png?1762833108' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la figure 2&lt;/strong&gt;, on a repr&#233;sent&#233; une girouette dont l'axe se trouve tr&#232;s pr&#232;s de la grande surface ; on comprend d'instinct qu'elle tourne le dos au vent ; si on la remet dans le bon sens, elle s'&#233;cartera et trouvera la position d'&#233;quilibre indiqu&#233;e par la figure 2. On dit que, fl&#232;che dans le vent, elle est &lt;strong&gt;instable&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la figure 3&lt;/strong&gt;, on voit une girouette, dont l'axe se trouve dans une position interm&#233;diaire ; son comportement semble inspir&#233; par le d&#233;mon : elle reste dans la position dans laquelle on la met, ignorant totalement la direction d'o&#249; vient le vent. L'artisan qui l'a construite est pendu aussit&#244;t !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'&#233;viter de subir le m&#234;me sort, retournons sur les bancs de l'&#233;cole, dans le but de nous mettre d'accord sur quelques faits et notations.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; On sait d&#233;j&#224; que des surfaces, faisant un angle (incidence) avec la direction du vent, donnent une force (portance), proportionnelle, en gros, &#224; leur grandeur.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lorsque la girouette est dans le lit du vent, il n'y a pas de force.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Si on l'en &#233;carte l&#233;g&#232;rement, il se produit deux petites forces, une sur chaque surface, que l'on va appeler des variations de force, &#034; variation &#034; &#233;tant la diff&#233;rence, ici, entre (petit) et (z&#233;ro) = (petit) - (z&#233;ro) = petit.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cette petite quantit&#233; sera not&#233;e ( plus pratique sur les sch&#233;mas) D, c'est-&#224;-dire &#034; delta &#034;, lettre grecque pour D.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;D = variation d'une grandeur = diff&#233;rence entre deux valeurs = petite quantit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces &#034; D forces &#034; passent par le Foyer de la surface, situ&#233; &#224; peu pr&#232;s au quart avant de leur corde moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_223 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/f065a8356cb3cd1f66396048a25ec311.png?223/b0dc2de13227e2c55150b582b3be32ec59096d20a393ee5d04ff3e4659e3f35a&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L290xH167/b0dc2de13227e2c5-ae738dcc-0d91a.png?1747760021' width='290' height='167' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_224 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/2b5805f3af3b2296791f30ef142a5d7f.png?224/0eaf86d45a9b25ffb5adfc40708c33621f64f8be2c3c00262f99826095ffd5d8&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L296xH115/0eaf86d45a9b25ff-ecdd38c3-b7b88.png?1747760021' width='296' height='115' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la figure 4&lt;/strong&gt;, on a l'explication : Lorsque l'on &#233;carte la girouette du lit du vent, d'un angle D a, les surfaces avant (S1) et arri&#232;re (S2) produisent des variations de force D R1 et D R2 dont la somme est D R1 + D R2 = D R , r&#233;sultante dont le point d'application est en F, tel que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DR1 &#183; x1 + D R2 &#183; x2 = 0 , que l'on &#233;crit aussi : x1 / x2 = - D R2 / D R1&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Si l'axe G est situ&#233; en avant de F (par rapport &#224; la direction du vent), la girouette est stable, figure 1. En effet, il se produit un moment de rappel :&lt;br class='autobr' /&gt;
D Moment = [D R &#183; (distance G &#224; F)] (figure 4)&lt;br class='autobr' /&gt;
qui est de sens contraire &#224; celui produit par l'&#233;cartement &#224; la main.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Si l'axe G est en arri&#232;re de F, le moment est de m&#234;me sens, la girouette est instable autour de la position d'&#233;quilibre initiale ; elle s'en &#233;carte, pour en trouver une nouvelle, figure 2.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Si l'axe G est en F, la distance de G &#224; F &#233;tant nulle, le moment est nul. La girouette n'est soumise &#224; aucune variation du moment, on dit que l'&#233;quilibre est indiff&#233;rent, figure 3.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F est appel&#233; Foyer des deux surfaces. Les variations de forces passent par le Foyer. Il n'y a donc aucune variation de moment autour du Foyer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I-3-2 : LA GIROUETTE DE FORMULE MIGNET&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Imaginons qu'un esprit malin et d&#233;brouillard, apr&#232;s avoir lu ce qui pr&#233;c&#232;de, se dise soudain :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; - J'ai bien compris que la surface qui &#233;carte la girouette de sa position d'&#233;quilibre, celle qui est d&#233;stabilisatrice, est la surface qui se trouve devant.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Si j'articule cette surface en G1, en avant de son propre foyer, elle va se redresser d'elle-m&#234;me sous l'effet d'une perturbation, annulant de facto le moment qu'elle pourrait produire. Cela donne le croquis 5.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il sera possible, ainsi, de donner une dimension quelconque aux deux surfaces, et de placer l'axe G o&#249; cela m'arrange, puisqu'il ne subsistera que le moment redresseur de la surface arri&#232;re.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ma girouette sera ainsi infiniment, et auto, stable &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t4-CAS-DE-L-AVION&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t4-CAS-DE-L-AVION'&gt;4 : CAS DE L'AVION :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, tout le monde a compris l'analogie :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; les surfaces S1 et S2 sont les ailes avant et arri&#232;re.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; F1 et F2 sont les foyers de ces ailes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le point F est le foyer g&#233;n&#233;ral de l'avion.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le point G est le centre de gravit&#233; de l'avion.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le point G1 est l'articulation de l'aile 1, sur un formule MIGNET&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La seule condition, pour qu'un avion, quelle que soit sa formule, soit stable, est qu'il soit centr&#233; en avant de son Foyer g&#233;n&#233;ral.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Toutes les autres soi-disant explications ne sont que des discours partiels, ou inexacts ; la v&#233;rit&#233; &#233;tant beaucoup plus simple, mais jamais facile &#224; comprendre, car il faut, auparavant, balayer les id&#233;es fausses. Je le sais, j'y suis pass&#233; !&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;termination de l'emplacement d'un foyer avion est une affaire de &#034; sp&#233;cialiste &#034; car au moins 8 param&#232;tres entrent en jeu, et ce dans les cas les plus simples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IL EXISTE PLUSIEURS FOYERS :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Un lorsque le manche est tenu fermement ou attach&#233;, c'est le foyer &#034; manche fixe &#034; ou &#034; manche bloqu&#233; &#034;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Un autre lorsque le manche est l&#226;ch&#233;, ou libre, car la surface mobile n'est jamais totalement libre (masse, inertie, frottements).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Et d'autres encore&#8230;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La solution simple consiste &#224; consid&#233;rer la position la plus d&#233;favorable du Foyer et &#224; s'assurer que le centre de gravit&#233; ne passera jamais derri&#232;re ; sinon, l'avion fera comme la girouette 2 qui n'indique pas le bon sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence du fuselage : est toujours d&#233;stabilisante, mais un biplace c&#244;te &#224; c&#244;te l'est plus qu'un monoplace, un long nez ou un capot large le sont plus qu'un nez court ou un capot &#233;troit ; le Foyer des deux ailes avance donc, du fait du fuselage, de 10 &#224; 20 mm pour un HM 293, &#224; 20 &#224; 40 mm pour un CROSES EC-6.&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t5-CONDITIONS-DE-L-EQUILIBRE&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t5-CONDITIONS-DE-L-EQUILIBRE'&gt;5 : CONDITIONS DE L'EQUILIBRE :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La girouette ne se trouve en &#233;quilibre stable que dans les positions 1 et 2, c'est &#224; dire lorsque l'incidence est nulle, ainsi, donc, que les r&#233;sultantes a&#233;rodynamiques . Ce fait est infiniment g&#234;nant pour l'avion, condamn&#233; &#224; rester au sol, sauf si l'on trouve le moyen de lui faire indiquer une direction autre que celle du vent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supposons que, &#224; partir de l'incidence nulle, nous inclinions la girouette, qui cr&#233;e alors une variation de portance (entre z&#233;ro et la position retenue), comme sur la figure 4. Or, comme l'articulation est en G, lui-m&#234;me en avant de F par besoin de stabilit&#233;, il s'est cr&#233;&#233; un moment piqueur &#233;gal &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DR &#183; x (figure 6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quilibre ne peut &#234;tre maintenu que par le doigt du manipulateur.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Notre avion n'est pas &#224; g&#233;om&#233;trie variable, &#224; F est fixe.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Il ne poss&#232;de pas de lest mobile &#224; G est fixe.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La seule solution que nous puissions appliquer est de donner des incidences diff&#233;rentes aux deux ailes, afin que les moments s'&#233;quilibrent autour du centre de gravit&#233; : la r&#233;sultante R passe alors par le C.G. (Figure 7.)&lt;br class='autobr' /&gt;
On a alors : R1 &#183; x1g + R2 &#183; x2g = 0 et R1 + R2 = R&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class='spip_document_225 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/f299ca79994d2530616e95583118d9f0.png?225/798ccb81be053a303604c6c9fdd98228d8226021ac4bd1dcb4e80ad0b99ce343&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L294xH124/798ccb81be053a30-bde8062c-264b0.png?1747760021' width='294' height='124' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_226 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/1797457083d897f0ddbd86a31e8c7048.png?226/b7e992d10773637a1211e323c98ec8310a2344f4f96ab5b5ed2230e50a238733&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L294xH171/b7e992d10773637a-a2fda62b-cece1.png?1747760021' width='294' height='171' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour que le sch&#233;ma soit exact, il ne faut pas oublier la masse &#224; emporter, suppos&#233;e concentr&#233;e en G, et qui appara&#238;t sous forme de Poids = Force = M &#183; g.&lt;br class='autobr' /&gt;
On a le droit de faire du v&#233;locip&#232;de comme M.JOURDAIN faisait de la prose, mais peut-on piloter sans avoir r&#233;fl&#233;chi sur tout ce qui pr&#233;c&#232;de ! Soyons certains que les fr&#232;res WRIGHT, les premiers &#224; avoir &#034; pilot&#233; &#034;, y avaient pens&#233; ; comme par hasard, ils &#233;taient fabricants de cycles&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce que Raymond SIRETTA, fondateur de la revue AVIASPORT, appelait &#034; voler intelligemment &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t6-NECESSITE-DU-PILOTAGE&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t6-NECESSITE-DU-PILOTAGE'&gt;6 : NECESSITE DU PILOTAGE :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La girouette de la figure 7 n'est en &#233;quilibre que pour un seul angle d'assiette q (t&#234;ta, lettre grecque pour th). Elle est en &#233;quilibre stable car des micro-variations de cette assiette font na&#238;tre des micro-forces, dont la r&#233;sultante est appliqu&#233;e au Foyer, qui la ram&#232;nent &#224; son &#233;tat initial. Les micro-forces figuraient sur la figure 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il faut trouver un &#233;quilibre diff&#233;rent, il faut compenser le micro-moment piqueur (ou cabreur) par une variation ad&#233;quate de l'incidence de l'un des plans, ici le plan 1. Sur un avion, ces variations d'assiette permettent d'obtenir la force portante d&#233;sir&#233;e, compte tenu des variations de vitesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous savons maintenant piloter un avion stable, et nous savons ce que nous faisons.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t7-CAS-PARTICULIERS-DES-AVIONS-A-AILES-HAUTES-ET-C-G-BAS&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t7-CAS-PARTICULIERS-DES-AVIONS-A-AILES-HAUTES-ET-C-G-BAS'&gt;7 : CAS PARTICULIERS DES AVIONS A AILES HAUTES ET C.G. BAS :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Supposons que, pour simplifier, le Foyer G&#233;n&#233;ral soit fixe par rapport &#224; l'avion, et que, cela est pr&#233;f&#233;rable, ce soit autour de son centre de gravit&#233; que l'avion oscille en incidence. On voit, sur la figure 8, que la marge de stabilit&#233; (la distance x) varie :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Aux fortes incidences, l'avion va vers plus de stabilit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Aux faibles incidences, l'avion va vers moins de stabilit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cette constatation, valable pour toutes les formules d'avions, a &#233;t&#233; rapport&#233;e par les a&#233;rodynamiciens, &#224; propos du HM-14 en 1935, sans aucune explication. Ce n'&#233;tait effectivement pas clair avec le raisonnement de&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; -l'empennage-redresseur-qui-poss&#232;de-un-grand-bras-de-levier &#034;, th&#233;orie fausse qui a encore ses partisans !&lt;br class='autobr' /&gt;
La th&#233;orie du Foyer avion a &#233;t&#233; &#233;mise pour la premi&#232;re fois en Angleterre, en 1944, et elle a &#233;t&#233; accept&#233;e rapidement dans les pays anglo-saxons.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_227 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/e530b885ffa5cd6888bb0e851c9aa38a.png?227/22c8df25f51616578e8ac7044d8def69a4834215d036ea6f363b479c4f674ed8&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L330xH222/22c8df25f5161657-38989127-1697c.png?1747760021' width='330' height='222' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est le point neutre (neutral point) rapport&#233; par G. JACQUEMIN en page 8 de cet ouvrage (qui l'a remarqu&#233; ?) avec quelques lignes sur son mouvement autour du C.G. Si G.JACQUEMIN n'a consacr&#233; qu'un quart de page &#224; cette question, c'est qu'il subsistait deux inconnues que nous allons examiner dans les deux prochains paragraphes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 : ETUDE DE L'AILE &#034; VIVANTE &#034; :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'aile &#233;tant articul&#233;e en dessous de son intrados, en G1, cela signifie que le Foyer de l'aile se trouve au-dessus de l'axe d'articulation, &#224; environ 0,14 m sur le HM 293, tout en &#233;tant en arri&#232;re de 0,023 m. Si on calcule la stabilit&#233; de cette aile &#224; diverses incidences, donc pour divers coefficients de portance, on constate que :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour les Cz usuels, les variations de la force r&#233;sultante (les D forces d&#233;j&#224; vues &#224; propos de la girouette) passent en arri&#232;re du point d'articulation, c'est la figure 9 A ; l'aile r&#233;agit en effa&#231;ant la perturbation.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour un Cz n&#233;gatif, de l'ordre de - 0,5, la D r&#233;sultante passe par l'articulation ; l'aile est indiff&#233;rente, elle ne r&#233;agit pas et encaisse donc toutes les variations de force sans s'orienter dans un sens ou dans l'autre ; tout se passe comme si elle &#233;tait &#034; bloqu&#233;e &#034;, a&#233;rodynamiquement parlant, c'est la figure 9 B.&lt;br class='autobr' /&gt;
Attention : dans ce cas, le pilote ne per&#231;oit rien : il y a toujours un effort dans le manche, celui-ci agissant toujours dans le bon sens.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class='spip_document_228 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/a27833f3698483160c5460565e630ef9.png?228/1bf990062069408ed9cb00e24e346155697e24f8b5f3bc87b5aa357d48777424&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH321/1bf990062069408e-dda81a12-2aced.png?1762833108' width='500' height='321' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_229 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/5d7b618bbcc045c3a0edcdfe24f792e1.png?229/24a871c6bf6d807cf90401bb58be24c517ab4c5f586bade2d31cada9b0290452&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L204xH163/24a871c6bf6d807c-645cd538-90316.png?1747760021' width='204' height='163' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Essayons de faire une analogie avec la bicyclette, figure 10, qui se trouve en mont&#233;e et exerce une force r&#233;sistante - T &#233;quilibr&#233; par un effort + T fourni par le cycliste. Si ce dernier exerce une variation de pouss&#233;e DP dirig&#233;e vers l'axe du p&#233;dalier, il ne se passe rien, le p&#233;dalier semble &#034; bloqu&#233; &#034; mais l'effort + T existe toujours.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La caract&#233;ristique essentielle d'une aile articul&#233;e en avant et en dessous de son foyer, est qu'elle est plus ou moins vivante : beaucoup aux forts coefficients de portance (faibles vitesses de vol), puis de moins en moins au fur et &#224; mesure que son coefficient de portance diminue, donc que la vitesse augmente et / ou que sa charge alaire diminue.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La figure 9 C repr&#233;sente la variation de &#034; vivacit&#233; &#034; de l'aile en fonction de son coefficient de portance Cz1 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Courbe x x x x&lt;/strong&gt; pour une aile sans masse, ou &#233;quilibr&#233;e statiquement : en bas &#224; droite, au Cz de - 0,5, l'aile est consid&#233;r&#233;e comme fixe. En partant sur la gauche, vers les Cz1 forts, la courbe s'&#233;l&#232;ve vers une aile de plus en plus vivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Courbe o o o o&lt;/strong&gt; pour une aile ayant une masse dont le centre de gravit&#233; est en arri&#232;re du point d'articulation G1, et non &#233;quilibr&#233;e statiquement : la courbe se d&#233;place vers le bas ; le Cz1 pour lequel elle se comporte comme si elle &#233;tait &#034; bloqu&#233;e &#034;, passe de - 0,5 &#224; pratiquement z&#233;ro, c'est-&#224;-dire qu'il remonte vers des valeurs plus accessibles en vol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Courbe H H H H&lt;/strong&gt; qui tient compte des effets de l'inertie : lorsque l'aile efface une perturbation, elle subit une acc&#233;l&#233;ration qui entra&#238;ne, par inertie de sa masse, un ralentissement du mouvement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque l'aile se trouve en condition &#034; bloqu&#233;e &#034;, cet effet est nul, puisqu'il n'y a pas de rotation ; il prend de plus en plus d'importance au fur et &#224; mesure que l'aile devient de plus en plus vivante.&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t9-POSITION-EXACTE-DU-FOYER-AVION-MANCHE-FIXE&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t9-POSITION-EXACTE-DU-FOYER-AVION-MANCHE-FIXE'&gt;9 : POSITION EXACTE DU FOYER AVION, MANCHE FIXE :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les essais en soufflerie sont faits &#034; manche bloqu&#233; &#034;, alors que H.MIGNET s'est toujours insurg&#233; contre cela, car l'aile avant de ses HM &#233;tait &#034; vivante &#034;. Il a fallut qu'un HM grandeur passe dans la grande soufflerie de CHALAIS-MEUDON, en 1936, et qu'il le pilote, pour constater la r&#233;alit&#233; des engagements, puis pr&#233;conise l'aile arri&#232;re articul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les variations de stabilit&#233; constat&#233;es (nous savons que c'est la distance x de la figure 6) sont deux fois plus fortes que ce que donne un calcul en fonction de la rotation du Foyer autour du C.G. Il &#233;tait donc difficile d'&#234;tre tr&#232;s affirmatif, car il y avait peut-&#234;tre &#034; autre chose &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, et j'ai fait le calcul exact en 1999, tout se passe comme si le Foyer avion, pr&#233;sum&#233; situ&#233; entre les deux ailes, se d&#233;pla&#231;ait deux fois plus vite que ne s'effectuent les variations d'assiette : par exemple, sur le HM 293, figure 11, le Foyer manche fixe se d&#233;placerait suivant un secteur de 28&#176;, contre 12,5&#176; pour l'assiette du fuselage.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/ce08f6bbc5ef4b5372b4925b98c7bc48.png?230/95d4923887ccc80892a31e3874df6e8c113aba8175dbcc1982a20328e2ff7f9e&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L308xH148/95d4923887ccc808-5023d1b8-46bf3.png?1747760021' width='308' height='148' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comparons l'aile vivante de la figure 9 &#224; l'aile volante de la figure 8 ; on saisit l'analogie, que l'on peut m&#234;me pousser jusqu'&#224; la figure 11, en assimilant les ailes d&#233;cal&#233;es &#224; une seule aile avec fente variable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc dire que tout avion &#224; ailes hautes et C.G. bas est &lt;strong&gt;plus ou moins vivant&lt;/strong&gt;, c'est &#224; dire &lt;strong&gt;plus ou moins stable&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela se traduit par la courbe 12, relative &#224; un HM 293, sans d&#233;calage entre les ailes, centr&#233; &#224; 50% de l'aile avant. On y voit que, &lt;strong&gt;si le manche &#233;tait bloqu&#233;&lt;/strong&gt;, l'avion serait instable &#224; partir de 108 km / h. Il est toujours man&#339;uvrant, mais cela veut dire que, &#224; partir d'une position d'&#233;quilibre, il faudrait bouger le manche pour en trouver une autre, puis le bouger ensuite dans l'autre sens pour arr&#234;ter le mouvement. De plus, le pilotage serait inconfortable, car les effets des turbulences seraient amplifi&#233;s. Tout ceci ayant plus d'importance dans le sens &#034; piqu&#233; &#034; car, en cabr&#233;, l'instabilit&#233; diminue ou m&#234;me dispara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_244 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/42636670b1ff881efe034b504d0e869c.png?244/58a00c9e10f7ae6ee3945af5034d6b25034365cb4a9836ddae26ac02f9020a54&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L312xH215/58a00c9e10f7ae6e-955d91e0-d9485.png?1747760021' width='312' height='215' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_245 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/2b05b7539032554ed5c09c0398ded724.png?245/045d1e173da79ea5f3f925d4f5c9a7a18e289bd0eab7a7a0a83e037e53fbe7dc&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L311xH248/045d1e173da79ea5-c74ddf3a-a1a0f.png?1747760021' width='311' height='248' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t10-STABILITE-DE-L-AVION-EQUIPE-DE-L-AILE-PLUS-OU-MOINS-VIVANTE&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t10-STABILITE-DE-L-AVION-EQUIPE-DE-L-AILE-PLUS-OU-MOINS-VIVANTE'&gt;10 : STABILITE DE L'AVION EQUIPE DE L'AILE, PLUS OU MOINS VIVANTE :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On se trouve donc (simplement ! ?) en pr&#233;sence d'un avion plus ou moins vivant, &#233;quip&#233; d'une aile principale plus ou moins vivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En consid&#233;rant &lt;strong&gt;arbitrairement&lt;/strong&gt; que l'aile est &#224; demi vivante pour un Cz1 &#233;gal &#224; 1, et sachant qu'elle est &#034; bloqu&#233;e &#034; pour un Cz1 = 0 , il est possible de calculer la position du foyer avion pour des coefficients de portance interm&#233;diaires. Sur la figure 13, la courbe de la figure 12 a &#233;t&#233; report&#233;e en pointill&#233;, pour comparaisons avec la nouvelle, trac&#233;e en continu. L'avion est devenu &#034; neutre &#034; vers 128 km / h, au lieu des 108 km / h pr&#233;c&#233;demment, ce qui est une valeur plus r&#233;aliste et pas trop &#233;loign&#233;e de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t11-ENSEIGNEMENTS-PRATIQUES&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t11-ENSEIGNEMENTS-PRATIQUES'&gt;11 : ENSEIGNEMENTS PRATIQUES :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11-1 : REGLAGE DE L'AILE VIVANTE :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Avancer l'axe d'articulation rend l'aile plus vivante, tout en reculant le point de &#034; blocage &#034;, mais augmente beaucoup les efforts au manche ; les annuler &#224; l'aide d'un trim-tab reste possible.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Equilibrer l'aile permet d'&#233;tendre la plage d'utilisation mais augmente le moment piqueur ; le manche tire un peu plus.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Remonter l'axe d'articulation recule le point de &#034; blocage &#034; et r&#233;gularise l'effort au manche.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Au-del&#224; de ce point, vers des coefficients de portance plus faibles, l'aile devient instable ; elle amplifie au lieu d'amortir. Il peut y avoir plusieurs raisons pour lesquelles ce Cz1 est devenu trop faible (pour la position de l'axe) :
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Action volontaire sur le manche.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Turbulences entra&#238;nant des variations d'incidence.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Centrage arri&#232;re &#034; soulageant &#034; l'aile avant.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IL IMPORTE DONC D'INSTALLER UNE BUTEE REGLABLE, QUI LIMITE LE DEBATTEMENT VERS L'AVANT, REGLEE PAR EXPERIMENTATIONS SUCCESSIVES, AUX ENVIRONS DE LA VNE, VITESSE A NE PAS DEPASSER.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UN CENTRAGE TROP ARRIERE PEUT PROVOQUER LE CUMUL DES DEUX INSTABILITES : AVION ET AILE.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11-2 : TRACE DES COURBES D'EQUILIBRE :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit, figure 14, de repr&#233;senter les positions du manche, ou de la gouverne de profondeur, en fonction de l'assiette du fuselage, pour des &#233;quilibres obtenus &#224; diff&#233;rentes vitesses de vol. L'interpr&#233;tation en a &#233;t&#233; faite par MM. DELLUC, MARCHAL ET SIMON en 1937.&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rons une des courbes de la figure : elle partage l'espace en deux r&#233;gions :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; au-dessus, les moments piqueurs.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; au-dessous, les moments cabreurs.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On le v&#233;rifie en d&#233;pla&#231;ant le manche (d&#233;placements verticaux sur le dessin) et en constatant que le moment est bien celui attendu. Voyons maintenant le comportement de l'avion lorsque l'assiette du fuselage varie, en faisant (sur la figure) des d&#233;placements horizontaux, &#224; partir des points not&#233;s &#034; V max &#034;, par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Sur la courbe &#034; CG avant &#034;, un d&#233;placement &#224; gauche de ce point (vers fuselage piqueur), fait entrer dans la zone des moments cabreurs, ce qui indique que l'appareil est stable.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Figure 14 : d&#233;placements du manche en fonction de l'assiette du fuselage. Courbes types d'un avion de formule MIGNET.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_231 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/131648e254dbb40945d1957bed547248.png?231/3e1cf995670f25d3ad660b8bf69c72e1cb5205787aa9aaf62c8feee504fa852e&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L449xH225/3e1cf995670f25d3-a418041a-5d1de.png?1747760021' width='449' height='225' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Sur la courbe &#034; CG arri&#232;re &#034;, un d&#233;placement de ce point &#224; gauche fait entrer dans la zone des moments piqueurs ce qui accentue le mouvement : l'appareil est instable. Le centrage arri&#232;re maximum est donn&#233; par une tangente horizontale ; bien entendu, il est pr&#233;f&#233;rable que, &#224; V max, il subsiste une pente minimum.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme l'indique M. JACQUEMIN, il est possible de faire, en vol, des relev&#233;s de la position du manche, et de l'assiette du fuselage (ou de la vitesse de vol), dans le but de savoir o&#249; l'on en est.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t12-EXPLICATIONS-DE-FAITS-RESTES-MYSTERIEUX-PASSES-SOUS-SILENCE-OU-NON-nbsp&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t12-EXPLICATIONS-DE-FAITS-RESTES-MYSTERIEUX-PASSES-SOUS-SILENCE-OU-NON-nbsp'&gt;12 : EXPLICATIONS DE FAITS RESTES MYSTERIEUX, PASSES SOUS SILENCE, OU NON REMARQUES :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12-1 : LES PREMIERS ACCIDENTS DU HM 14 (1935) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A la suite des premiers d&#233;c&#232;s, survenus &#224; bord des n&#176; 53, 69 et 81, l'explication donn&#233;e par Henri MIGNET &#233;tait la suivante : rupture, ou faiblesse, du sandow de rappel de l'aile avant ; &#034; l'appareil s'est engag&#233; et, le sandow ne jouant plus, n'a pu &#234;tre redress&#233; &#034; d'apr&#232;s G.Houard dans &#034; Cent Pou du Ciel &#034;. Or, si nous examinons le dessin et la photo 15, on voit que le (ou les) sandow, rep&#232;re n&#176;360, est fix&#233; au bord d'attaque ; son r&#244;le &#233;tait de compenser le poids de l'aile et de la rappeler vers le haut, car la commande de cabr&#233; se faisait alors par des c&#226;bles tirant sur le bord de fuite (fl&#232;che sur le dessin 15).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re r&#233;flexion que l'on se fait est que, si le sandow ne joue plus son r&#244;le, il doit &#234;tre plus facile de tirer sur le manche pour redresser.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'explication donn&#233;e par H. MIGNET est incompr&#233;hensible, si on ne sait pas que l'aile du HM-14 est articul&#233;e &#224; 0,35 m du bord d'attaque, donc &#224; son foyer ; lorsqu'elle est &#233;quilibr&#233;e, elle devient &#034; bloqu&#233;e &#034; &#224; Cz1 = 0, alors qu'elle le devient d&#232;s Cz1 = 0,40, environ, si elle n'est plus &#233;quilibr&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exp&#233;rimentateur hors pair qu'&#233;tait H. MIGNET avait-il essay&#233; des sandows de forces diff&#233;rentes, avait-il constat&#233; que cela faisait varier la stabilit&#233; de l'avion ? N'en a-t-il pas parl&#233; parce que c'&#233;tait inexplicable ? En tout cas, il &#233;tait fermement oppos&#233; &#224; la commande rigide, plus lourde, et qui permettait de se passer du sandow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un HM-14 volant &#224; 95 / 100 km / h, alors que le pilote pousse sur le manche pour maintenir l'&#233;quilibre, voyons les cons&#233;quences d'une rafale de - 2,5 m / s, c'est &#224; dire &#224; peu pr&#232;s moiti&#233; moins forte que ce qu'impose la norme FAR 23.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette rafale r&#233;duit l'angle d'incidence de 5&#176;, ce qui diminue le coefficient de portance de l'aile de 0,38.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Avec une aile &#233;quip&#233;e du sandow, le manche pousse plus, de 1,8 kg environ, ce qui amortit la rafale puisque la main du pilote c&#232;de l&#233;g&#232;rement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Avec une aile sans le sandow, le manche pousse moins, de 3,5 kg environ ; il part alors vers l'avant, puisqu'il est pouss&#233; par le pilote.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class='spip_document_232 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/322102da25e5a8d26791bf655c74c680.png?232/4d90614753e9b9c2b342ba0acd3ad4af3b9b54d1fd8b1ea29d2f09b15f45d50c&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L272xH224/4d90614753e9b9c2-f975b333-5f575.png?1747760022' width='272' height='224' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_233 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/a2f70093bce6417c9adad82aa335d5b8.png?233/e4a4f93458d15e1671c59ff4c10ead852d10bde39d956fb511e0de47580fdc74&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L325xH147/e4a4f93458d15e16-518a12ac-77643.png?1747760022' width='325' height='147' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;12-2 : PIQUES SOUDAINS :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le constructeur du HM-14 n&#176;41 signalait d&#233;j&#224; que son appareil s'engageait en piqu&#233;, de fa&#231;on al&#233;atoire, lors de vols de promenade.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je poss&#232;de le t&#233;moignage d'un pilote, d&#233;sireux de garder l'anonymat, qui a subi deux piqu&#233;s, sur un CROSES LC-6. Il s'en est sorti en coupant les gaz et en tirant de toutes ses forces sur le manche ; &#224; chaque fois, celui-ci est parti en avant, et c'est lui qui m'a demand&#233; d'insister sur la n&#233;cessit&#233; d'une but&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lors du premier incident, survenu &#224; bord d'un appareil centr&#233; &#034; normalement &#034;, cela s'est produit lors d'un passage pleins gaz, en l&#233;ger piqu&#233; ; les roues ont touch&#233; le sol lors de la ressource ! Le second s'est produit avec un appareil centr&#233; &#034; arri&#232;re &#034;, en vol de croisi&#232;re, donc avec un Cz1 voisin du premier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce pilote conna&#238;t d'autres cas, avec le m&#234;me type d'appareil, mais qui n'ont pas &#233;t&#233; rendus publics. Les voilures des avions CROSES sont caract&#233;ris&#233;es par un d&#233;calage important, qui permet des centrages plus arri&#232;re que sur les HM, &#224; cause de la diminution des interactions ; cela favorise l'obtention d'un Cz1 plus faible, et donc l'apparition du ph&#233;nom&#232;ne d'instabilit&#233; de l'aile avant. Le concepteur indique que des vitesses de l'ordre de 240 km / h ont &#233;t&#233; atteintes lors des essais de certification effectu&#233;s par le Centre d'Essais en vol, mais on ignore &#224; quel centrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12-3 : MODIFICATION DES COURBES D'EQUILIBRE D'UN HM, PAR VARIATION DE LA MASSE DE L'AILE AVANT :&lt;br class='autobr' /&gt;
Gr&#226;ce &#224; l'obligeance de Pierre MIGNET, j'ai pu consulter, en avril 2000, les relev&#233;s des interinclinaisons de plusieurs appareils du m&#234;me type. J'ai trac&#233; deux courbes d'&#233;quilibre relatives &#224; deux appareils, figure 16 :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_234 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/c5bc8bb36e16758cc59b386742a6d5f2.png?234/454ff46ac3561af3e5807c31721bf49b14433734bd8bc638f9216025afda66d0&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L309xH223/454ff46ac3561af3-e7e7716a-69078.png?1747760022' width='309' height='223' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'un, qui sert de r&#233;f&#233;rence, avec les rep&#232;res D.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'autre, rep&#232;res &lt;strong&gt;x&lt;/strong&gt;, d'une masse un peu sup&#233;rieure, centr&#233;e plus avant de 23 mm, &lt;strong&gt;ce qui est contradictoire&lt;/strong&gt; avec la diminution de l'incidence de l'aile avant, constat&#233;e &#224; toutes les vitesses de vol, ainsi qu'avec la pente moins forte de la courbe.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;J'ai signal&#233; cette anomalie au bureau d'&#233;tudes de la firme, qui m'a r&#233;pondu :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034; L'appareil est &#233;quip&#233; d'un parachute pyrotechnique pesant 13 kg ; il est install&#233; sur l'arri&#232;re du longeron de l'aile avant, tout contre, ce qui augmente l&#233;g&#232;rement l'inertie de l'aile, et donc son comportement en rafales ; en termes de pilotage, les diff&#233;rences sont minimes &#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
F&#233;licitons les responsables, pour leur communication, et essayons de comprendre ce fait exp&#233;rimental contradictoire, ce que j'avais renonc&#233; &#224; faire, jusqu'&#224; ce que je cherche &#224; calculer, puis analyser, l'influence de la masse d'une aile vivante sur son comportement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le raisonnement est le suivant :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les augmentations de masse et d'inertie rendent l'aile moins vivante,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D'o&#249; avanc&#233;e du Foyer Avion,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D'une valeur plus grande que celle du centrage, puisque la pente de la courbe d'&#233;quilibre a diminu&#233;,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ce qui diminue le moment piqueur que l'aile avant doit compenser, la diff&#233;rence &#233;tant un moment cabreur,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dont l'&#233;quilibrage n&#233;cessite de rendre la main.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un centrage avanc&#233;, qui provoque normalement une augmentation du coefficient de portance de l'aile avant aboutit, ici, &#224; une diminution, du fait de l'avanc&#233;e du Foyer provoqu&#233;e par l'accroissement de la masse et de l'inertie de cette aile.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale :une diminution de stabilit&#233;, sur tous les types d'avions, qu'elle soit provoqu&#233;e par un recul du centrage ou par une avanc&#233;e du Foyer, n&#233;cessite de pousser sur le manche, pour une vitesse de vol identique, et pour une m&#234;me masse. Et inversement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12-4 : INSTABILITE SOUS FACTEUR DE CHARGE :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne m'a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; par Philippe TISSERANT, r&#233;dacteur en chef de la revue &#034; Vol Moteur &#034;, qui l'avait constat&#233; lors d'un essai en vol du biplace &#034; Onyx &#034;, biplace canard, &#233;quip&#233; d'un plan avant articul&#233; suivant le principe de l'aile vivante. En man&#339;uvres, sous facteur de charge, l'Onyx tel qu'essay&#233; ce jour-l&#224;, avait tendance &#224; amplifier les ordres du manche, c'est-&#224;-dire qu'il partait en divergence. Normalement, en &#233;volutions, tout avion voit sa stabilit&#233; l&#233;g&#232;rement augment&#233;e, car les plans avant et arri&#232;re n'ont pas tout &#224; fait le m&#234;me rayon de virage que le centre de gravit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'aile vivante, voici ce qui se passe :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La traction sur le manche ajoute une force suppl&#233;mentaire.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le mouvement de rotation de l'aile, lors de la prise d'incidence en d&#233;but de man&#339;uvre, augmente son action d&#233;stabilisatrice (revoir la girouette).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le facteur de charge positif augmente le poids apparent de l'aile mobile.&lt;br class='autobr' /&gt;
On comprend donc que l'aile avant, rendue moins vivante, fasse avancer le Foyer qui passe devant le C.G., r&#233;v&#233;lant ainsi une stabilit&#233; marginale en vol normal ; ceci est confirm&#233; par une phrase du concepteur de l'Onyx :
&lt;div class='spip_document_235 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/a5609815d207971aeda7f2127137d003.png?235/b183688b468faa965b35c16603ca24e8a85e796704acc8dc0a42bd85164582d5&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L212xH317/b183688b468faa96-c123f1d3-9e231.png?1747760022' width='212' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#034; Il a tendance &#224; partir lentement en l&#233;ger piqu&#233; lorsqu'il vole &#224; sa vitesse max&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sur un avion canard tel que l'Onyx, la stabilit&#233; ne doit pas &#234;tre trop forte aux grands angles, car la petitesse du plan avant ne permettrait pas le maintien d'une assiette cabr&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par contre, cela fait moins varier sa stabilit&#233; (la distance x), que sur un formule MIGNET car le Foyer, assez proche de l'aile arri&#232;re, ne se trouve pas &#224; une hauteur trop grande au-dessus du centre de gravit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
A contrario, sur un formule HM :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;REHAUSSER L'AILE AVANT AUGMENTE LA VARIATION DE STABILITE.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;t13-RESUME-ET-CONCLUSIONS&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t13-RESUME-ET-CONCLUSIONS'&gt;13 : RESUME ET CONCLUSIONS :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les exemples donn&#233;s au chapitre pr&#233;c&#233;dent montrent bien qu'il faut faire la distinction entre les trois points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13-1 LA STABILITE DE L'AILE VIVANTE, INDEPENDANTE DE CELLE DE L'AVION, MAIS INFLUANT SUR CELLE-CI PAR DEPLACEMENT DU FOYER AVION.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il faut exclure l'emploi d'une aile &#233;quilibr&#233;e statiquement, &#224; cause de la surmasse que cela implique, et &lt;strong&gt;pour une articulation situ&#233;e au maximum &#224; 20 mm&lt;/strong&gt; sous l'intrados d'une aile pratiquement sans di&#232;dre, &lt;strong&gt;il ne faut pas placer l'articulation &#224; moins de (0,02 fois la corde moyenne) du Foyer de l'aile.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Pour un profil 23112, le foyer est &#224; 0,237 de la corde&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour un profil 23012, le foyer est &#224; 0,240 de la corde&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;termination de l'emplacement de la corde moyenne d'une aile, et de son foyer, d&#233;passe le cadre de cet article mais il y a deux cas simples :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &gt;Pour une aile rectangulaire, ainsi que pour une aile HM &#224; extr&#233;mit&#233;s elliptiques, le Foyer de l'aile se trouve au m&#234;me endroit sur toutes les cordes.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;quilibrage de l'effort au manche doit se faire par un tab r&#233;glable, qui peut &#234;tre aid&#233; par un syst&#232;me &#233;lastique, repoussant le point de &#034; blocage &#034;. Mais, comme ces syst&#232;mes ne sont pas fiables &#224; 100%, il ne faut les consid&#233;rer que comme une aide. Si on d&#233;sire r&#233;duire la variation de l'effort sur le manche, il faut reculer le point d'articulation mais, &lt;strong&gt;il est alors imp&#233;ratif de le remonter par rapport &#224; l'aile.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans tous les cas, il ne faut pas alourdir l'aile, en arri&#232;re du longeron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13-2 : LE CENTRAGE DE L'AVION, CONDITIONNANT LA CHARGE ALAIRE DE CHAQUE AILE.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un avion dont le C.G. est bas par rapport aux ailes, l'assiette du fuselage influe sur les bras de levier des Foyers F1 et F2, donc sur la charge alaire de chaque aile, et donc sur le coefficient de portance. (voir la figure 9).&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ASSIETTE DU FUSELAGE EST DONNEE PAR L'AILE ARRIERE DONT LE CALAGE NE DOIT PAS ETRE MODIFIE.&lt;br class='autobr' /&gt;
Calage augment&#233; -&gt; fuselage + piqueur -&gt; stabilit&#233; diminu&#233;e et inversement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE CENTRAGE &#034; EN ATELIER &#034;, LISSE DE FUSELAGE A L'HORIZONTALE, N'A RIEN A VOIR AVEC LE CENTRAGE EN VOL.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparez un HM-14 dont l'aile est pos&#233;e sur le fuselage, dont l'assiette est de 6&#176; en croisi&#232;re, et un HM 293 dont l'aile est cal&#233;e &#224; 6&#176;, et dont l'assiette en croisi&#232;re est de l'ordre de 2&#176;. De plus, l'assiette d&#233;pend de la vitesse de vol, donc de la puissance affich&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;termination du rapport des charges alaires d&#233;pend de nombreux facteurs, et doit &#234;tre calcul&#233;e par un sp&#233;cialiste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13-3 LE CENTRAGE DE L'AVION, INFLUANT SUR SA STABILITE PROPRE, PAR DEPLACEMENT DU C.G.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un avion instable l&#233;g&#232;rement, mais qui reste man&#339;uvrable, n'est pas dangereux ; son pilotage n'est pas agr&#233;able, et ce point peut &#234;tre facilement r&#233;gl&#233; par le trac&#233;, puis l'examen, de la courbe d'&#233;quilibre vue au paragraphe 9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre ROUSSELOT - avril 2001&lt;/p&gt;&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Analyse statistique du rendement a&#233;rodynamique global et de la qualit&#233; massique des avions l&#233;gers.</title>
		<link>https://www.inter-action-aero.fr/Analyse-statistique-du-rendement-aerodynamique-global-et-de-la-qualite-massique.html</link>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Techniques visuelles d'analyse a&#233;rodynamique des avions l&#233;gers. (3,5 Mo)</title>
		<link>https://www.inter-action-aero.fr/Techniques-visuelles-d-analyse-aerodynamique-des-avions-legers-3-5-Mo.html</link>
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_241 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/f66133b5bd3c49ad9dda50695bcb39f9.png?241/eb3371ad8e9905aa13f6ddaf0765fba6c7d7e1631be38dfa930cb4789c45616e&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH159/eb3371ad8e9905aa-94fbad7f-d0777.png?1762833108' width='500' height='159' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>BALLONS et DIRIGEABLES, Inconv&#233;nients techniques, avantages fantasmatiques (12,7 Mo)</title>
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_243 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/5ede3baa76613a77b145071d31699eed.png?243/47c3730fc57a62f028bfeeaed6753b1723f06b6c2a7bc3f950225a3cbb59c404&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH142/47c3730fc57a62f0-f940e7cf-0f2fc.png?1762833108' width='500' height='142' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Reflexion sur l'energ&#233;tique des v&#233;hicules routiers (11,5 Mo)</title>
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_242 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/f783d762e535fc1a70b1353ce47908ed.png?242/6bc031683c5d549e4bac515262763c9b615332fd8c615f60de618327ed21ea58&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH208/6bc031683c5d549e-1ea0e890-9c62f.png?1762833108' width='500' height='208' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Analyse synth&#233;tique de l'a&#233;ronef paramoteur</title>
		<link>https://www.inter-action-aero.fr/Analyse-synthetique-de-l-aeronef-paramoteur.html</link>
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_241 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/png/f66133b5bd3c49ad9dda50695bcb39f9.png?241/eb3371ad8e9905aa13f6ddaf0765fba6c7d7e1631be38dfa930cb4789c45616e&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH159/eb3371ad8e9905aa-94fbad7f-d0777.png?1762833108' width='500' height='159' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_240 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;60&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.inter-action-aero.fr/IMG/pdf/paramoteurs.pdf?240/b99b7ba84de042f9963c470488d57f6b877fc7947a183e8d6cf016674e01db91' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 9.6 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772906532' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Analyse synth&#233;tique de l'a&#233;ronef paramoteur(PDF - 9.6 Mio)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_332 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;73&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.inter-action-aero.fr/IMG/pot/paramoteurspps-9cb55c74.pot?332/66404c399a1f039d27579c94385e1b5940571b1a9bd58a37dff42b1c40f2c8c3' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PowerPoint Template - 18.2 Mio' type=&#034;application/vnd.ms-powerpoint&#034;&gt;&lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/pot-4927e.svg?1772910316' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Analyse synth&#233;tique de l'a&#233;ronef paramoteur (fichier powerpoint) (18Mo)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'h&#233;lice &amp; La g&#233;n&#233;ration de la force de la propulsion.</title>
		<link>https://www.inter-action-aero.fr/L-helice-La-generation-de-la-force-de-la-propulsion.html</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Interaction</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un avion peut se d&#233;finir comme &#233;tant le lieu d'application de forces diverses dont l'&#233;quilibre est &#224; l'origine des comportements dudit avion. A toute force s'oppose donc une autre force (cas du vol rectiligne horizontal stabilis&#233;) ou plusieurs autres forces (tous les autres cas : virage, mont&#233;e, acc&#233;l&#233;ration, ... etc.). Du fait de son n&#233;cessaire d&#233;placement g&#233;n&#233;rateur de portance, un avion produit malheureusement de la tra&#238;n&#233;e (proportionnelle au carr&#233; de la vitesse) qu'il convient par (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.inter-action-aero.fr/-Publications-.html" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_76 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/helice-retro.jpg?76/9c297c57b0e53f0687e35b41e184d6d2204f08c59f391541434f25892a16e205&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH437/9c297c57b0e53f06-c999899e-b2632.jpg?1748079258' width='300' height='437' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Un avion peut se d&#233;finir comme &#233;tant le lieu d'application de forces diverses dont l'&#233;quilibre est &#224; l'origine des comportements dudit avion. A toute force s'oppose donc une autre force (cas du vol rectiligne horizontal stabilis&#233;) ou plusieurs autres forces (tous les autres cas : virage, mont&#233;e, acc&#233;l&#233;ration, ... etc.). Du fait de son n&#233;cessaire d&#233;placement g&#233;n&#233;rateur de portance, un avion produit malheureusement de la tra&#238;n&#233;e (proportionnelle au carr&#233; de la vitesse) qu'il convient par cons&#233;quent de vaincre en lui opposant la traction de l'h&#233;lice. La fonction fondamentale de l'h&#233;lice appara&#238;t donc d'embl&#233;e : celle de transformer la puissance du moteur en une traction utile pour l'avancement de l'avion.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_75 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L130xH120/43a41bb548ae785e-8b5db561-fefb7.gif?1748079258' width='130' height='120' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Quoique tr&#232;s ancienne (L&#233;onard de Vinci), l'h&#233;lice voit certains de ses domaines de fonctionnement toujours r&#233;sister &#224; l'investigation pr&#233;cise. Il suffit pour s'en convaincre de se r&#233;f&#233;rer aux recherches sur les propfans pour lesquels le calcul exact du comportement &#224; faible vitesse n'est toujours pas obtenu de mani&#232;re satisfaisante malgr&#233; la d&#233;bauche des moyens informatiques mis &#224; contribution. L'exp&#233;rimentation et les mesures sont donc n&#233;cessaires et toujours d'actualit&#233;. Or qui, mieux que l'amateur, est-il le plus apte &#224; exp&#233;rimenter en variant les param&#232;tres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les lignes qui vont suivre, nous t&#226;cherons, dans un premier volet, de rendre compr&#233;hensible le ph&#233;nom&#232;ne complexe de la g&#233;n&#233;ration de la traction en &#233;vitant les &#233;l&#233;gances math&#233;matiques dont, soit dit en passant, les bureaux d'&#233;tude n'ont que faire ; dans un second volet, nous exposerons les moyens de d&#233;terminer les caract&#233;ristiques d'une h&#233;lice en fonction d'un cahier des charges donn&#233;, et dans un troisi&#232;me volet enfin, nous aborderons l'aspect pratique du transfert des caract&#233;ristiques g&#233;om&#233;triques et dimensionnelles d'une telle h&#233;lice.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;La-Theorie&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='La-Theorie'&gt;La Th&#233;orie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois lois issues de la physique exp&#233;rimentale s'appliquent dans le cas de l'h&#233;lice. Ce sont les &lt;strong&gt;Lois de Newton&lt;/strong&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
Toute masse soumise &#224; une force (ou action) oppose &#224; celle-ci une force qui lui est &#233;gale et de sens oppos&#233; (encore appel&#233;e r&#233;action).&lt;br class='autobr' /&gt;
Toute masse non soumise &#224; une force est soit au repos, soit en mouvement uniforme et rectiligne (sa vitesse est constante).&lt;br class='autobr' /&gt;
Inversement, toute masse soumise &#224; une force subit une variation de sa vitesse en respectant la relation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F = d(m.v)/dt = dp/dt&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;avec :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt; = force (Newton).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;p&lt;/strong&gt; = m.v = quantit&#233; de mouvement (kg.m/s).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;m&lt;/strong&gt; = masse (kg).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;v&lt;/strong&gt; = vitesse (m/s).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;d&lt;/strong&gt; = diff&#233;rence de... (dt, dp, ... etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette relation constitue le principe fondamental de la M&#233;canique. Si l'on consid&#232;re maintenant la masse ind&#233;pendamment du temps &lt;strong&gt;t&lt;/strong&gt;, on aura alors la relation suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F = m.dv/dt = m.G&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;avec :&lt;br class='autobr' /&gt;
G = dv/dt = acc&#233;l&#233;ration (m/s2 ou m/s/s)&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Le-phenomene-propulsif&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Le-phenomene-propulsif'&gt;* Le ph&#233;nom&#232;ne propulsif :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Soit un syst&#232;me propulsif &lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt; pour &#034;Quelconque&#034; : r&#233;acteur simple ou double flux, propfans, h&#233;lice car&#233;n&#233;e ou non, moteur-fus&#233;e, ... etc.). &lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt; se d&#233;place &#224; une vitesse &lt;strong&gt;Vo&lt;/strong&gt; et est travers&#233; par un flux d'air de masse &lt;strong&gt;m&lt;/strong&gt; qui met un temps &lt;strong&gt;(t1 - t0)&lt;/strong&gt; pour traverser le syst&#232;me. Le flux d'air ressort du syst&#232;me &lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt; &#224; la vitesse &lt;strong&gt;V1&lt;/strong&gt; (pour le moteur fus&#233;e, Vo = 0. Le flux d'air n'&#233;tant pas pr&#233;lev&#233; dans l'environnement, sa vitesse d'entr&#233;e par rapport &#224; Q est nulle).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_74 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/systeme-propulsif.gif?74/57e7a6187a259baebfb5e67202938f856e7be11fa7e3cec5328017cdd724271b&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH131/57e7a6187a259bae-1540f646-a2248.gif?1748079258' width='300' height='131' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_73 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/tube-courant.jpg?73/bdcbf3b92009a846cae9cba947d7a636763edbc0ddc8be4b85573fcc66ad3605&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH225/bdcbf3b92009a846-490d8adc-4e8e7.jpg?1748079258' width='300' height='225' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, par rapport &#224; &lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;, la masse d'air &lt;strong&gt;m &lt;/strong&gt; subit, durant son passage &#224; travers le syst&#232;me, un accroissement de vitesse de &lt;strong&gt;Vo &lt;/strong&gt; &#224; &lt;strong&gt;V1&lt;/strong&gt;. En d'autres termes, une force &lt;strong&gt;F &lt;/strong&gt; lui est appliqu&#233;e durant toute la dur&#233;e de ce passage. Cette action implique automatiquement une force de r&#233;action &lt;strong&gt;Fr &lt;/strong&gt; de la masse &lt;strong&gt;m &lt;/strong&gt; sur le syst&#232;me &lt;strong&gt;Q &lt;/strong&gt; (voir dessin ci-dessus), tel que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fr = - F &lt;/strong&gt; (1er principe de Newton).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le calcul de la force F &#224; appliquer pour acc&#233;l&#233;rer la masse d'air de la vitesse Vo &#224; Vl, on applique le troisi&#232;me principe de Newton, soit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F = m.dv/dt &lt;=&gt; F.dt = m.dv&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;dt &lt;/strong&gt; : intervalle de temps &lt;strong&gt;(t1 - t0)&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;dv &lt;/strong&gt; : diff&#233;rence de vitesse &lt;strong&gt;(V1 - V0)&lt;/strong&gt; entre l'entr&#233;e et la sortie du syst&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
La relation devient donc :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_72 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/chaffois-1.gif?72/5c505b1b42120b08c16aea2396acaa1d9231618d79583b14113bbfb2930e1391&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L200xH245/5c505b1b42120b08-22722476-7eb80.gif?1748079258' width='200' height='245' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.(t1-t0) = m.(V1-V0)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Autrement dit, la variation d'impulsion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.(t1-t0)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
est &#233;gale &#224; la variation de la quantit&#233; de mouvement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;m.(V1 -V0)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette relation peut encore se transformer :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_71 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L147xH44/52a40668319d4bce-45333fa1-6bec6.gif?1748079258' width='147' height='44' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sachant que &lt;strong&gt;(t1 - t0)&lt;/strong&gt; est le temps mis par la masse d'air &lt;strong&gt;m &lt;/strong&gt; pour traverser le syst&#232;me &lt;strong&gt;Q&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;m/(t1 - t0)&lt;/strong&gt; est donc le d&#233;bit massique d'air not&#233; &lt;strong&gt;m&lt;/strong&gt;&#176; (kg/s).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce faisant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F = m&#176; . (V1-V0) = -Fr&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
indiquant par l&#224; que &lt;strong&gt;Fr&lt;/strong&gt; est dirig&#233;e dans le sens oppos&#233; au flux d'air. Si l'on veut consid&#233;rer Fr selon le sens du vol, il suffit d'en changer le signe et l'on aura alors l'&#233;quation fondamentale de la propulsion &#224; r&#233;action (que ce soit celle &#224; h&#233;lice ou celle du moteur dit &#034;&#224; r&#233;action&#034;) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fr = m&#176; . (V1-V0)&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette relation met en relief le fait que &lt;strong&gt;toute g&#233;n&#233;ration de force propulsive consiste &#224; communiquer un suppl&#233;ment de vitesse &#224; un d&#233;bit massique de fluide&lt;/strong&gt; . On notera en passant que, globalement consid&#233;r&#233;e, la force de portance trouve, elle aussi, son origine dans une acc&#233;l&#233;ration vers le bas d'un d&#233;bit massique de fluide (appel&#233;e d&#233;flection), ou encore selon une autre th&#233;orie, dans une acc&#233;l&#233;ration d'une circulation (l&#224; encore d'un d&#233;bit massique).&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Le-rendement-propulsif&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Le-rendement-propulsif'&gt;* Le rendement propulsif :&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_70 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/precious-metal9-.jpg?70/cbd9169ba2dedc2ce3169c23ccee260afc60db01746dd787106cafffb40791f5&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L205xH140/cbd9169ba2dedc2c-1ffacfeb-6f01e.jpg?1748079258' width='205' height='140' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier se diff&#233;rencie du rendement h&#233;lice proprement dit en ce qu'il ne comporte pas les pertes dues &#224; la tra&#238;n&#233;e des profils d'h&#233;lice, ni celles dues &#224; la mise en rotation du flux d'air traversant l'h&#233;lice (celles que r&#233;cup&#232;re en partie l'h&#233;lice contra-rotative). Le rendement h&#233;lice Rh est le produit du rendement propulsif Rp par le &#034;rendement de forme&#034; Rf .&lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#034;rendement de forme&#034; n'a pas d'autre fonction que de signifier qu'il y a des pertes &#034;pratiques&#034; (c'est-&#224;-dire d&#233;coulant du passage de la th&#233;orie &#224; la pratique, et donc de la mise en &#034;forme&#034; de la th&#233;orie : pr&#233;sence des pales qui tra&#238;nent, qui tourbillonnent en extr&#233;mit&#233;, du profil qui n'est pas sans &#233;paisseur, de la mati&#232;re dont les mol&#233;cules accrochent les mol&#233;cules de l'air, de l'air lui-m&#234;me qui n'est pas parfait, etc... etc...). .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rh = Rp. Rf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rendement propulsif se d&#233;finit comme &#233;tant le rapport entre la puissance utilis&#233;e effectivement pour la propulsion d'un avion donn&#233;, Pu, et la puissance disponible, Pd, &#224; la sortie du propulseur (accroissement d'&#233;nergie cin&#233;tique d'un d&#233;bit massique de gaz par le syst&#232;me propulsif).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rp = Pu/Pd = Puissance utile/Puissance disponible&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_69 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/tourbillons-helices2.gif?69/a76412b8e1738ec18b840d766b3d2fd052259ca5e2582e40969f56f2650f1b30&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH160/a76412b8e1738ec1-14bcf21e-5f17d.gif?1748079258' width='400' height='160' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;avec : &lt;br class='autobr' /&gt;
Pu = Fr.V0 = force de propulsion x vitesse de vol.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pd = diff&#233;rence de puissance cin&#233;tique entre l'entr&#233;e et la sortie du propulseur (accroissement d'&#233;nergie cin&#233;tique des gaz).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pd = (1/2.m&#176;.V1&#178;) - (1/2.m&#176;.V0&#178;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Pd = 1/2.m&#176;.(V1&#178; - V0&#178;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;comme :&lt;br class='autobr' /&gt;
Fr = m&#176;. (V1-V0)&lt;br class='autobr' /&gt;
on a :&lt;br class='autobr' /&gt;
Pu = m&#176;.(V1-V0) . V0&lt;br class='autobr' /&gt;
d'o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
Rp = Pu/Pd = [m&#176;. (V1-V0) . V0] / [ 1/2.m&#176;.(V1&#178; - V0&#178;)]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rp = [2.(V1-V0) . V0] / [(V1-V0). (V1+V0)] = (2.V0) / (V1+V0)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_67 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/helice-eq2.gif?67/0cfd0b0490fede0f3b73bde6ca1075e62f902f219815f408a3ae765f8e23fab3&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L347xH72/0cfd0b0490fede0f-c0411c1d-bea4b.gif?1748079258' width='347' height='72' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette relation simple montre clairement que le rendement propulsif Rp est d'autant meilleur que la vitesse du jet de propulsion V1 est proche de la vitesse de vol V0. &lt;strong&gt;C'est donc une relation &#224; m&#233;diter car elle explique bon nombre des inadaptations faites pourtant par des ing&#233;nieurs patent&#233;s&lt;/strong&gt;. Toutefois, si on veut que V1 soit proche de V0 pour obtenir de bons rendements, la relation :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_68 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/chaffois-2-.gif?68/5870c55f8edf8af59c456de4da26b44576cd4e13c6bb92ca46e3d92e7fdd7f9e&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L334xH200/5870c55f8edf8af5-6cd29015-eaaa2.gif?1748079258' width='334' height='200' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Fr = m&#176; . (V1-V0)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d&#233;montre qu'il faut alors augmenter le premier terme m&#176; (le d&#233;bit massique) par augmentation de section utile, si l'on ne veut pas voir la force propulsive Fr s'effondrer. Il est facile ici de mesurer l'effet d&#233;cisif que rev&#234;t le diam&#232;tre d'un syst&#232;me propulseur sur son rendement propulsif. Cela explique aussi l'&#233;volution des r&#233;acteurs dont les diam&#232;tres n'ont cess&#233; de cro&#238;tre pour des raisons d'&#233;conomie de carburant depuis le simple flux jusqu'aux prop-fans qui ne sont rien d'autre que des h&#233;lices dont on savait d&#233;j&#224; dans les ann&#233;es trente qu'elles permettaient, lorsqu'elles &#233;taient contra-rotatives, d'atteindre des rendements propulsifs d&#233;passant 95%. (Cf encadr&#233;s Microjet et Tupolev)&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;L-helice-et-son-flux-d-air&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='L-helice-et-son-flux-d-air'&gt;*L'h&#233;lice et son flux d'air :&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_66 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/helice-diametre.gif?66/f79198c97060490001ca8171317d6d74f3f94ff3b5f89f6ac48af8d07e9a30ef&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L226xH150/f79198c970604900-4a3fa2e4-16202.gif?1748079258' width='226' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On d&#233;montre que l'augmentation de vitesse &#224; travers l'h&#233;lice se fait pour moiti&#233; devant le disque h&#233;lice, d'aire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A = Pi .D&#178;/4&lt;br class='autobr' /&gt;
et pour moiti&#233; derri&#232;re ce disque. La vitesse d'entr&#233;e de l'air dans l'h&#233;lice est donc de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V = (V0+V1)/2&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, le d&#233;bit massique m&#176; &#224; travers l'h&#233;lice &#233;tant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;m&#176; = r.A.V = r.A.(V0+V1)/2&lt;br class='autobr' /&gt;
avec&lt;br class='autobr' /&gt;
r : masse sp&#233;cifique de l'air = 1,225 kg/m3 au sol.&lt;br class='autobr' /&gt;
La formule de la force de traction h&#233;lice (de r&#233;action) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr = m&#176;. (V1-V0)&lt;br class='autobr' /&gt;
devient :&lt;br class='autobr' /&gt;
Fr = r.A.(V0+V1)/2 . (V1-V0)&lt;br class='autobr' /&gt;
Fr = 1/2 . r.A.(V1&#178; - V0&#178;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Fr = 1/2 . r.A. V0&#178; . ((V1/V0)&#178; - 1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, Fr est aussi &#233;gale &#224; la diff&#233;rence de pression &#034; Dp &#034; entre les deux faces du disque h&#233;lice, que multiplie la surface A de ce disque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr = A.Dp&lt;br class='autobr' /&gt;
d'o&#249; Dp = Fr/ A&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce qui donne avec la derni&#232;re formule de Fr :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dp = 1/2 . r.V0&#178;.((V1/V0)&#178; - 1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;d'o&#249; l'on peut tirer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;((V1/V0)&#178; - 1) = Dp / (1/2.r.V0&#178;)&lt;br class='autobr' /&gt;
((V1/V0)&#178; - 1) = (Fr/A) / (1/2.r.V0&#178;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;soit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(V1/V0) = [(Fr/A) / (1/2 . r .V0&#178;) + 1] ^0.5&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut remplacer, dans la formule du rendement propulsif, (V1/V0) par le second terme de la relation pr&#233;c&#233;dente :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rp = 2/(1 + V1/V0)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;devient alors&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_65 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/helice-eq3.gif?65/10d087b2dde007b6ca3a743da3f60ceab2508b22ed750b9e19684219f1463001&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L210xH87/10d087b2dde007b6-9a2ddef1-7db7d.gif?1748079258' width='210' height='87' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quoiqu'un peu plus compliqu&#233;e, cette nouvelle formule du rendement propulsif n'est pas inint&#233;ressante dans la mesure o&#249; elle permet de voir et de comprendre un autre aspect du ph&#233;nom&#232;ne propulsif. En effet, on peut &#233;tudier l'&#233;volution de ce rendement propulsif en fonction de la charge au m&#232;tre carr&#233; (Fr/A) du disque de l'h&#233;lice (ou du r&#233;acteur) et de la vitesse de vol (voir le tableau et les courbes de la figure), On s'aper&#231;oit ainsi que pour obtenir un rendement propulsif Rp sup&#233;rieur &#224; 90 % avec les vitesses habituellement obtenues en aviation l&#233;g&#232;re (180 km/h soit 50 m/s), &lt;strong&gt;il ne faut pas d&#233;passer sur le disque h&#233;lice une charge alaire de 50 &#224; 70 daN/m2&lt;/strong&gt; (avec 1 daN = 0,981 kg).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_64 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/rendement-propulsif.gif?64/08aebad61f9547258fef3ea99fc11ac5462d99ba1f258b8b1b38d232883eb869&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH557/08aebad61f954725-dd08cc76-94c50.png?1762833108' width='500' height='557' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avec des r&#233;acteurs simple-flux, on obtient plus de 10.000 daN/m2, ce qui implique par cons&#233;quent des rendements inf&#233;rieurs &#224; 20 %. Autant dire qu'il vaut mieux abandonner l'id&#233;e de motoriser, &#224; l'aide d'un r&#233;acteur, un avion lent (genre VariViggen, BD-5 ou Sommer-Kendall SK-1) ou pire encore, un planeur (Fouga Sylphe).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_63 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/fouga-sylphe.jpg?63/0dc2207e67d70854fe2549a61470345551aaa4096f1cc548b6d8b3a16504b25a&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L200xH117/0dc2207e67d70854-073ef9e8-a4d67.jpg?1748079258' width='200' height='117' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il est pour le moins curieux de constater le grand cas que font g&#233;n&#233;ralement les concepteurs et constructeurs de la charge alaire des ailes, alors qu'en ce qui concerne l'h&#233;lice et son adaptation, il semble que ce soit l&#224; le dernier de leurs soucis. Du moins pensent-ils que ce probl&#232;me sera r&#233;solu en son temps avec l'aide d'un sp&#233;cialiste. C'est l&#224; une grave erreur de jugement, car souvent la g&#233;om&#233;trie est telle qu'elle interdit toute adaptation par augmentation du diam&#232;tre h&#233;lice. On ne le r&#233;p&#233;tera jamais assez : un avion est un syst&#232;me dont tous les &#233;l&#233;ments (moteur, h&#233;lice, a&#233;rodynamique et devis de masse de la cellule) interagissent. Une cellule, par exemple, implique un diam&#232;tre h&#233;lice d'autant plus grand que son a&#233;rodynamique est d&#233;grad&#233;e, car cette d&#233;gradation de l'a&#233;rodynamique impose soit une vitesse plus faible, soit une motorisation plus importante, donc une charge alaire de l'h&#233;lice plus grande. C'est donc d&#233;s le stade de l'avant-projet qu'il importe de prendre en compte non seulement les probl&#232;mes de motorisation et d'adaptation h&#233;lice, mais encore la qualit&#233; a&#233;rodynamique que l'on est capable d'obtenir et le devis de masse que l'on est capable de tenir...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le vol lent, et surtout pour les phases de d&#233;collage et de mont&#233;e. Il faut donc d'embl&#233;e veiller &#224; se garder une marge suffisante (c&#244;t&#233; garde au sol) pour pouvoir installer une h&#233;lice de diam&#232;tre important, qui permette d'obtenir un rendement h&#233;lice acceptable. Et si d'aventure, vous avez des probl&#232;mes de roulette de nez, ne faites pas comme certains constructeurs qui diminuent le diam&#232;tre h&#233;lice pour augmenter la garde au sol. M&#234;me si des journalistes &#034;sp&#233;cialis&#233;s&#034; pr&#233;sentent cela comme un &#034;avantage&#034;, les &#034;professionnels&#034; ne sont pas toujours des exemples &#224; suivre...&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Caracteristiques-experimentales-des-helices&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Caracteristiques-experimentales-des-helices'&gt;* Caract&#233;ristiques exp&#233;rimentales des h&#233;lices :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les explications abord&#233;es jusqu'ici, si elles permettent de comprendre l'origine des forces de propulsion, ne permettent pas d'obtenir une pr&#233;diction utilisable en bureau d'&#233;tude, car le probl&#232;me de la puissance sur arbre et du r&#233;gime d'&#233;quilibre de l'h&#233;lice n'est pas abordable avec les th&#233;ories pr&#233;c&#233;dentes. Il existe un certain nombre d'autres th&#233;ories que nous ne ferons que mentionner ici. Il est pr&#233;f&#233;rable par contre de s'attacher aux mesures et aux caract&#233;ristiques exp&#233;rimentales qui sont seules garantes d'une pr&#233;cision acceptable en bureau d'&#233;tude. Parmi ces autres th&#233;ories, on peut mentionner :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la th&#233;orie de l'&#233;l&#233;ment de pale : qui d&#233;compose la pale en tranches et calcule les efforts appliqu&#233;s sur chaque tranche, la sommation des efforts permettant d'obtenir la traction h&#233;lice en fonction du couple, du r&#233;gime et de la vitesse de l'avion.&lt;br class='autobr' /&gt;
la th&#233;orie tourbillonnaire : combin&#233;e avec le calcul de la vitesse induite (par la th&#233;orie pr&#233;c&#233;dente), elle permet une pr&#233;cision acceptable pour le vol en croisi&#232;re ou pour l'h&#233;lice &#224; pas variable, mais reste cependant inutilisable pour l'h&#233;lice &#224; pas fixe dans les phases (&#244; combien importantes !) du d&#233;collage et de mont&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est donc n&#233;cessaire de recourir &#224; des d&#233;terminations exp&#233;rimentales :&lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord parce que le calcul est peu fiable en r&#233;gime de fonctionnement d&#233;croch&#233; des pales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite parce que les courbes obtenues sont applicables &#224; toute une famille d'h&#233;lices, ce qui autorise les adaptations dans un vaste domaine d'application.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais aussi parce que les techniques de calcul de ces caract&#233;ristiques h&#233;lice restent difficiles &#224; mettre en oeuvre, alors que le calcul d'apr&#232;s les courbes h&#233;lice est &#224; la port&#233;e de l'amateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, parce que ces courbes d'h&#233;lices sont mesur&#233;es sur des h&#233;lices de grandeur r&#233;elle donc sans effet d'&#233;chelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quoi qu'il en soit, l'exp&#233;rience restera toujours le n&#233;cessaire banc d'essais de confirmation des th&#233;ories et des calculs. Cela, malheureusement, nombreux sont les th&#233;oriciens des propulseurs &#034;en papier&#034; qui l'ignorent actuellement. Le calcul des h&#233;lices sur la base des relev&#233;s exp&#233;rimentaux est un des points d&#233;taill&#233; dans le rapport Naca 640.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_62 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/btu95_d.gif?62/ff4fd5ebd396ab04709d26a5b56c3b6e71942c3a382ce1a4f8687fc934230901&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH125/ff4fd5ebd396ab04-96d8477e-383dc.gif?1748079258' width='500' height='125' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_61 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/tu95-0.jpg?61/269189d3b1841fe62d50f63aab57eee93ed78a539c8b00378029e16d0c8aba35&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH305/269189d3b1841fe6-491fdf71-e251b.jpg?1748079258' width='400' height='305' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Un-exemple-a-suivre-Le-Tupolev-TU-95-BEAR&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Un-exemple-a-suivre-Le-Tupolev-TU-95-BEAR'&gt;Un exemple &#224; suivre : Le Tupolev TU 95 &#034; BEAR &#034;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;HISTORIQUE :&lt;br class='autobr' /&gt;
Premier vol en 1952, entr&#233;e en service en 1956.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;quipage 16 personnes max.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_60 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/tu95-5.jpg?60/705b7b0a67866e7d03acce866bbef3fda772ba0217bf39ef4460fd5f3494fd3c&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH450/705b7b0a67866e7d-c7d05905-2e489.jpg?1748079258' width='300' height='450' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;PROFILS d'ailes :&lt;br class='autobr' /&gt;
Emplanture : TsAGI SR-5S&lt;br class='autobr' /&gt;
Saumon : TsAGI SR-5S&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DIMENSIONS :&lt;br class='autobr' /&gt;
Longueur : 49.50 m&lt;br class='autobr' /&gt;
Envergure : 51.10 m&lt;br class='autobr' /&gt;
Hauteur : 12.12 m&lt;br class='autobr' /&gt;
Surface alaire : 310.0 m2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MASSE : &lt;br class='autobr' /&gt;
Masse &#224; vide : 90,000 kg&lt;br class='autobr' /&gt;
Masse max au d&#233;collage : 188,000 kg&lt;br class='autobr' /&gt;
Masse &#034;payante&#034; max : 20,000 kg&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PROPULSION :&lt;br class='autobr' /&gt;
Propulseurs : Quatre (4) KKBM Kuznetsov NK-12MV turboprops de 15000 cv&lt;br class='autobr' /&gt;
Puissance : 44,132 kW&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PERFORMANCES : &lt;br class='autobr' /&gt;
Vitesse max &#224; : 925 km/h at 40000 pieds (12,205 m), Mach 0.87&lt;br class='autobr' /&gt;
Vitesse max au niveau de la mer : 650 km/h, Mach 0.53&lt;br class='autobr' /&gt;
Plafond pratique : 39370 pieds et 29850 ft (9,100 m) avec la charge marchande max.&lt;br class='autobr' /&gt;
Range : 8110 nm (15,000 km) avec la max de p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_59 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/contra-rotatif.gif?59/1e1b7fc4e998ea73c9936f44b38a1df007d7898e213f7139ddfea08628a6b0bf&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L250xH206/1e1b7fc4e998ea73-e6e83ef8-86dd0.gif?1748079258' width='250' height='206' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_58 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/tu95-4.jpg?58/5ab75860205359a6094aac374c98998526041fe5d29b2c314969100ebd57321c&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH225/5ab75860205359a6-3b87c6df-34faa.jpg?1748079258' width='300' height='225' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Encore construit, plus de 35 ans apr&#232;s le premier vol du prototype en 1951, le Tupolev Tu 95 motoris&#233; par des moteurs Kuznetsov NK-12 t&#233;moigne de la capacit&#233; d'adaptation et d'optimisation de l'&#233;quipe allemande &#034;raffl&#233;e&#034; &#224; la fin de la guerre par les Sovi&#233;tiques et dirig&#233;e par l'Autrichien Ferdinand Brandner, concepteur du moteur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui-ci, un turbopropulseur, entra&#238;ne des h&#233;lices contra-rotatives de 5,6 m de diam&#232;tre &#224; un r&#233;gime de 750 t/mn, et leur fournit une puissance de 11185 kW (soit 15207 ch) qu'il maintient jusqu'&#224; 8000 m (dont il reste 66 % de puissance &#224; 11000 m). Le TU 95 croise &#224; 850 km/h (soit 236 m/s) avec des h&#233;lices autour desquelles la gent journalistique n'est pas rest&#233;e b&#233;ate comme elle a pu l'&#234;tre (par ignorance ou par mode) devant cette nouvelle mouture d'h&#233;lice que sont les prop-fans. Il est vrai qu'&#224; l'&#233;poque, l'h&#233;lice n'&#233;tait rien moins que le signe &#233;vident d'une incapacit&#233; &#224; rester dans la course...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_57 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/tu95-1.jpg?57/32f12e21a65985683f53943ca8e69859bc23d2b52e71c61333feea7f648b1f96&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L200xH81/32f12e21a6598568-02ed0df8-ce57e.jpg?1748079258' width='200' height='81' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Pourtant, le rendement propulsif de cette motorisation est spectaculaire. En effet, si l'on admet un rendement h&#233;lice de 90 % (conservatif pour l'h&#233;lice contra-rotative), on a :&lt;br class='autobr' /&gt;
Fr = (P.Rh)/V = (11185 x 0,9)/ 236 = 42635 N&lt;br class='autobr' /&gt;
avec&lt;br class='autobr' /&gt;
Rh = rendement h&#233;lice.&lt;br class='autobr' /&gt;
P = puissance moteur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fr = force de r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'aire balay&#233;e par l'h&#233;lice &#233;tant de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A = Pi.D&#178;/4 = P x (5,6)&#178; /4 = 24,63 m2&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_56 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/tupolev.gif?56/cc3fb38370b9b3a9bbba7abb08cbbdd942522ab8c77951f73ce8a2702d3be4c7&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L350xH241/cc3fb38370b9b3a9-a9fb528f-92050.gif?1748079258' width='350' height='241' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;et la pression dynamique de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;q = &#189;. r.V&#178; = 1/2 x 1,225 x(276)&#178; = 34146 N /m2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le rendement propulsif devient alors :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rp = 2 / [1 +[1 + (Fr/A)/(1/2. r. V&#178;)]^0.5 ]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rp = 0,988 &lt;strong&gt;soit 98,8%&lt;/strong&gt; (&#224; comparer aux 59 % des r&#233;acteurs simple-flux dans les m&#234;mes conditions de vol tel que sur l'octor&#233;acteur B-52).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_55 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/tu95-2.jpg?55/04b4ecaffc4bc2c31f41c99f771f8e00202c4fb4f8959a46d49cc1346be28c7c&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH250/04b4ecaffc4bc2c3-038f97df-aa71a.jpg?1748079258' width='400' height='250' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il est clair qu'avec un tel rendement propulsif, les Tupolev Bear &#224; moteurs Kuznetsov NK-12, surpassent nettement leurs concurrents subsoniques &#224; r&#233;actions, surtout &#224; basse altitude, car il est encore une autre caract&#233;ristique qui diff&#233;rencie l'h&#233;lice du r&#233;acteur, c'est que la distance franchissable diminue avec la baisse d'altitude pour un r&#233;acteur, alors qu'elle est ind&#233;pendante de l'altitude pour une h&#233;lice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci explique pourquoi les Bear furent produits en tr&#232;s grand nombre. Ceci laisse encore &#224; pr&#233;voir que la r&#233;invention de l'h&#233;lice n'est pas toujours finie et que la co&#251;teuse mise au point des prop-fans ne sert que d'&#233;tape interm&#233;diaire...&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Deuxieme-exemple-Le-Microjet-200B&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Deuxieme-exemple-Le-Microjet-200B'&gt;Deuxi&#232;me exemple : Le Microjet 200B&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_54 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/microjet-.jpg?54/bb89a891a4f2e2a0e059bf4487f993bb015b0ba8e77bfc17c7b1b083a1712026&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L200xH106/bb89a891a4f2e2a0-4e1044a7-20982.jpg?1748079258' width='200' height='106' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le Microjet 200B est un avion &#224; r&#233;action &#233;quip&#233; de deux r&#233;acteurs simple-flux. Les donn&#233;es constructeur indiquent une vitesse de vol V0 de 450 km/h soit 125 m/s. On sait par ailleurs que la vitesse d'&#233;jection des gaz Vl est de l'ordre de 530 &#224; 560 m/s. Cela donne un rendement propulsif de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rp = 2/(1+530/125) = 0,38&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;soit un rendement d&#233;risoire de 38 %. Cela veut dire que 62 % du carburant mis dans les r&#233;servoirs ne sert strictement &#224; rien sinon &#224; faire de la fum&#233;e ! Autre mani&#232;re de voir : en transformant un r&#233;acteur en turbo-prop, un seul de ceux-ci aurait donc suffi pour obtenir une vitesse de vol sup&#233;rieure avec la moiti&#233; de la consommation, c'est-&#224;-dire une autonomie plus que doubl&#233;e pour une m&#234;me quantit&#233; de carburant. Tel est le prix qu'il faut payer pour une non-adaptation correcte de la propulsion. Cet exemple n'est pas l&#224; pour signifier qu'un r&#233;acteur est par essence inadapt&#233;. Chaque solution poss&#232;de (g&#233;n&#233;ralement) un domaine d'adaptation et cela rel&#232;ve de l'optimisation que de trouver le moyen le plus rentable pour atteindre une fin qui doit alors &#234;tre pr&#233;alablement d&#233;finie dans un cahier des charges pr&#233;cis. C'est le r&#244;le de l'optimisation que d'adapter les moyens aux fins. Il existe bien ainsi un domaine d'adaptation du r&#233;acteur simple-flux, mais celui-ci se situe dans les vitesses supersoniques. En effet &#224; 340 m/s de vitesse de vol (1.224 km/h), le rendement propulsif devient :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rp = 2/(1+530/340) = 0,78&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;soit 78 % Il est clair que pour atteindre 1.224 km/h avec la cellule du Microjet 200B, il faudrait une pouss&#233;e qui soit de huit &#224; dix fois sup&#233;rieure &#224; celle d&#233;velopp&#233;e par les deux r&#233;acteurs qui l'&#233;quipent. Cela n&#233;cessiterait un gros r&#233;acteur, et l'avion bien entendu n'aurait plus rien &#224; voir avec le Microjet 200B : c'est d'un chasseur dont il s'agirait alors...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_53 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/microjet2.jpg?53/6020d32e817d480cad430c7ddaab62176c008e035117c31fd3e91598d454d866&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH130/6020d32e817d480c-59f7708d-eb130.jpg?1748079258' width='500' height='130' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Dernier-exemple-Le-reacteur-DGEN-380-http-www-price-induction-com&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Dernier-exemple-Le-reacteur-DGEN-380-http-www-price-induction-com'&gt;Dernier exemple : Le r&#233;acteur DGEN 380 : &lt;a href=&#034;http://www.price-induction.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.price-induction.com/&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_51 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/dgen-380.gif?51/c6f434e3d8b981068d1fd46a6c1403b3ea2c87a8170c79d22df8657e244c9487&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L304xH163/c6f434e3d8b98106-609e5308-3de75.gif?1748079258' width='304' height='163' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De quoi sagit il ? :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le DGEN 380 est un TurboFan double flux, double corps, de forte dilution ( 8 ). Sa pouss&#233;e sera de l'ordre de 250 daN , en statique, conditions ISA, au r&#233;gime maximum continu,MCP, &#224; 100 %.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il consomme du JetA1 et sa consommation sp&#233;cifique ( SFC ) doit se situer autour de 400 gr de carburant par Kg de pouss&#233;e et par heure, en statique, conditions ISA, r&#233;gime maximum continu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est con&#231;u et optimis&#233; pour fonctionner dans le domaine de vol traditionnel de l'aviation l&#233;g&#232;re, de 10 &#224; 20 000 ft et &#224; des vitesses maximales de l'ordre de 220 / 240 kts.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif &#233;conomique est de proposer le package de deux DGEN 380, de leurs accessoires et du FADEC, sur une base de l'ordre de 180 000 &#8364; HT.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_52 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/plan-dgen380.gif?52/0488fea479ccb85b1328c48bc1e4ca705847d591f0450d2b9bf1bf061d065e8e&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L284xH103/0488fea479ccb85b-542b01a1-cd938.gif?1748079258' width='284' height='103' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Informations Techniques :&lt;br class='autobr' /&gt;
Pouss&#233;e : 250 daN (SL takeoff) ; 86 daN ( 12000 ft Mach M=0,35 )&lt;br class='autobr' /&gt;
Consommation sp&#233;cifique : SFC : 0,41 kg/(daN.h) (SL static) ; 0,76 kg/(daN.h) ( 12000 ft Mach M=0.35 )&lt;br class='autobr' /&gt;
Dur&#233;e de vie : 4000 h ; 2500 h (TBO) ; 1200 h ( hot section insp )&lt;br class='autobr' /&gt;
Masse : 42 kg (sec) ; 2 moteurs + accessoires + FADEC &lt; 110 kg Diam&#232;tre : 480 mm ( nacelle )&lt;br class='autobr' /&gt;
Longueur : 1050 mm&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Calcul du rendement propulsif :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_65 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/helice-eq3.gif?65/10d087b2dde007b6ca3a743da3f60ceab2508b22ed750b9e19684219f1463001&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L210xH87/10d087b2dde007b6-9a2ddef1-7db7d.gif?1748079258' width='210' height='87' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En prenant un diam&#232;tre de soufflante d'environ 360 mm&lt;br class='autobr' /&gt;
Une vitesse de vol de 420 km/h (117 m/s) &#224; l'altitude de 12000 pieds (3500 m)&lt;br class='autobr' /&gt;
Rho=0,86 kg/m3).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une pouss&#233;e &#224; cette vitesse de 86 daN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;on obtient un rendement propulsif&lt;strong&gt; Rp = 78%&lt;/strong&gt; gr&#226;ce &#224; un fort taux de dilution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une consommation sp&#233;cifique en croisi&#232;re de 0.76 kg de carb/(daN.h) (12000 ft Mach M=0.35) pour une puissance d&#233;velopp&#233;e de 100,62 kW (Pouss&#233;e:86 daN &#224; Mach M=0,35 et 12000 ft, soit 135 CV) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
On obtient une consommation de 65,3 kg par heure soit 80,6 litres (densit&#233; du jet A1 : 0,81) pour une puissance utile d&#233;velopp&#233;e de 135 cv !!!!&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans oublier que 22% de ces 80,6 litres, soit 17,7 litres partent directement en chaleur sans produire de travail utile !&lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#234;me performance pourrait &#234;tre atteinte avec un avion motoris&#233; par un moteur de 150 CV et une h&#233;lice bien adapt&#233;e (rendement global= 0.85), ce qui conduirait &#224; une consommation horaire de 33 kg/h !! (soit 45,8 litres/h).&lt;br class='autobr' /&gt;
Avis aux futurs utilisateurs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste cependant un domaine d'utilisation qui permette une adaptation correcte de ces petits turbor&#233;acteurs : la motorisation des missiles de croisi&#232;re subsoniques (vitesse de vol &#233;lev&#233;e, temps de vol court).&lt;/p&gt;&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des couacs chez les canards</title>
		<link>https://www.inter-action-aero.fr/Des-couacs-chez-les-canards.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.inter-action-aero.fr/Des-couacs-chez-les-canards.html</guid>
		<dc:date>2024-10-10T11:49:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Interaction</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ewald HUNSINGER - Micha&#235;l OFFERLIN &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant propos du claviste : Une pr&#233;cision : L'article suivant est un article de commande pour le num&#233;ro &#034;sp&#233;cial Canards&#034; du Magazine Experimental, &#224; l'&#233;poque dirig&#233; par F. Besse. Il s'agissait de pr&#233;senter le point de vue : &#034;contre&#034; de mani&#232;re argument&#233;e. Et de fait, on nous reproche souvent ces &#233;crits (le ton est je vous l'accorde volontairement provocateur) mais rarement les faits expos&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; La publicit&#233; donne de la r&#233;alit&#233; une image bien particuli&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.inter-action-aero.fr/-Publications-.html" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ewald HUNSINGER - Micha&#235;l OFFERLIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant propos du claviste :&lt;br class='autobr' /&gt;
Une pr&#233;cision : L'article suivant est un article de commande pour le num&#233;ro &#034;sp&#233;cial Canards&#034; du Magazine Experimental, &#224; l'&#233;poque dirig&#233; par F. Besse. Il s'agissait de pr&#233;senter le point de vue : &#034;contre&#034; de mani&#232;re argument&#233;e. Et de fait, on nous reproche souvent ces &#233;crits (le ton est je vous l'accorde volontairement provocateur) mais rarement les faits expos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_147 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/canard-1.jpg?147/3a2c63a94757502a05cb2c12b5e6202189220a27d175c0ddb31b6007599d51bf&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH150/3a2c63a94757502a-dbef5a40-4988c.jpg?1759270565' width='300' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La publicit&#233; donne de la r&#233;alit&#233; une image bien particuli&#232;re ... Destin&#233;e &#224; amadouer et &#224; subjuguer ceux &#224; qui elle s'adresse, sa fonction principale consiste moins &#224; vanter les m&#233;rites d'un produit qu'&#224; cacher ses vices. Concepteur adul&#233;, B. Rutan s'est r&#233;v&#233;l&#233; surtout &#234;tre un publicitaire talentueux, si l'on en juge par le succ&#232;s qu'il a eu chez les aviateurs. Ce talent, il nous l'a d&#233;montr&#233; encore avec sa derni&#232;re campagne promotionnelle qui a eu pour nom, Voyager. Tout cela cependant, ne doit pas masquer une r&#233;alit&#233; qui, &#224; bien y regarder, est loin de l'image de marque que B. Rutan s'est appliqu&#233; &#224; propager. Entre l'apparition du VariEze dans les ann&#233;es 75 qui a &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'engouement des amateurs (maintenus dans l'ignorance) jusqu'&#224; l'abandon de la vente des liasses quelque temps apr&#232;s qu'une &#233;tude d&#233;taill&#233;e en soufflerie ait &#233;t&#233; entreprise par la Nasa &#224; la suite de multiples accidents, l'entreprise de B. Rutan a quand m&#234;me eu le temps de r&#233;aliser de substantiels profits. En fait, le g&#233;nie de B. Rutan, s'il y a g&#233;nie, a surtout consist&#233; &#224; profiter du marasme de l'aviation l&#233;g&#232;re en g&#233;n&#233;ral et de la construction amateur en particulier, qui en &#233;tait rest&#233;e &#224; une aviation de 1930.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Burt Rutan passe aux aveux !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_146 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/klaus-savier.jpg?146/109fd1b0f7ec8d559115e725f021bdb5301ad92870ba2d20c7221f14925694e0&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH201/109fd1b0f7ec8d55-5ea56ade-7c4e8.jpg?1759270565' width='300' height='201' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La simple analyse chronologique des r&#233;alisations de B. Rutan, qui s'&#233;talent sur une p&#233;riode de plus de 25 ans, d&#233;note chez son auteur une m&#233;connaissance de certaines des lois r&#233;gissant les sciences a&#233;ronautiques et d&#233;montre sa non-ma&#238;trise des proc&#233;dures de conception-avion. Sans vouloir donner une liste exhaustive des critiques &#224; formuler, au sujet des r&#233;alisations sign&#233;es Rutan, nous allons donner quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;flexion sur ses conceptions. Mais auparavant, donnons la parole &#224; Burt Rutan lui-m&#234;me qui, dans la pr&#233;face du livre de Andy Lennon pr&#233;sent&#233; dans ces pages, nous explique ses errements conceptuels : &#034;cela fait vingt ans d&#233;j&#224; que j'ai fait mes premi&#232;res exp&#233;riences dans l'a&#233;rodynamique des canards. Mes premi&#232;res inspirations proviennent des avions en d&#233;veloppement &#224; l'&#233;poque o&#249; je fr&#233;quentais encore l'&#233;cole d'ing&#233;nieur. Le XB-70 de North American et le Viggen de Saab n'avaient pas encore vol&#233;, mais leurs formes m'apparaissaient si belles et leur apparence si engageante qu'&#224; n'en pas douter, ils devaient &#224; coup s&#251;r bien voler. (&#8230;) Mon travail initial a consist&#233; &#224; appliquer les sciences fondamentales r&#233;cemment acquises aux avions de type canard. Il s'agissait avant tout d'obtenir un avion non d&#233;crochable naturellement m&#234;me si c'&#233;tait au d&#233;triment de l'optimisation des performances. (&#8230;) Je dois avouer qu'une grande partie de mon travail initial ne doit son succ&#232;s qu'&#224; une chance inhabituelle. Plus tard, apr&#232;s avoir acquis les m&#233;thodes d'analyse, je me suis rendu compte que j'avais &#233;chapp&#233; &#224; de multiples chausse-trappes dans lesquelles j'ai failli tomber lors du d&#233;veloppement du VariViggen. J'ai eu beaucoup de chance. Il y a beaucoup &#224; apprendre de l'&#233;tude de l'histoire et les documents me manquaient sur les tentatives pass&#233;es de conception des avions canards. (&#8230;) Comme vous le verrez en lisant ce livre, les canards sont apparus avec une grande vari&#233;t&#233; de formes et de dimensions. Quelques uns sont bien con&#231;us et b&#233;n&#233;ficient, en plus de l'ind&#233;crochabilit&#233; naturelle, de bonnes performances. D'autres, quoique d'apparence ext&#233;rieure similaire, souffraient de graves d&#233;fauts de qualit&#233;s de vol et &#233;taient dangereux par manque de stabilit&#233; &#224; faible vitesse. (&#8230;) Un concepteur qui dispose d'un outil ad&#233;quat peut &#233;viter les domaines probl&#233;matiques dans la mesure o&#249; il conna&#238;t leur existence. Les probl&#232;mes qu'il ignorera seront toujours ceux qui lui r&#233;serveront les surprises les plus d&#233;plaisantes. Le grand int&#233;r&#234;t de l'expos&#233; de A. Lennon est sans doute de montrer l'importance qu'a une analyse ad&#233;quate pour le concepteur amateur. J'ai perdu plusieurs amis personnels dans des accidents d'avion parce qu'ils ne s'&#233;taient pas appliqu&#233;s &#224; une conception technique compl&#232;te&#034; pr&#233;cise Burt Rutan. Cette pr&#233;face de B. Rutan est exemplaire en tant qu'aveu. Elle le sera plus encore lorsqu'on aura fait le tour de ses d&#233;ficiences...&lt;/p&gt;
&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;De-Vilains-petits-canards&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='De-Vilains-petits-canards'&gt;De Vilains petits canards&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) Le cahier des charges :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_144 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/rutanfamilydefiantfezfviggin.jpg?144/2d3e68e0fc3e5760d2eb74a5e491593f46ec940aebb7d1082f0983bb071af08b&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L380xH300/2d3e68e0fc3e5760-6c7753eb-84215.jpg?1759270565' width='380' height='300' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Concevoir un avion avec pour simple objectif la non d&#233;crochabilit&#233; est pour le moins surprenant, d'autant qu'il sacrifie d'embl&#233;e les performances &#224; cette caract&#233;ristique comme si celle-ci ne pouvait pas s'obtenir sur les avions conventionnels ; comme si par ailleurs un avion ne devait avoir qu'une seule propri&#233;t&#233;. Ce cahier des charges est donc largement insuffisant : les basses vitesses ne constituent qu'un pourcentage faible du domaine de vol d'un avion. Un ing&#233;nieur, lors de la conception d'un appareil, doit s'attaquer &#224; la totalit&#233; du domaine de vol. A notre connaissance, B. Rutan n'a jamais explicit&#233; les sp&#233;cifications retenues pour ses avions et surtout, il n'a jamais tenu compte de l'&#233;tat actuel et pass&#233; des performances obtenues pour tenter de les am&#233;liorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) L'aile delta :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa premi&#232;re r&#233;alisation, le VariViggen, d&#233;note une m&#233;connaissance des performances-avion. L'utilisation d'une aile delta sur un avion subsonique de voyage est une grossi&#232;re erreur qui en dit long sur les repr&#233;sentations mentales de B. Rutan quant aux relations de la m&#233;canique du vol. En effet, une aile delta avec son allongement de 3 &#224; 3,5 ne permet qu'une finesse maximale de 7 &#224; 8. Il est &#233;vident (sauf pour B. Rutan !) qu'une finesse aussi faible va entra&#238;ner d'embl&#233;e une d&#233;gradation importante des performances de cet avion par rapport aux avions existants dont les finesses courantes sont de l'ordre de 12 &#224; 16. Il n'y avait donc pas lieu de construire un tel avion. Il a d'ailleurs d&#251; se rendre compte assez rapidement de son erreur puisqu'il a de suite remplac&#233; l'aile delta par une aile de grand allongement, d'abord sur le VariViggen en rajoutant des tron&#231;ons d'aile avec winglets (admirons au passage le bricolage) puis en revenant &#224; l'aile conventionnelle de grand allongement pour le VariEze. Les performances du VariViggen obtenues avec 150 ch. sont mis&#233;rables puisqu'il croisait &#224; 250 km/h. A titre de comparaison, le F-8L Falco avec 160 ch., &#233;galement biplace, croise &#224; 300 km/h. Premi&#232;re erreur, premier apprentissage de Burt Rutan qui n'en a pas moins vendu quelques liasses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) L'ind&#233;crochabilit&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le VariEze, malgr&#233; son succ&#232;s commercial, comporte un certain nombre de d&#233;fauts qui en font un avion &#034;m&#233;diocre&#034;. Son seul avantage sur les avions conventionnels : le pilotage direct de la portance qui permet un temps de r&#233;ponse plus court et qui &#233;vite &#224; l'avion de passer sous la trajectoire en cas de changement de pente, ce qui peut &#234;tre dangereux notamment lors de l'arrondi ou lors d'&#233;volutions pr&#232;s du relief. Ce pilotage direct de la portance, cependant, n'est pas nouveau. Il y a 50 ans d&#233;j&#224; que Henri Mignet l'utilisait sur ses avions, concept qu'il appelait &#034;l'aile vivante&#034;. C'est en cela que H. Mignet est un vrai innovateur, malheureusement trop en avance sur son &#233;poque. C'est d'ailleurs cet avantage qui fait que H. Mignet n'est pas d&#233;pass&#233; pour peu que l'on am&#233;liore encore l'a&#233;rodynamique ... mais on aboutit alors tout droit au Q2 ou au Dragonfly. Comme quoi, il est actuellement difficile d'inventer et d'innover, sauf quand la &#034;jeune&#034; g&#233;n&#233;ration ignore ce que les &#034;anciens&#034; avaient d&#233;j&#224; trouv&#233;, ce qui est trop syst&#233;matiquement le cas.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'avantage pr&#233;tendu du VariEze, l'ind&#233;crochabilit&#233; n'est obtenu qu'au prix de la non-utilisation de la portance maximale de l'aile. L'avion comporte donc de la surface d'aile inutilisable, et pr&#233;sente de ce fait une tra&#238;n&#233;e parasite suppl&#233;mentaire. Il faut signaler qu'une m&#234;me proc&#233;dure de non d&#233;crochabilit&#233; peut &#234;tre &#233;galement appliqu&#233;e &#224; l'avion conventionnel (par limitation du d&#233;battement des gouvernes d'empennage, par pousseur sur le manche, etc.) avec d'ailleurs les m&#234;mes inconv&#233;nients, &#224; savoir : une vitesse minimale de contr&#244;le tr&#232;s &#233;lev&#233;e, entra&#238;nant des distances de d&#233;collage et d'atterrissage importantes (&#224; masse &#233;quivalente), &#224; moins de sur motoriser et d'installer une h&#233;lice &#224; pas variable. C'est ce que fait Gyroflug sur son Speed-Canard pour r&#233;duire la distance de d&#233;collage de 700 m (version 116 ch.) &#224; 450 m (version 160 ch.). Et nous voil&#224; repartis dans l'escalade masse/puissance. A noter que la distance d'atterrissage reste 700 m et que la version 116 ch. n'obtiendrait m&#234;me pas le CNRA qui exige le passage des 15 m&#232;tres en moins de 600 m...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) L'a&#233;rodynamique :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_145 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/twin-cosy.jpg?145/414816a66d145bfcc95142a82e5978cd76636b75d40f03f412cb719c60f4ed1d&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH329/414816a66d145bfc-cf0f8f79-3e749.jpg?1762833109' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; les affirmations gratuites et non chiffr&#233;es de B. Rutan, concernant l'obtention d'une &#034;a&#233;rodynamique exceptionnelle&#034;, il n'en demeure pas moins que le VariEze (comme le Speed-Canard) comporte une tra&#238;n&#233;e de culot (ou de pression, ou de sillage, ou &#034;base-drag&#034; selon les diverses terminologies), du fait de la non-fermeture de l'arri&#232;re de l'avion rendue impossible par la pr&#233;sence du moteur. Des d&#233;collements s'y installent donc irr&#233;m&#233;diablement. A titre d'exemple, les biplaces conventionnels bien r&#233;alis&#233;s pr&#233;sentent des surfaces de tra&#238;n&#233;e &#233;quivalente (ou S.CXO) de 0,12 &#224; 0,15 M&#178; alors que les biplaces canard connus atteignent 0,25 &#224; 0,32 M&#178;. Soit une surface de tra&#238;n&#233;e &#233;quivalente approximativement doubl&#233;e. Cela explique pourquoi avec 100 ch., le Lancair (avion conventionnel) croise &#224; 315 km/ h alors qu'avec la m&#234;me puissance, le VariEze n'atteint que 273 km/h.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les affirmations du concepteur concernant une &#034;a&#233;rodynamique exceptionnelle&#034; sont donc formellement d&#233;menties par les faits (encore que &#034;exceptionnel&#034; ne veut pas dire &#034;excellent&#034;). Burt Rutan a oubli&#233; de faire une analyse statistique comparative et a compt&#233; sur l'ignorance des constructeurs amateurs auxquels il s'adressait. Cette ignorance est grave par les implications s&#233;curitaires qu'elle implique, et en ce domaine, la responsabilit&#233; de la presse sp&#233;cialis&#233;e n'est pas nulle. Sachez dor&#233;navant choisir vos revues et exigez d'elles de publications chiffr&#233;es plut&#244;t que des impressions subjectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5) Les ailerons :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Malin en diable, B. Rutan avait mont&#233; initialement la fonction aileron en diff&#233;rentiel sur le canard (imaginez un avion avec le contr&#244;le en roulis install&#233; en diff&#233;rentiel sur la profondeur !). On ne peut m&#234;me plus parler de m&#233;connaissance des &#233;l&#233;ments de contr&#244;le et de pilotage ... D&#233;j&#224; que ce pauvre plan-canard, charg&#233; au m&#232;tre carr&#233; comme il l'&#233;tait, non content d'&#234;tre responsable du contr&#244;le longitudinal, se voyait en plus affubl&#233; du contr&#244;le en roulis. C'&#233;tait pr&#233;sager l&#224; d'une sant&#233; vraiment exceptionnelle ! D&#232;s le premier vol, il a fallu modifier le contr&#244;le en roulis. Par la suite, B. Rutan qui, &#233;videmment continu&#233; par ses exp&#233;riences sur objet &#224; parfaire ses connaissances d&#233;ficientes (mais qu'apprend-on dans les &#233;coles d'ing&#233;nieurs ?), monte donc ses ailerons sur l'aile et installe ses gouvernes de direction sur les winglets en bout d'aile. Que croyez-vous qu'il arriva avec ces deux &#233;l&#233;ments plac&#233;s &#034;un pr&#232;s de l'autre ? Un beau couplage a&#233;rodynamique roulis-lacet. A basse vitesse, la pression sur le palonnier entra&#238;ne un roulis au lieu du lacet attendu, d'o&#249; un changement de comportement de l'avion incompatible avec un pilotage &#034;normal&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6) La charge alaire :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_143 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/robert-schubiger.jpg?143/316413d97da4ac2cda979053e5f4ba1d5e9732073984a334e2dda4aba4f7850a&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L254xH166/316413d97da4ac2c-98b486ae-0e2ae.jpg?1759270565' width='254' height='166' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La stabilit&#233; longitudinale d'un avion quel qu'il soit, impose comme condition que la portance du plan avant soit plus &#233;lev&#233;e que celle du plan arri&#232;re. Autrement dit, le plan avant doit &#234;tre obligatoirement plus charg&#233; au M2 que le plan arri&#232;re. Si ce plan avant est un canard, c'est-&#224;-dire un plan de faible corde, le nombre de Reynolds auquel il va travailler sera donc plus faible que celui d'une aile conventionnelle. Cela n'est pas sans cons&#233;quence sur la couche limite, dont la laminarit&#233; est, dans ce cas pr&#233;cis, un inconv&#233;nient majeur puisqu'elle est responsable de changements de comportement intempestif en cas de Pluie (les canards n'aiment plus la pluie !) ou de contamination par les insectes - comportements qui ne permettent pas de voler &#224; basse vitesse du fait du d&#233;crochage du plan-canard. Pour un avion dont le seul cahier des charges &#233;tait l'ind&#233;crochabilit&#233; &#224; tout prix, c'est r&#233;ussi ! La forte charge alaire du canard entra&#238;ne alors une vitesse minimale de contr&#244;le &#233;lev&#233;e, donc des distances de d&#233;collage et d'atterrissage &#233;lev&#233;es. Du point de vue de la stabilit&#233;, l'avion canard doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un avion conventionnel dont l'empennage a &#233;t&#233; surdimensionn&#233;. En effet, le canard marche toujours &#224; un Cz (coefficient de portance) plus &#233;lev&#233; que l'aile, et le d&#233;crochage se fait toujours sur le canard : ce sont l&#224;, les caract&#233;ristiques principales d'une aile d'avion conventionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;7) Rendement de l'aile :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_142 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/rutanfamily2-.jpg?142/c5800d39ffea593b98f74c70da083be2db8d57e2fdbe9c7ab475976624b9f0e7&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH163/c5800d39ffea593b-caef36c7-a316c.jpg?1759270565' width='300' height='163' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'aile des avions canards vole en partie dans le sillage descendant et les tourbillons marginaux du canard. Son a&#233;rodynamique et en particulier le coefficient d'Osswald &#034;e&#034; (rendement de l'aile par rapport &#224; l'aile id&#233;ale) est d&#233;grad&#233;e. Ceci enl&#232;ve une partie de l'int&#233;r&#234;t d'avoir un empennage porteur. Il serait int&#233;ressant d'obtenir de B. Rutan l'indication du &#034;e&#034; global de ses machines ainsi que les S.CXO qu'il obtient. La discussion sur l'int&#233;r&#234;t des canards serait alors possible sans se baser sur des impressions subjectives, non quantifi&#233;es telles que diffus&#233;es par la Rutan Aircraft Factory dans ses brochures.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sillage descendant du canard diminue l'incidence de la partie centrale de l'aile, principalement aux grands angles (Cz du canard important d'o&#249; tra&#238;n&#233;e induite &#233;lev&#233;e et d&#233;flexion importante), en aggravant ainsi la tendance au d&#233;crochage asym&#233;trique en extr&#233;mit&#233; d'aile, condition dangereuse car c'est alors le d&#233;part en vrille (fameuse r&#233;ussite de l'ind&#233;crochabilit&#233; !). Nous savons que les premiers appareils avaient cette f&#226;cheuse tendance (gageons que les utilisateurs n'ont pas &#233;t&#233; avertis, avant leur achat, des risques auxquels ils allaient s'exposer !). Par la suite, cette tendance a &#233;t&#233; &#233;limin&#233;e par la limitation du d&#233;battement du volet du canard (solution utilis&#233;e sur les avions conventionnels pour les rendre non d&#233;crochable : le d&#233;tour est grand pour arriver &#224; une m&#234;me solution) puis par le choix d'un profil du canard d&#233;crochant nettement avant l'aile (quelle gymnastique mentale pour rendre d&#233;crochable un avion qui ne voulait &#224; l'origine pas l'&#234;tre !). Tous ces d&#233;fauts a&#233;rodynamiques et de stabilit&#233; ont &#233;t&#233; mis en &#233;vidence par la Nasa lors d'essais en soufflerie du Varieze en 1983-84. Peu de temps apr&#232;s, B. Rutan annon&#231;ait l'arr&#234;t de la diffusion de ses plans (pour un produit qui pr&#233;tendait &#224; tant de qualit&#233;, et qui lui avait d&#233;j&#224; permis de se faire une petite fortune sur le dos des amateurs, c'est plut&#244;t surprenant !). Notons que chez Gyroflug, ce probl&#232;me de la diff&#233;rence entre les parties interne et externe de l'aile a &#233;t&#233; r&#233;gl&#233; en donnant &#224; l'aile un vrillage diff&#233;rent aux deux parties, solution tr&#232;s disgracieuse, a&#233;rodynamiquement p&#233;nalisante et pr&#233;judiciable &#224; la construction et &#224; la r&#233;sistance de la structure de l'aile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8) La laminarit&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors qu'il pr&#233;tend &#224; un &#233;tat de surface parfait par l'utilisation des composites, B. Rutan n'a pas utilis&#233; les d&#233;veloppements les plus r&#233;cents de l'a&#233;rodynamique en mati&#232;re de couche limite laminaire pour sa derni&#232;re r&#233;alisation (le Starship 1). On sait d'apr&#232;s ses aveux que les performances sont le dernier de ses soucis et que &#034;l'avenir est au canard&#034;, ce qui semble &#233;trange dans le domaine professionnel, car son concurrent direct (le Piaggio P-180) qui vise le m&#234;me cr&#233;neau et qui s'est appliqu&#233; &#224; &#034;laminariser&#034; ses ailes et une partie non n&#233;gligeable de son fuselage, vole, lui, &#224; pr&#232;s de 100 km/h plus vite que le Starship 1 (740 contre 652 km/h) avec une puissance plus faible de 27,2% (1600 ch. contre 2200 ch. pour le Starship 1) et ce pour un prix de recherche et de d&#233;veloppement de 5,5 fois moindre (200 milliards de centimes pour le Starship 1 contre 36 milliards pour le Piaggio). On ne peut que s'incliner devant tant de comp&#233;tence...&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour obtenir un maximum de laminarit&#233;, il faut une aile de faible corde d&#233;pourvue de fl&#232;che pour &#233;viter une composante en envergure de l'&#233;coulement qui perturberait imm&#233;diatement la laminarit&#233;, ainsi qu'une forme de fuselage particuli&#232;re pour &#233;viter le plus longtemps possible les gradients de pression positifs qui d&#233;clenchent la transition laminaire/turbulent. Ces connaissances ont parfaitement &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;es dans le P-180 de Piaggio. Les premiers vols ont confirm&#233; le bien-fond&#233; de cette optimisation. Le P-180 comporte par ailleurs une surface mouill&#233;e minimale inf&#233;rieure de 25% &#224; celle du Starship 1 (due pr&#233;cis&#233;ment &#224; une meilleure utilisation du Cz max. de l'aile), la tra&#238;n&#233;e de frottement qui est toujours proportionnelle &#224; la surface mouill&#233;e, se trouvant r&#233;duite dans les m&#234;mes proportions.&lt;br class='autobr' /&gt;
A des vitesses moindres, le probl&#232;me de contr&#244;le de l'&#233;coulement laminaire reste identique pour le VariEze avec son aile &#224; forte fl&#232;che (solution retenue pour la stabilit&#233; de route). Bref, B. Rutan sacrifie au &#034;look canard&#034; beaucoup de choses. Il arrive &#224; cette performance peu commune d'obtenir de la laminarit&#233; l&#224; o&#249; pr&#233;cis&#233;ment elle est nuisible et g&#233;n&#233;ratrice de probl&#232;mes majeurs (le canard) et de s'en priver pr&#233;cis&#233;ment l&#224; o&#249; il en aurait eu le plus besoin et o&#249; les surfaces sont (trop) grandes (l'aile).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9) Le train :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_141 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/varieze-.jpg?141/9d01fb11b816451b168f156575c930edc20c9892981783a18700943fc22a210e&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH167/9d01fb11b816451b-d5da6ea1-49af9.jpg?1759270565' width='300' height='167' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le train principal du VariEze est n&#233;cessairement haut pour d&#233;gager l'h&#233;lice. Cela donne un moment piqueur de par la tra&#238;n&#233;e de roulement, aggravant ainsi le probl&#232;me de la rotation au d&#233;collage. Les cailloux soulev&#233;s par les roues endommagent r&#233;guli&#232;rement l'h&#233;lice lors des utilisations sur piste en herbe. A part la version voltige du Bolkow Monsun qui n'a pas connu de diffusion, la VariEze est le premier avion connu &#224; rentrer le train auxiliaire sans rentrer le train principal. Cela seul d&#233;note la pleine possession des capacit&#233;s innovatrices et optimisatrices ! Rutan-professionnel a r&#233;it&#233;r&#233; un &#034;coup&#034; semblable en r&#233;alisant un empennage (canard) &#224; g&#233;om&#233;trie variable et une aile principale fixe sur son Starship 1 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10) Les composites :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le choix syst&#233;matique du plastique que B. Rutan fait pour ses r&#233;alisations d&#233;note une m&#234;me disposition d'esprit de laquelle est exclue toute id&#233;e d'optimisation. Son ent&#234;tement &#224; faire des choix a priori le conduit, par exemple, &#224; faire son Starship 1 en plastique, puis, apr&#232;s en avoir fait construire trois prototypes pour les essais de certification, &#224; en augmenter la masse de 10% car il s'est rendu compte (aux frais de sa soci&#233;t&#233; ce coup-l&#224;) que le plastique ne tenait pas, sans se d&#233;former, les efforts de pressurisation - surprise que n'aurait pas apport&#233; le m&#233;tal (Piaggio P-180). Le plastique, comme les autres mat&#233;riaux, a ses avantages et ses inconv&#233;nients. Il s'agit de l'employer &#224; bon escient c'est-&#224;-dire l&#224; o&#249; l'on peut b&#233;n&#233;ficier des avantages sans p&#226;tir des inconv&#233;nients. Ce qu'il faut faire, en fait, c'est utiliser la diversit&#233; des propri&#233;t&#233;s des divers mat&#233;riaux comme d'une variable suppl&#233;mentaire, pour atteindre une meilleure optimisation. Le choix du mat&#233;riau ne peut donc pas se faire a priori sans connaissance pr&#233;alable des probl&#232;mes &#224; r&#233;soudre. C'est sans doute l&#224;, un langage que B. Rutan n'est pas encore pr&#234;t &#224; comprendre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11) Le devis de masse :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les proc&#233;d&#233;s de mise en oeuvre du plastique par les amateurs pr&#233;sentent de nombreux inconv&#233;nients dont l'un se r&#233;sume &#224; ceci : le mat&#233;riau est produit en m&#234;me temps que la structure. Il n'y a donc aucun contr&#244;le de la qualit&#233; du mat&#233;riau possible (l'industrie utilise les ultra-sons, les rayons X, etc. pour tester l'homog&#233;n&#233;it&#233; du mat&#233;riau). Il ne reste donc plus qu'une solution : forcer sur les sur&#233;paisseurs pour couvrir les incertitudes et se laisser une marge de s&#233;curit&#233;. R&#233;sultat : un devis de masse d&#233;sastreux. Ainsi, par exemple, alors que les fractions de masse &#224; emporter (masse utile + masse carburant/masse au d&#233;collage) tournent autour de 0,48 pour le bois et toile (D-18), elles tombent aux alentours de 0,41 pour le m&#233;tal (TB-10) et de 0,366 pour le plastique (Silhouette).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12) La m&#233;thode :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on est ignorant dans un domaine donn&#233;, on commence (normalement) &#224; rassembler la documentation s'y rapportant, avant de lancer sur le march&#233; le fruit de ses &#233;lucubrations. B. Rutan, en toute rationalit&#233;, a plac&#233; la charrue avant les b&#339;ufs. D'abord il construit l'avion. Ensuite il apprend &#224; le concevoir par essais et erreurs. Son apprentissage a ainsi co&#251;t&#233; une v&#233;ritable fortune r&#233;alis&#233;e sur le dos des amateurs, parfois sur leur vie (ce qui est plus grave). A l'heure qu'il est, B. Rutan n'a toujours pas fini sa formation qu'il continue maintenant sur le dos de la soci&#233;t&#233; qui l'emploie, ce qui assur&#233;ment est moins grave quoique nettement plus co&#251;teux. La s&#233;curit&#233; sera ici assur&#233;e par l'organisme de certification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13) La technologie&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour donner une id&#233;e de la pluridisciplinarit&#233; de ses lacunes intellectuelle, B. Rutan a con&#231;u un train principal tout &#224; fait non conforme aux donn&#233;es actuelles de la technologie de construction, avec hyperstatisme, flexions secondaires et mauvaise reprise des efforts concentr&#233;s. Le longeron principal, quant &#224; lui, pr&#233;sente une brisure juste au niveau des fixations entra&#238;nant des torsions parasites, des surcharges locales responsables de concentration de contraintes. Comme il se doit, la reprise locale de cette torsion a &#233;t&#233; suffisamment mal assur&#233;e pour exiger des surdimensionnements qui vont bien entendu d&#233;grader un peu plus le devis de masse. Ces fautes technologiques ne sont &#233;videmment pas les seules, tant s'en faut, mais il serait trop long et hors de propos d'en faire la liste exhaustive. La d&#233;monstration se suffit largement de ces quelques exemples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;14) L'exploit Voyager :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_140 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/voyager.jpg?140/a7b62c8fcc3c3d30673e5ec4354660d8a4967ef4737c4c23dc4b02418efcb3f9&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH193/a7b62c8fcc3c3d30-2451f6b9-d2e2f.jpg?1759270565' width='300' height='193' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Projet de fin de soir&#233;e bien arros&#233;e, dessin&#233; nous dit on sur une nappe de restaurant, Voyager est avant tout l'&#339;uvre d'un m&#233;galomane du spectacle (du pain et du cirque). Sans aucun int&#233;r&#234;t technologique (aucune connaissance nouvelle, ni aucun d&#233;veloppement industriel), il aura toutefois permis de d&#233;montrer que deux personnes du sexe oppos&#233; (crit&#232;re de choix de l'&#233;quipage) sont en mesure de tenir neuf jours dans &#034;une baignoire&#034;. Cela rappellera &#224; quelques uns (Robert Timm et John Cook) leur jeunesse, notamment la p&#233;riode du 4 d&#233;cembre 1958 au 7 f&#233;vrier 1959 pendant laquelle ils se sont trouv&#233;s &#224; bord d'un Cessna 172 pour battre le record mondial de dur&#233;e de vol dont ils sont toujours d&#233;tenteurs avec ... 64 jours 22 heures et 19 minutes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Canard naturellement instable par flexibilit&#233; des structures, Voyager n'est pilotable qu'avec l'assistance d'une stabilisation artificielle. Cette instabilit&#233;, due &#224; la n&#233;cessit&#233; de construire l&#233;ger en sacrifiant la rigidit&#233; et le coefficient de s&#233;curit&#233;, trouve son origine dans les multiples couplages a&#233;ro-&#233;lastiques. B. Rutan a r&#233;ussi ainsi &#224; construire un avion mou que son fr&#232;re a eu toutes les peines du monde &#224; maintenir en l'air, ce que tout a&#233;ro&#233;lasticien aurait p&#251; lui pr&#233;dire. La performance humaine ne r&#233;side pas dans les neuf jours, mais dans le combat contre les lois de la nature (a&#233;ro-&#233;lastiques) et la bataille contre l'avion-chewing-gum (Hollywood est tout proche) pour l'emp&#234;cher de faire des bulles. Le record de distance doit environ 25% aux vents favorables. Reste le probl&#232;me de son homologation, car l'avion &#224; l'arriv&#233;e &#233;tait singuli&#232;rement diminu&#233; (perte des deux winglets plus des morceaux d'ailes). De toute &#233;vidence, ces parties ne lui &#233;taient pas n&#233;cessaires donc superflues (perte l&#233;g&#232;re d'a&#233;rodynamique compens&#233;e cependant par une diminution de tra&#238;n&#233;e de frottement).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'a&#233;rodynamique globale de la machine est conforme &#224; l'a&#233;rodynamique des canards connus. Elle n'a rien de spectaculaire, le coefficient de frottement &#233;quivalent se situant aux alentours de 0,0045 (valeur impr&#233;cise par manque de donn&#233;es fiables) &#224; comparer aux valeurs de quelques autres avions donn&#233;es plus bas. Voyager pr&#233;sente donc vraisemblablement une tra&#238;n&#233;e de culot par d&#233;collement derri&#232;re le fuselage. Le seul param&#232;tre a&#233;rodynamique, qui a permis de cacher les d&#233;ficiences a&#233;rodynamiques et permis le record, est l'allongement d&#233;mesur&#233; qui, lui, r&#233;sulte d'un choix, non d'une r&#233;ussite technologique.&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h2&#034; aria-labelledby=&#034;Du-Rififi-chez-les-canards&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Du-Rififi-chez-les-canards'&gt;Du Rififi chez les canards&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_139 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/jpg/velocity-.jpg?139/705a14fc2d4340cf3bcef4c65bd88d13f7fe52c003ad6f1a4f96ce471174cc3b&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH213/705a14fc2d4340cf-60f1fd38-c0edb.jpg?1759270565' width='300' height='213' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne social &#034;canard&#034; est exemplaire, lui aussi, en ce qu'il laisse rarement la gent a&#233;ronautique indiff&#233;rente : il y a les inconditionnels du canard et il y a ses d&#233;tracteurs. C'est en cela que l'on peut parler de ph&#233;nom&#232;ne (micro)social. Notre propos ici, n'est pas de fourbir les armes des d&#233;tracteurs. Il consiste &#224; remettre les choses &#224; leur juste place. Depuis dix ans, on a trop entendu parler des canards comme d'une panac&#233;e (d'autres s'appr&#234;tent &#224; en faire autant avec le concept &#224; ailes jointives) pour ne pas remettre les pendules &#224; l'heure. Le canard n'a pas de qualit&#233; a&#233;rodynamique extraordinaire qui puisse justifier la surabondance de probl&#232;mes qu'il apporte. S'il y a un domaine o&#249; il pourrait peut-&#234;tre apporter quelque chose, ce serait l&#224; o&#249; l'on ne l'utilise pr&#233;cis&#233;ment pas : sur les hydravions. Le plan avant porteur aurait sans doute un effet positif sur le d&#233;jaugeage et l'appareil aurait peut-&#234;tre moins tendance &#224; &#034;marsouiner&#034;. Entre le pingouin clou&#233; au sol et l'albatros aux rares qualit&#233;s de vol, il y aurait quand m&#234;me chez les palmip&#232;des une place pour le canard, mais pr&#232;s de la mare !&lt;br class='autobr' /&gt;
Si nous nous &#233;levons contre quelque chose, c'est contre l'irrationalit&#233; de cet &#233;tat d'esprit, contre le fait que les choix (que ce soit ceux du canard ou d'autre chose) ne rel&#232;vent en derni&#232;re analyse de rien d'autre que des ph&#233;nom&#232;nes de mode et de &#034;look&#034;. De l&#224; &#224; plonger (&#233;tape suivante) dans ce que les anthropologues ont appel&#233; &#034;l'esprit magique&#034;, il n'y a qu'un pas qu'il serait fort dommageable pour l'a&#233;ronautique de franchir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour faire reculer l'obscurantisme, il n'est que de faire la lumi&#232;re. Or en notre domaine, la lumi&#232;re, c'est la lumi&#232;re des chiffres, c'est-&#224;-dire le moyen, la possibilit&#233; des comparaisons objectives, chiffr&#233;es. Pour vous donner une id&#233;e m&#234;me grossi&#232;re et approximative (cela vaut mieux que pas d'id&#233;e du tout) de ce que vaut un avion donn&#233;, il vous suffit de calculer avec ces quelques formules simplifi&#233;es les trois param&#232;tres fondamentaux qui caract&#233;risent cet avion. Vous serez alors en mesure de juger vous-m&#234;me des qualit&#233;s pr&#233;tendues de l'appareil par comparaison avec celles des avions connus. Les &#233;l&#233;ments qu'il vous faut r&#233;unir pour cela sont les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'envergure en m&#232;tre (b)&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; un plan 3-vues pour calculer la surface mouill&#233;e totale (SMT) en m2&lt;/li&gt;&lt;li&gt; soit la puissance moteur install&#233;e en chevaux (Pm) et la vitesse maximale sol en m/s (Vmax)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; soit la finesse maximale&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la masse au d&#233;collage&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la masse &#224; vide.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec ces &#233;l&#233;ments, vous serez en mesure de calculer la surface de tra&#238;n&#233;e &#233;quivalente de l'avion (c'est-&#224;-dire la surface de la plaque plane &#233;quivalente perpendiculaire au vent relatif) ou S.CXO qui int&#232;gre toutes les tra&#238;n&#233;es parasites, les d&#233;fauts a&#233;rodynamiques, etc. Vous pourrez le faire de deux mani&#232;res diff&#233;rentes (&#224; partir de la finesse ou &#224; partir de la puissance et de la vitesse) et de juger de la coh&#233;rence des chiffres avanc&#233;s par le constructeur. Vous pourrez calculer la fraction de masse &#224; emporter et juger de la capacit&#233; du constructeur &#224; construire l&#233;ger (&#224; titre de comparaison, il faut 460 kg de masse au d&#233;collage pour emporter deux personnes &#224; 170 km/h avec le D-18 alors qu'il faut 870 kg pour le Grob G-115 : les fractions de masse &#224; emporter sont 0,48 pour le D-18 et 0,34 pour le Grob).&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec la surface mouill&#233;e totale (surfaces qui &#034;frottent&#034; contre l'air) vous serez en mesure de comparer le coefficient de frottement de l'avion (avec l'int&#233;gration de toutes les rugosit&#233;s, les ondulations de surface, les tra&#238;n&#233;es de culot, le train, etc.) et la comparer avec celle d'une plaque plane parall&#232;le au vent relatif dont on sait par les mesures en soufflerie qu'elle est &#233;gale (aux vitesses qui nous int&#233;ressent) &#224; 0,003. L'&#233;cart &#224; cette valeur donnera une id&#233;e de la plus ou moins bonne r&#233;ussite a&#233;rodynamique de l'appareil, ind&#233;pendamment de sa taille et de sa cat&#233;gorie. A titre d'exemple, les planeurs sont tr&#232;s proches de 0,003. L'Orion tourne autour de 0,0065. Le Speed-Canard : 0,009 et le Rallye : 0,011. Les meilleurs r&#233;ussites a&#233;rodynamiques se trouvent chez les amateurs avec le Lancair et le White Lightning qui se situent entre 0,0032 et 0,004 (impr&#233;cision due au manque de donn&#233;es fiables).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fraction de masse &#224; emporter :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Me/Md)= Md - Mv/Md&lt;br class='autobr' /&gt;
avec Md masse au d&#233;collage et Mv : masse &#224; vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Surface de tra&#238;n&#233;e &#233;quivalente :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
S.CXO = 0,785.b2.e/(f max)2&lt;br class='autobr' /&gt;
avec b : envergure en m&#232;tre, fmax (finesse max.), e = 0,6 pour une aile haute rectangulaire et e = 0,95 pour une aile basse elliptique.&lt;br class='autobr' /&gt;
ou&lt;br class='autobr' /&gt;
S.CXO = 1125.Pm.Rh/(Vmax)3&lt;br class='autobr' /&gt;
avec Pm : puissance moteur install&#233;e en ch. Rh : rendement h&#233;lice (0,8 &#224; 0,85). Vmax : vitesse maximale sol en m/s. Vmax = 1,1.Vitesse de croisi&#232;re sol &#224; 75%. Si vous disposez de Pm, Vmax et de la finesse maximale, vous pouvez calculer &#034;e&#034; avec les deux formules. Si &#034; e&#034; sort de la plage 0,6/0,95, c'est qu'il y a vraisemblablement une incoh&#233;rence des donn&#233;es constructeur, ce qui n'est pas rare...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Coefficient de frottement &#233;quivalent (Cfe) :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cfe = S.CxO/SMT&lt;br class='autobr' /&gt;
avec SMT : Surface Mouill&#233;e Totale en m2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amusez-vous &#224; placer votre avion sur le graphique ci-joint et faites des comparaisons...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_138 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/smt-.gif?138/1ab0cc4cec71ea6eac91891a253b7d08eaf7112767ec6b2475201e45463a4fe8&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH328/1ab0cc4cec71ea6e-4154fe85-24aaa.png?1762833109' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_137 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/comparatif.gif?137/03c8a9f90e28995772210e35e5912930aa323e06ac50dfe6908c29bce16b9791&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH599/03c8a9f90e289957-945aaf78-098e5.png?1762833109' width='500' height='599' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Laminarit&#233; et aviation l&#233;g&#232;re</title>
		<link>https://www.inter-action-aero.fr/Laminarite-et-aviation-legere.html</link>
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		<dc:date>2024-10-10T11:49:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Interaction</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;(Premi&#232;re partie) Alain BUGEAU A&#233;rodynamicien chez Dassault &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet article va tenter d'apporter quelques r&#233;ponses aux questions concernant la place de la laminarit&#233; dans l'aviation l&#233;g&#232;re, et d'&#233;tablir un panorama, non exhaustif, de l'&#233;tat de l'art appliqu&#233; &#224; nos machines volantes. La laminarit&#233; des &#233;coulements sur les surfaces a&#233;rodynamiques peut &#234;tre associ&#233;e directement &#224; un gain de performances par diminution de la tra&#238;n&#233;e de frottement, d'o&#249; le grand int&#233;r&#234;t des concepteurs et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.inter-action-aero.fr/-Publications-.html" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;(Premi&#232;re partie)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Alain BUGEAU&lt;br class='autobr' /&gt;
A&#233;rodynamicien chez Dassault&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article va tenter d'apporter quelques r&#233;ponses aux questions concernant la place de la laminarit&#233; dans l'aviation l&#233;g&#232;re, et d'&#233;tablir un panorama, non exhaustif, de l'&#233;tat de l'art appliqu&#233; &#224; nos machines volantes. La laminarit&#233; des &#233;coulements sur les surfaces a&#233;rodynamiques peut &#234;tre associ&#233;e directement &#224; un gain de performances par diminution de la tra&#238;n&#233;e de frottement, d'o&#249; le grand int&#233;r&#234;t des concepteurs et constructeurs pour l'apprivoiser ! Mais il ne suffit pas de la d&#233;cr&#233;ter pour l'avoir, il faut s'en occuper s&#233;rieusement ! Nous verrons les conditions n&#233;cessaires &#224; satisfaire pour obtenir et pr&#233;server ce type d'&#233;coulement sur les avions l&#233;gers. Nul doute, les constructeurs de planeurs allemands ont &#233;t&#233; les pr&#233;curseurs dans ce domaine, les planeurs, premi&#232;res machines r&#233;alis&#233;es en mat&#233;riaux composites, repr&#233;sentent donc un saut technologique dans l'am&#233;lioration des performances (Glasflugel &#034; Libelle&#034;, premier planeur tout composite produit en grandes quantit&#233;s). Le planeur a toujours &#233;t&#233; une machine de pr&#233;dilection pour l'a&#233;rodynamicien (formes pures, absence d'interaction avec le GMP), et il semble logique que les premi&#232;res machines d'aviation l&#233;g&#232;re &#224; s'&#234;tre frott&#233;es au laminaire appartiennent &#224; cette cat&#233;gorie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part la recherche de performances toujours plus &#233;lev&#233;es pour la comp&#233;tition en vol &#224; voile a provoqu&#233; une dynamique de recherche sans &#233;quivalent pour les avions. Les &#034;dispositifs&#034; favorisant l'extension des &#233;coulements laminaires sur avion (profils, formes en g&#233;n&#233;ral, techniques de construction) sont donc apparus plus tard et aussi plus partiellement. N&#233;anmoins des r&#233;alisations r&#233;centes montrent que ce retard est en train de se combler, et que ce progr&#232;s technique vient &#224; point pour nous faire faire aussi des &#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;coulements laminaires - turbulents et la transition :&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
le but de ces rappels n'est pas de d&#233;tailler les lois de comportement de la couche limite laminaire, ni le m&#233;canisme de la transition, mais de donner quelques points de rep&#232;res physique permettant d'appr&#233;cier qualitativement les diff&#233;rents facteurs r&#233;gissant l'&#233;coulement autour des surfaces a&#233;rodynamiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;coulement laminaire peut &#234;tre caract&#233;ris&#233; par une distribution de vitesse U (U=O &#224; la paroi, et U=Ue vitesse &#224; la fronti&#232;re de la couche limite) organis&#233;e en tranches parall&#232;les entre elles et sans composante de vitesse dans les deux directions perpendiculaires (Y et Z).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;coulement turbulent, lui, est caract&#233;ris&#233; par une superposition de vitesses de perturbation u', v', w' (composantes sur les trois axes X, Y et Z d'un rep&#232;re li&#233; &#224; la vitesse moyenne U), entra&#238;nant un &#034; &#233;change fluide chaotique &#034; dans toute l'&#233;paisseur de la couche limite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mani&#232;re rapide de comparer laminaire et turbulent consiste a examiner l'expression de la contrainte pari&#233;tale de cisaillement (force par unit&#233; de surface), au moyen de la relation suivante : &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$Tp = m(du/dy) = 1/2.r.Ve^2.Cf local$&lt;/span&gt; (relation 1) avec r : masse volumique, u vitesse, y direction perpendiculaire (ou normale) &#224; la vitesse u.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_77 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/01.gif?77/d009600e3d9c12fbf3dd7bf5bfe4f09d4570b809ba5df10e0247795c5fab2d7c&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L274xH331/d009600e3d9c12fb-e486925c-7be87.gif?1759270505' width='274' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La partie gauche de cette relation indique que Tp est proportionnel &#224; m, viscosit&#233; de l'air, et au gradient de vitesse &#224; la paroi (du/dy). Cette relation appliqu&#233;e successivement &#224; un &#233;coulement de type laminaire puis turbulent permet de comprendre simplement la diff&#233;rence quantitative entre frottement laminaire et turbulent. L'exp&#233;rience montre (peignage de la couche limite avec un tube Pitot) que les profils de vitesse diff&#232;rent sensiblement comme le montre la figure 1. Le profil de vitesse turbulent est beaucoup plus plein que le laminaire, et la vitesse locale &#224; une hauteur donn&#233;e de la paroi est plus importante qu'en laminaire : l'&#233;coulement acc&#233;l&#232;re plus vite en s'&#233;loignant de la paroi pour une couche limite turbulente. A partir de la figure 1, il est facile de voir que le gradient de vitesse du/dy &#224; la paroi est bien plus important en turbulent qu'en laminaire, et en revenant &#224; l'expression de la relation 1, que la contrainte de cisaillement ou bien le coefficient de frottement local Cf apparaissant dans la partie droite de la relation est plus important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, chiffrons les valeurs des coefficients de frottement laminaires et turbulents : la figure 2 montre l'&#233;volution du Cf en fonction du nombre de Reynolds (sans dimension) de l'&#233;coulement &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$Re = Ve.L/n$&lt;/span&gt;, produit de la vitesse de r&#233;f&#233;rence de l'&#233;coulement (dans notre cas ce sera la vitesse de vol de notre avion) par une longueur de r&#233;f&#233;rence (g&#233;n&#233;ralement la corde moyenne a&#233;rodynamique de l'aile), et divis&#233; par la viscosit&#233; dynamique n de l'air.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_96 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/02.gif?96/98105146363551f86f2cbb4ab9790d59534050be0e865c8354cb4f240ebb6dcf&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH323/98105146363551f8-dea36219-f614e.png?1762833109' width='500' height='323' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats exp&#233;rimentaux obtenus sur plaque plane montrent la diff&#233;rence obtenue entre r&#233;gimes laminaire et turbulent. Si l'on se positionne &#224; un nombre de Re donn&#233;, par exemple &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$10^6$&lt;/span&gt;, on s'aper&#231;oit que le coefficient de frottement peut prendre deux valeurs : 0,0045 en turbulent et 0,0013 en laminaire. Il existe un rapport voisin de quatre entre les deux r&#233;gimes. Deux questions apparaissent alors : pourquoi un &#233;coulement est plut&#244;t turbulent que laminaire, et quel ph&#233;nom&#232;ne physique fait qu'&#233;tant laminaire un &#233;coulement ne le reste pas, on dit qu'il transitionne. Ces ph&#233;nom&#232;nes sont en v&#233;rit&#233; fort complexes, et dans cet article on ne s'int&#233;ressera qu'&#224; leurs descriptions.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_95 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/03.gif?95/59bdfb2dc077efbd83e96fb7bab5d5b9783a1ac0a87c417071614a2621be3b54&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH304/59bdfb2dc077efbd-1aae3fbb-06189.png?1762833109' width='500' height='304' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La figure 3-1 montre les &#233;volutions sch&#233;matiques des grandeurs moyennes dans une couche limite avec transition, tandis que la figure 3-2 montre l'&#233;volution des fluctuations. Le passage de laminaire &#224; turbulent entra&#238;ne des modifications sensibles de ces param&#232;tres qui seront utilis&#233;s ult&#233;rieurement dans les prochains chapitres. La figure 3-3 pr&#233;sente un &#233;volution temporelle typique (relev&#233; de vol) d'une fluctuation e' pouvant &#234;tre, apr&#232;s &#233;talonnage, transform&#233;e en contrainte pari&#233;tale Tp'. Pour revenir au ph&#233;nom&#232;ne physique concernant le changement de r&#233;gime, tout le monde peut faire l'exp&#233;rience du robinet ou observer la fum&#233;e d'une cigarette : &#224; une certaine distance du robinet ou de la cigarette, l'&#233;coulement cesse de se produire par tranches bien parall&#232;les et devient d&#233;sordonn&#233;. Ces constatations simples sont de m&#234;me nature que celles apparaissant sur la figure 3, concernant la plaque plane. La valeur du nombre de Reynolds de transition sur plaque plane est voisine de 500.000 (Re critique). Plusieurs causes interviennent dans le m&#233;canisme du d&#233;clenchement de transition, et parmi celles-ci on peut noter :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le taux de turbulence de l'&#233;coulement (li&#233; directement &#224; la valeur de fluctuation de vitesse u').
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la valeur de la fluctuation de pression p' (autrement dit le &#034;bruit&#034;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces deux fluctuations ne sont pas suffisamment faibles ou amorties, il y a peu de chances (au sens statistique) que l'&#233;coulement demeure laminaire, et plus le parcours sera &#233;tendu le long de la plaque plane, suivant le tube de courant &#224; la sortie du robinet, ou bien encore suivant la hauteur de la volute de fum&#233;e, et plus &#034;on ira vers la transition&#034;, vers le r&#233;gime turbulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres causes favorisant la transition existent (elles seront &#233;voqu&#233;es par la suite), par contre il en existe une qui tend &#224; l'&#233;loigner et va nous aider &#224; dessiner des &#034;corps laminaires &#034; utilisables sur nos machines volantes. Si l'&#233;coulement est acc&#233;l&#233;r&#233; le long de la plaque plane par exemple, on constate que la zone de transition est repouss&#233;e : un gradient de pression n&#233;gatif (dKp/dS inf&#233;rieur &#224; z&#233;ro) est favorable et amortit les fluctuations pr&#233;c&#233;demment &#233;voqu&#233;es ... jusqu'&#224; un certain point o&#249; la couche limite finit par transitionner de nouveau. Mais on a gagn&#233; en distance, en surface mouill&#233;e &#224; faible coefficient de frottement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas des &#034;corps volants r&#233;els &#034; (fuselages, profils d'ailes), on ne peut ind&#233;finiment prolonger l'acc&#233;l&#233;ration de l'&#233;coulement sans repasser par une recompression qui, elle, est n&#233;faste du point de vue de l'amortissement, provoquant la transition et l'apparition du r&#233;gime turbulent. Ces particularit&#233;s vont &#234;tre discut&#233;es plus en d&#233;tail au chapitre suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres facteurs interviennent dans les m&#233;canismes de d&#233;clenchement de transition : rugosit&#233;s, imperfections de surfaces, ondulations, marches - ces diff&#233;rents points seront discut&#233;s en d&#233;tail dans la deuxi&#232;me partie de cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Ecoulements laminaires sur les plans porteurs et les fuselages.&lt;br class='autobr' /&gt;
1) Plans porteurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
a) Laminarit&#233; sur les profils d'ailes&lt;/strong&gt; : avant d'examiner plus en d&#233;tail le comportement de la couche limite sur les profils, il est souhaitable de faire la remarque suivante : &#034; Il n'existe pas plus de profils laminaires que de profils turbulents&#034;. Ces expressions sont trompeuses, car on pourrait croire que certains profils sont laminaires jusqu'au bord de fuite, et d'autres turbulents d&#232;s le bord d'attaque. Si cette derni&#232;re notion est employ&#233;e dans les calculs th&#233;oriques pour initialiser un calcul avec un point d'arr&#234;t turbulent, il n'en reste pas moins vrai que tout profil comporte dans la r&#233;alit&#233; une partie laminaire, qui peut &#233;videmment &#234;tre r&#233;duite &#224; quelques petits pour cent de corde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre pr&#233;c&#233;dent a montr&#233; le comportement sur plaque plane avec l'existence d'un nombre de Reynolds critique, pour lequel la transition appara&#238;t. Sur les profils, la valeur de ce &#034; Re critique plaque plane &#034; peut largement &#234;tre d&#233;pass&#233;e, et le facteur permettant de repousser plus loin la transition (&#224; savoir l'existence d'une acc&#233;l&#233;ration dKp/dS inf&#233;rieure &#224; z&#233;ro) est implicitement contenu dans l'&#233;paississement du profil &#224; partir du bord d'attaque. Il y a cr&#233;ation d'un champ de vitesse favorable &#224; l'amortissement des fluctuations u' et p'. L'id&#233;e qui s'impose naturellement est de reculer le ma&#238;tre-couple du profil au maximum (zone du minimum de pression pour un profil sym&#233;trique &#224; incidence nulle) afin d'&#233;tendre la zone pour laquelle on observe une acc&#233;l&#233;ration de l'&#233;coulement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_94 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/04.gif?94/3aa4800605eb5018a1477b26d29a0b1a5a24094ef427381d7921d3ad9eea8678&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH353/3aa4800605eb5018-38702f12-50dc2.png?1762833109' width='500' height='353' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette fa&#231;on de faire entra&#238;ne vite des limitations, on ne peut rechercher l'extension maximum de laminarit&#233; sans se pr&#233;occuper des cons&#233;quences induites sur le fonctionnement du profil. La figure 4 montre que plus on recule le ma&#238;tre-couple, plus la recompression (dKp/dX) est grande apr&#232;s le minimum de pression. Une comparaison, entre un profil sym&#233;trique ancien (NACA 0012) et un profil laminaire moderne, illustre bien l'influence de la position du ma&#238;tre-couple sur la forme de la r&#233;partition de vitesse (figure 5).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_93 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/05.gif?93/80273dd456a30681c191c867574ff7f183f14b45e492a952da35bbab81d9767e&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH306/80273dd456a30681-2faa63ea-9652c.gif?1759270506' width='300' height='306' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 6, relative &#224; un profil sym&#233;trique, montre que si le recul du ma&#238;tre-couple diminue le Cxp, la plage de tra&#238;n&#233;e minimum (&#034;bosse laminaire &#034;) voit son &#233;tendue diminuer. En effet, en incidence la transition appara&#238;t plus vite &#224; l'extrados pour le profil &#224; ma&#238;tre-couple recul&#233; (recompression plus importante &#224; l'extrados apr&#232;s le minimum de pression). Cette figure 6 illustre bien aussi la notion de taux d'&#233;change (compromis) lors du choix de profil par le concepteur : &#224; &#233;galit&#233; de nombre de Re, il est possible de diminuer la valeur du Cxp min, mais au d&#233;triment de la plage de portance pour laquelle ce coefficient de tra&#238;n&#233;e est minimum. Autrement dit, on &#233;change un faible Cxp sur une plage donn&#233;e de Cz contre un Cxp plus &#233;lev&#233;, mais sur une plage de portance plus vaste.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_92 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/06.gif?92/10e85b9d477cf90870e308b8114172e2a17ff72a872e20138e11974f62173c4a&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH304/10e85b9d477cf908-8d274a5c-db298.gif?1759270506' width='400' height='304' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette &#034; bosse laminaire &#034;, centr&#233;e dans ce dernier exemple autour du Cz nul, peut se d&#233;caler &#224; des coefficients de portance positifs correspondant &#224; diff&#233;rents points de vol. Ce d&#233;calage se fait en donnant de la cambrure au profil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment &#233;volue la tra&#238;n&#233;e de profil (tra&#238;n&#233;e de profil et tra&#238;n&#233;e de pression) en fonction du nombre de Reynolds ? En dehors des cas particuliers acad&#233;miques o&#249; le profil serait enti&#232;rement laminaire ou turbulent, ou bien encore lorsque le point de transition reste fix&#233;, l'&#233;volution du coefficient de tra&#238;n&#233;e de profil (Cxp=f(Re) se pr&#233;sente de la fa&#231;on suivante :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_91 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/08.gif?91/087a20a4e2f9e3dbcf7b8c107b19cc0228f8092fe6ddbce12a792c2e53ec740b&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH495/087a20a4e2f9e3db-21992a3a-79060.gif?1759270506' width='400' height='495' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; tout d'abord, diminution de Cxp avec Re : la couche limite laminaire &#233;tant assez &#233;tendue, c'est la diminution du Cf laminaire qui &#034;fait &#034; la diminution du coefficient Cxp.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; puis comportement plus complexe o&#249; le point de transition remontant vers l'amont tend &#224; augmenter la tra&#238;n&#233;e par diminution de l'&#233;tendue laminaire sur le profil et par augmentation du Cf moyen laminaire sur cette m&#234;me zone. La zone turbulente augmente en &#233;tendue, mais avec un Cf moyen qui diminue.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_90 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/08-2.gif?90/722c796f8e8f5fad0a7a350ced71eabbd964e6fad25b1fb2d6c6f42439813a70&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH495/722c796f8e8f5fad-2848b1da-fa013.gif?1759270507' width='400' height='495' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; enfin, une fois le point de transition remont&#233; vers l'amont du profil (position limite amont), c'est la diminution du Cf turbulent avec Re qui est pr&#233;pond&#233;rante et qui entra&#238;ne de nouveau la r&#233;duction de tra&#238;n&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce comportement est illustr&#233; sur la figure 7 pour des profils sym&#233;triques &#224; incidence nulle du NACA (diff&#233;rentes &#233;paisseurs relatives). La figure 8 montre des r&#233;sultats exp&#233;rimentaux pour un profil NACA de 18 %, et la figure 9, des r&#233;sultats de calcul provenant du catalogue Eppler. Ces derniers r&#233;sultats montrent en particulier l'&#233;volution de la position de la transition en fonction de l'incidence et du nombre de Reynolds, pour l'&#233;coulement &#224; l'intrados et &#224; l'extrados. Ce chapitre sur les profils (volontairement limit&#233; en taille, car le sujet est immense) a principalement &#233;voqu&#233; l'influence de la position du ma&#238;tre-couple sur la position de la transition et de la tra&#238;n&#233;e. D'autres facteurs interviennent et l'ensemble repr&#233;sente une &#233;tude particuli&#232;re. Les ouvrages sp&#233;cialis&#233;s traitant ce sujet sont r&#233;pertori&#233;s dans les r&#233;f&#233;rences 1 &#224; 3 en fin d'article.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_89 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/09.gif?89/c66e107cbc78ba222047423347f24c5bd0d4a682a538e316fa64ba0de9a5d50d&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH301/c66e107cbc78ba22-aa60c90a-2c270.png?1762833109' width='500' height='301' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;b) Laminarit&#233; sur les plans porteurs :&lt;/strong&gt; les machines d'aviation l&#233;g&#232;re sont en g&#233;n&#233;ral pourvues de voilures et d'empennages de forme en plan rectangulaire ou trap&#233;zo&#239;dale ne pr&#233;sentant pas d'angle de fl&#232;che notable (moins de 10&#176;) sur la ligne des foyers. Dans ces conditions, les r&#233;sultats obtenus sur les profils bidimensionnels (sans envergure) sont transposables aux surfaces a&#233;rodynamiques g&#233;n&#233;r&#233;es &#224; partir de ces profils 2D. Les lignes de courant sur les voilures peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es &#224; peu pr&#232;s parall&#232;les &#224; l'&#233;coulement infini amont, et l'&#233;coulement sur la voilure peut &#234;tre assimil&#233; &#224; une juxtaposition d'&#233;coulements sur des profils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les voilures pr&#233;sentant des angles de fl&#232;che relativement importants (plus de 20 &#224; 25&#176;), comme on en trouve sur les VariEze et LongEZ, ou bien encore sur des d&#233;rives avec des fl&#232;ches de bord d'attaque tr&#232;s prononc&#233;es (dans le but d'&#233;loigner le foyer de la d&#233;rive pour la stabilit&#233; lat&#233;rale), on constate que la couche limite transitionne sensiblement plus t&#244;t compar&#233; aux r&#233;sultats 2D. Ce probl&#232;me ne sera pas d&#233;taill&#233; dans cet article (sujet trop d&#233;licat et compliqu&#233; &#224; exposer &#034; simplement&#034; mais on peut retenir les deux causes suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; g&#233;n&#233;ration d'instabilit&#233;s transversales dues au fait que l'&#233;coulement ne peut plus &#234;tre consid&#233;r&#233; comme &#233;tant une juxtaposition de tranches planes suivant l'envergure : c'est un &#233;coulement tridimensionnel avec composantes de vitesses transversales.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;contamination par la turbulence de fuselage le long de la ligne de glissement au bord d'attaque de la voilure.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour une aile droite se raccordant &#224; un fuselage, si&#232;ge d'un &#233;coulement d&#233;j&#224; transitionn&#233;, on peut consid&#233;rer qu'une tr&#232;s faible tranche d'envergure devient turbulente par contamination, et l'augmentation de tra&#238;n&#233;e pour la voilure est pratiquement n&#233;gligeable. Il n'en est plus de m&#234;me pour une voilure de fl&#232;che cons&#233;quente, la voilure peut se retrouver alors enti&#232;rement transitionn&#233;e, la perte au niveau bilan de tra&#238;n&#233;e &#233;tant alors sensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des crit&#232;res de transition, prenant en compte l'angle de fl&#232;che au bord d'attaque et le rayon de profil au bord d'attaque, permettent de calculer des valeurs de Reynolds critiques au-del&#224; desquelles appara&#238;t la transition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des transitions, relev&#233;es en vol sur des appareils avec voilure en fl&#232;che, sont pr&#233;sent&#233;es dans la deuxi&#232;me partie de cet article. Il convient donc de se m&#233;fier des fl&#232;ches de bord d'attaque trop prononc&#233;es si l'on veut ne pas trop perdre de laminarit&#233; par rapport &#224; la potentialit&#233; des profils 2D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) Laminarit&#233; sur les fuselages :&lt;/strong&gt; la plupart des appareils d'aviation l&#233;g&#232;re comportent le groupe motopropulseur dispos&#233; &#224; l'avant du fuselage, except&#233; les formules &#034; nouvelles &#034; o&#249; le moteur est central avec arbre de transmission entra&#238;nant une h&#233;lice dite propulsive. Vu le dessin de la grande majorit&#233; des capotages de nez pour les configurations tractives, on serait tent&#233; de d&#233;clarer que la couche limite dans ces r&#233;gions de fuselage (sans tenir compte du sillage d'h&#233;lice) est certainement bien turbulente ! N&#233;anmoins, comme on le verra dans le chapitre consacr&#233; aux contraintes d'utilisation, les r&#233;sultats ne sont pas aussi tranch&#233;s que l'on pourrait croire, et pour peu que la forme soit soign&#233;e, un capot moteur bien dessin&#233; pourrait pr&#233;senter des zones de &#034; pseudo-laminarit&#233;&#034; sur des surfaces baign&#233;es par le sillage d'h&#233;lice. Les figures 10 et 11 montrent ce qu'il faut entendre par capot moteur &#034;Majoritaire &#034; et capot bien dessin&#233;. On ne s'int&#233;ressera donc, dans ce chapitre, qu'aux fuselages avec h&#233;lice arri&#232;re ou bien aux planeurs, machines a&#233;rodynamiques de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_88 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/10.gif?88/9cea50655136be739a0e2e66fe8df436cf753b9e651466485bf5f4d37174fa69&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH192/9cea50655136be73-cdc625c0-f8a4f.gif?1759270508' width='300' height='192' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_87 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/11.gif?87/54c9519e6d9f9e5aa8cfef225b4af2a05940425f33b1c73fd23503492dc4687f&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH196/54c9519e6d9f9e5a-830ee6db-cc7aa.gif?1759270508' width='300' height='196' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le raisonnement d&#233;j&#224; d&#233;velopp&#233; pour les profils, &#224; savoir la cr&#233;ation d'un gradient de pression favorable pour repousser l'apparition de la transition, s'applique aussi tout naturellement pour les fuselages, &#233;tant donn&#233; que leurs g&#233;om&#233;tries naturelles impliquent en g&#233;n&#233;ral une croissance plus ou moins r&#233;guli&#232;re de la section de nez jusqu'au ma&#238;tre-couple. La diff&#233;rence principale par rapport au profil 2D est que l'&#233;coulement est maintenant tridimensionnel et que la r&#233;partition de pression (ou de vitesse) le long d'une m&#234;me forme de g&#233;n&#233;ratrice est diff&#233;rente selon que l'on consid&#232;re un &#233;coulement 2D ou bien un &#233;coulement axisym&#233;trique, le gradient de vitesse &#233;tant plus faible dans ce dernier cas. Les r&#233;sultats disponibles &#224; ce jour dans les rapports sp&#233;cialis&#233;s concernent principalement les formes g&#233;om&#233;triques simples de r&#233;volution. Bien que ces formes semblent assez &#233;loign&#233;es des dessins actuellement rencontr&#233;s en aviation l&#233;g&#232;re, elles sont malgr&#233; tout int&#233;ressantes &#224; &#233;tudier, les formes de r&#233;volution sont proches des fuselages de planeur, et la forme de fuselage avec cabine int&#233;gr&#233;e semble indispensable si l'on souhaite b&#233;n&#233;ficier d'une r&#233;duction sensible de tra&#238;n&#233;e de frottement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La figure 12 pr&#233;sente les r&#233;sultats th&#233;oriques et exp&#233;rimentaux obtenus sur un corps de r&#233;volution de rapport &#034;longueur de fuselage sur diam&#232;tre du ma&#238;tre-couple &#034; de l'ordre de 4,5 et pour une incidence de O&#176;. L'&#233;tat de surface correspond au &#034; poli a&#233;rodynamique&#034;, et le nombre de Re calcul&#233; sur la longueur de fuselage total est de &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$13,4.10^6$&lt;/span&gt;. L'exp&#233;rience et le calcul s'accordent bien pour pr&#233;dire un emplacement de transition vers 68% de la longueur du corps, l&#233;g&#232;rement apr&#232;s la position du minimum de pression . Ce r&#233;sultat, obtenu sur un fuselage quelque peu &#034; acad&#233;mique&#034; permet malgr&#233; tout d'appr&#233;cier l'&#233;tendue de laminarit&#233; qu'il est possible d'obtenir pour un nombre de Reynolds donn&#233;. L'exemple de la figure 13 repr&#233;sente un fuselage type avion d'affaires (Piaggio Avanti par exemple), et ce r&#233;sultat est beaucoup plus transposable &#224; un projet d'avion l&#233;ger &#224; propulsion arri&#232;re avec cabine int&#233;gr&#233;e. Le nombre de Reynolds est de &lt;span class=&#034;spip-math&#034;&gt;$40,8.10^6$&lt;/span&gt;, ce chiffre correspond &#224; un fuselage de 7 m&#232;tres de longueur se d&#233;pla&#231;ant &#224; la vitesse de 74 m/s (265 km/h) &#224; 0 m d'altitude. Les courbes de coefficient de pression, trac&#233;es sur les m&#233;ridiennes inf&#233;rieure et sup&#233;rieure, permettent de se rendre compte que l&#224; aussi, les transitions apparaissent peu apr&#232;s la position du minimum de pression.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_86 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/12.gif?86/cbbbd173dc5883169d40ccd81b40043918ca697bfa57473729feb93f49a68e8f&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L300xH282/cbbbd173dc588316-d6ebb9c1-d58cb.gif?1759270508' width='300' height='282' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_85 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/13.gif?85/1160ee204221aea1a44ebaac430b1d9fd1be1a53ef89d2b13e9757f4dafe8cec&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH354/1160ee204221aea1-6a2dea2c-820ff.gif?1759270508' width='400' height='354' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une optimisation de la forme de ce fuselage a &#233;t&#233; effectu&#233;e en rajoutant de la cambrure &#224; la ligne moyenne de fuselage dans la partie avant (ce qui redonne en plus de la visibilit&#233; &#224; l'&#233;quipage). La figure 14 montre le r&#233;sultat de cette modification sur la position du minimum de pression et l'augmentation de laminarit&#233; qui en d&#233;coule. La figure 15 montre un effet d'incidence obtenu sur un corps de r&#233;volution ayant servi de base &#224; une &#233;tude de fuselage de planeur &#224; l'Universit&#233; de Stuttgart (R&#233;f. N&#176;4). Le fait de rajouter une voilure (cal&#233;e &#224; 3&#176;5 sur la r&#233;f&#233;rence fuselage) ne modifie pas sensiblement le gradient favorable de la m&#233;ridienne inf&#233;rieure, augmente de mani&#232;re sensible l'acc&#233;l&#233;ration de l'&#233;coulement sur la m&#233;ridienne sup&#233;rieure par rapport &#224; la distribution de vitesse &#034; fuselage seul&#034;, mais au prix d'une recompression plus forte de l'&#233;coulement en arri&#232;re du bord de fuite de l'aile (figure 16).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_84 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/14.gif?84/a6e1dd7e7b894e846cec677e20b60df77e48698362b324e9c1329d0c546a5989&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH353/a6e1dd7e7b894e84-de8f2c50-efeba.gif?1759270509' width='400' height='353' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_83 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/15.gif?83/d8c55b9a356e43e72c3646aa719438f885882d336e52f0a08fb20cac9dfd1461&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH355/d8c55b9a356e43e7-6c883399-3e0b9.gif?1759270509' width='500' height='355' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;* Faisabilit&#233; d'un fuselage laminaire de type &#034;t&#234;tard&#034; pour l'avion l&#233;ger :&lt;/strong&gt; un concept propos&#233; par diff&#233;rents concepteurs dans le pass&#233;, et qui vient peut &#234;tre maintenant &#224; l'id&#233;e du lecteur, est le suivant : dans le cadre d'un projet de monomoteur l&#233;ger avec h&#233;lice arri&#232;re (fuselage avant &#034;sans perturbations&#034;, pourquoi ne pas maximiser la surface mouill&#233;e baign&#233;e par la couche limite laminaire &#224; faible coefficient de frottement, et minimiser celle &#224; grand coefficient de frottement correspondant &#224; l'&#233;coulement turbulent ? Autrement dit, la partie de fuselage renfermant l'habitacle, &#233;ventuellement le compartiment moteur dans le cas d'une configuration avec arbre de transmission n&#233;cessitant le plus de volume dans un fuselage donn&#233;, serait le si&#232;ge d'un &#233;coulement &#224; bas coefficient de frottement, tandis que la partie arri&#232;re supportant les empennages serait turbulente, mais avec une faible surface mouill&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_82 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/16.gif?82/ced7f3f9e28783554b1393fa9c3429b7dccbd94a0fbfaf9dbecb81335ca60367&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH288/ced7f3f9e2878355-35e8dda6-1c327.gif?1759270509' width='400' height='288' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_81 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/17.gif?81/d3da87ecf42ceed6e1f8176eba42704a6cbfc641e2ccd5f592cee120a3fe89cd&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L400xH257/d3da87ecf42ceed6-7141040f-1dd32.gif?1759270510' width='400' height='257' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La figure 17 illustre ce concept de &#034;fuselage t&#234;tard &#034;. Cette id&#233;e, a priori s&#233;duisante, repose sur l'id&#233;e qu'une recompression importante de l'&#233;coulement, suite &#224; un r&#233;treint prononc&#233;, est supportable si la couche limite est turbulente et non fatigu&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; turbulente car elle supporte mieux un gradient adverse (dKp/dx sup&#233;rieur &#224; z&#233;ro) : on &#233;vite ainsi le d&#233;collement laminaire avec formation de bulbe qui g&#233;n&#232;re de la tra&#238;n&#233;e de pression, avant de transitionner de toute fa&#231;on.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#034; non fatigu&#233;e&#034; sous entend que les param&#232;tres de l'&#233;coulement qui vient juste de transitionner sont en &#034; bonne sant&#233; &#034; : faible valeur du param&#232;tre de forme, faible &#233;paisseur de d&#233;placement et peu de cisaillement transversal (sinon il y a risque de d&#233;collement par d&#233;versement de la couche limite le long des lignes de courant).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exemple pr&#233;sent&#233; dans la figure 17 accuse donc un dessin bien particulier qui permet &#224; environ 65% de la surface mouill&#233;e du fuselage d'&#234;tre le si&#232;ge d'un &#233;coulement laminaire. Pour donner un ordre de grandeur du gain de performance, &#034; la surface mouill&#233;e laminaire &#034; permet d'&#233;conomiser environ 25 &#224; 30 ch de puissance en palier &#224; 300 km/h, par rapport au m&#234;me fuselage &#034;tout turbulent&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distribution surfacique des coefficients de pression est pr&#233;sent&#233;e sur la figure 18. Celle, concernant le param&#232;tre de forme H, permettant de reconna&#238;tre la nature de la couche limite, est trac&#233;e sur la figure 19. Le gain sur la puissance n&#233;cessaire, &#224; vitesse donn&#233;e, pourrait laisser croire que le concept &#034; marche bien &#034;. Mais ce gain provient uniquement de la diff&#233;rence des coefficients de frottement laminaires et turbulents et il convient de s'int&#233;resser &#224; l'arri&#232;re du fuselage, o&#249; le calcul indique la pr&#233;sence d'un d&#233;collement turbulent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_80 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/18.gif?80/eebe5bbfa067b487b16ff1e012b607528eeb9f7cc57a023371115ec630053b22&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH352/eebe5bbfa067b487-93444a85-7578a.png?1762833109' width='500' height='352' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_79 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/19.gif?79/7878d083c3629d326125421c4f71a60a848fd84a26eeebd4f97c7b889711fdc0&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH361/7878d083c3629d32-aab60361-8f7cf.png?1762833109' width='500' height='361' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_78 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.inter-action-aero.fr/IMG/gif/20.gif?78/0b0a32225ccf5a641d0386655eadd72f222758ff90d11ad7e8e3ce1ed9638e48&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/gif&#034;&gt; &lt;img src='https://www.inter-action-aero.fr/local/cache-vignettes/L500xH352/0b0a32225ccf5a64-1c56dc8c-61b31.png?1762833109' width='500' height='352' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'analyse d'une ligne de courant, associ&#233;e &#224; cette zone d&#233;coll&#233;e, montre l'&#233;volution des param&#232;tres caract&#233;ristiques de la couche limite (cf. figure 20). Cette ligne de courant, initialis&#233;e au nez du fuselage, est trac&#233;e en surimpression sur la repr&#233;sentation surfacique du param&#232;tre de forme H (figure 19). En se d&#233;pla&#231;ant le long de cette ligne, on trouve successivement la zone laminaire correspondant sensiblement &#224; l'&#233;tendue du gradient de pression favorable (dKp/dS inf&#233;rieur &#224; z&#233;ro), la zone de gradient nul (dKp/dS &#233;gal &#224; z&#233;ro) avec apparition de la transition caract&#233;ris&#233;e par le changement de valeur du param&#232;tre de forme H (passant de 2,5 &#224; 1,4), l'augmentation de l'angle de cisaillement B&#233;ta qui, associ&#233; &#224; la recompression, provoque le d&#233;collement turbulent de la couche limite &#224; la fin du r&#233;treint de fuselage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre aspect du probl&#232;me, n'apparaissant pas sur les r&#233;sultats de calcul pr&#233;sent&#233;s ici (calcul 3D, singularit&#233;s en fluide parfait, calcul de couche limite par m&#233;thodes int&#233;grales), concerne l'&#233;paississement important de la couche limite qui n'est pas pris en compte dans le calcul (boucle ouverte) dans la zone de la poutre de queue. Si l'on consid&#232;re l'&#233;paisseur de couche limite autour du ma&#238;tre-couple de fuselage, on con&#231;oit physiquement que cette couronne fluide, de faible &#233;paisseur, mais de grande circonf&#233;rence, va se transformer sur la poutre de queue de faible diam&#232;tre en couronne de faible circonf&#233;rence, mais de forte &#233;paisseur. L'&#233;paisseur de d&#233;placement qui en r&#233;sulte va modifier la forme du fuselage &#034; vu&#034; par l'&#233;coulement potentiel et modifier ainsi la tra&#238;n&#233;e de pression (dans le sens d'une augmentation malheureusement !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On constate donc une deuxi&#232;me &#034; amputation&#034; sur le gain th&#233;orique de laminarit&#233; &#233;tendue de fuselage avant. Des it&#233;rations sur la forme de fuselage ont &#233;t&#233; effectu&#233;es. Elles montrent qu'il faut r&#233;duire assez sensiblement le r&#233;treint du fuselage afin d'adoucir la recompression d'une part (suppression du d&#233;collement), et de ne pas trop augmenter la tra&#238;n&#233;e de pression d'autre part. En jouant sur la progressivit&#233; du r&#233;treint, et en augmentant le diam&#232;tre de la poutre de queue, on arrive &#224; trouver un compromis minimisant la tra&#238;n&#233;e globale du fuselage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de cette petite &#233;tude de fuselage type &#034;t&#234;tard&#034;, le lecteur aura maintenant conscience qu'on ne peut fabriquer des &#233;coulements acc&#233;l&#233;r&#233;s pour obtenir ou favoriser la laminarit&#233;, sans se pr&#233;occuper de la fa&#231;on dont on va &#034; terminer l'avion &#034;, au risque de perdre beaucoup sur ce que l'on croit avoir gagn&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
1) &lt;strong&gt;&#034;Theory of wing sections&#034;&lt;/strong&gt;, Ira H. Abbott et Albert E. Von Doehnhoff. Dover Publications, New York.&lt;br class='autobr' /&gt;
2) &lt;strong&gt; &#034;Airfoil design and data&#034;&lt;/strong&gt;, Richard Eppler, Springer Verlag, Berlin, Heidelberg, New-York.&lt;br class='autobr' /&gt;
3) &lt;strong&gt;&#034;Catalogue des profils Worthmann&#034;&lt;/strong&gt;, F. X. Worthmann, Institut fur Aerodynamik une Gasdynamik der Universitat Stutgart, 1972.&lt;br class='autobr' /&gt;
4) &lt;strong&gt;&#034;Wind tunnel measurements of bodies and wing-body combinations &#034;&lt;/strong&gt;, D. Althaus, Institut fur Aerodynamik und Gasdynamik der Universitat Stuttgart.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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